ARNAQUE SUR LES PARKINGS
Publié : novembre 8, 2013 Classé dans : Arnaques, Immobilier, Impôts, Placements | Tags: ADCGB, déficit foncier, parking 2 CommentairesArnaque en sous-sol : une quinzaine de parkings vendus à la découpe à 175 familles. Ces investisseurs ont payé des travaux et ne perçoivent plus de loyer. Une instruction est en cours.
La liste des malversations s’allonge avec cette arnaque sur des parkings, que je viens de découvrir. Les faits : près de 200 investisseurs de particuliers résidant en région parisienne et en province ont investi dans l’achat de places de parking. Pariant sur le manque de stationnement dans les villes, un marchand de biens avait acheté une quinzaine de parkings en région parisienne et en province, les a ensuite vendus « la découpe » à des investisseurs. Comme les emplacements avaient besoin de subir un lifting, voire une rénovation, des frais pour travaux s’ajoutaient au prix d’achat. Fiscalement, cette rénovation leur permettait de profiter du régime des déficits fonciers.
Exemple: en 2010 et 2011, un parking a été découpé en partie, dans la célèbre Rue de la Paix à Paris. Vente d’un emplacement : jusqu’à 45.000 euros. Marché de travaux: 25.000 euros/lot. Soit 70.000 euros. Loyer anuel par lot : 4.000 euros.
Ce placement de diversification était supposé dégager un rendement annuel honorable, compte tenu de l’impact de la défiscalisation. Voilà pour la théorie.
Dans la pratique, très rapidement les loyers n’ont pas été versés aux investisseurs. Le trio infernal : une société de marchand de biens, Park Rénov société chargée des travaux et une autre spécialisée dans la gestion s’est révélé être contrôlé par un homme d’affaires à la réputation sulfureuse. La commercialisation s’est effectuée par le biais de gestionnaires de patrimoine.
Face à cette situation, les investisseurs floués se sont regroupés au sein de l’Association de défense des copropriétaires de garages et box (ADCGB). « Déposée en 2009 auprès du TGI de Paris, notre première plainte a été classée sans suite. Ensuite, nous nous sommes constitués partie civile et une instruction est ouverte depuis 2011 pour « faux et usage de faux, escroquerie et association de malfaiteurs » m’explique un proche du dossier.
Alors que toutes les victimes n’ont pas encore été identifiées, les fonds engloutis se chiffreraient à au moins 7 millions d’euros.
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LIBEREZ L’OR INVESTISSEMENT
Publié : octobre 25, 2013 Classé dans : Banque, Famille, Impôts, Placements | Tags: anonymat, CPoR Devises, or 2 CommentairesMESSIEURS LES POLITIQUES Harmonisez la fiscalité OR investissement/Bijoux à 5 %, afin de doubler les rentrées fiscales et d’injecter 700 millions d’euros de TVA. C’est un gisement de pouvoir d’achat insoupçonné.

Thésauriser : nos parents et nos grands-parents l’ont fait. Et ils nous ont transmis cette épargne dormante.
En France, le bas de laine des épargnants placé dans les pièces d’or et les lingots représenterait plus de 3.000 tonnes… soit 90 milliards d’euros, en se basant sur le cours actuel du métal fin.
Seul hic : il est question alourdir la fiscalité des ventes d’or, comme je l’explique dans un hebdomadaire, en portant dès 2014 la taxe sur les métaux précieux de 7,5% à 12% (de 8 à 12,5% avec la CRDS) et celle sur les bijoux, objets d’art, de collection ou antiquité de 4,5% à 6% (de 5 à 6,5% avec la CRDS). S’il ne peut pas présenter une preuve d’achat, le vendeur doit régler cette fameuse taxe de 7,5% basée sur le capital. Et ce, qu’il ait réalisé ou non une plus-value !
Revente de l’or investissement : comment ça marche ?
Aujourd’hui, les ventes d’or sont taxées, soit de manière forfaitaire à 8% sur le capital, soit sur les plus-values réelles à hauteur de 34,5 %. En pratique, seuls les nouveaux acheteurs entrés sur le marché après la crise de 2008, peuvent bénéficier du régime de la taxation des plus-values sur biens meubles. En effet pour pouvoir exercer cette option introduite qu’en 2006, encore faut-il pouvoir justifier du prix et de la date d’acquisition, ce qui en exclut l’essentiel du bas de laine or des Français acquis par transmission de la main à la main, et lorsque l’achat d’or restait anonyme.
Petit retour en arrière : « L’anonymat a été supprimé en 1981, puis rétabli en 1986. Ensuite à partir de 1993, l’or s’est vu appliqué les règles de paiement concernant à tous les biens qui fixent un seuil au-delà duquel le paiement en espèces est prohibé et cette mesure a de fait restreint l’anonymat » m’explique-t-on chez CPoR Devises. Quelle histoire mouvementée !

Réduire la taxe sur les ventes d’or
Justement, les professionnels mènent campagne pour inverser la tendance de la taxation. « Harmoniser la taxe forfaitaire appliquée sur la revente d’or investissement (8 %) sur celle des bijoux (5 %) permettrait de valoriser le bas de laine figé des particuliers en France. Libérer ne serait-ce que 5 % de ce gisement correspondrait à un montant total de ventes de près de 4,5 milliards d’Euros pour 150 tonnes (estimations au cours moyen de 30.000 le kilo), avec une taxe de 5 % » poursuit CPoR Devises.
De quoi participer à la relance économique par la consommation. Mais les parlementaires planchant sur le projet de loi de finances pour 2014 le comprendront-ils ?
En attendant, je vous donne rendez-vous DEBUT NOVEMBRE. Merci de votre fidélité.
QUELS PLACEMENTS POUR 2014 ?
Publié : octobre 16, 2013 Classé dans : Banque, Crédit, FIP, Impôts, Placements | Tags: Bourse, Ifop, UFF 3 CommentairesLes épargnants font preuve d’un peu plus d’optimisme et de confiance en l’avenir. Le point sur la cote actuelle des placements.

A quel placement vouer votre épargne ? N’attendez pas une réponse miracle de ma part. Il faut en effet prendre en compte plusieurs critères, notamment votre horizon de placement, votre niveau de prise de risque, les autres produits composant déjà votre patrimoine. Faites vous partie des épargnants recommençant à miser sur les actions ?
Hausse de la Bourse depuis le début de l’année oblige ? Entre le 1er janvier et le 16 octobre 2013, l’indice CAC 40 a gagné 16,55% depuis le 1er janvier et 24,08% depuis un an. « L’échelle de risque reste inchangée, mais la perception du risque des différents produits baisse notamment pour les actions et les assurances-vie en unités de compte (UC) » m’indique-t-on chez UFF.
« L’assurance-vie retrouve son attractivité historique aux cotés des produits à capital garanti. Les obligations d’Etat font l’objet d’une certaine désaffection (- 6 points) au profit des obligations d’entreprise (+ 6 points), plus rentables, mais plus risquées » poursuit l’analyse.
Dans quoi investir?
Pour y voir un peu plus clair, je vous invite à consulter « la carte » des placements figurant dans le dernier Observatoire UFF/IFOP de la clientèle patrimoniale. 
En rouge, figure la « cote » des placements établie cette année. Et en bleu, celle établie en 2012.
Sur la gauche se situent ceux les plus risqués. Et sur la droite, ceux les moins exposés aux aléas.
Bonne chance et prudence.
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ATTENTION AUX SCPI FISCALES
Publié : octobre 14, 2013 Classé dans : Immobilier, Impôts | Tags: CIF, déficit foncier, Malraux, SCPI, VIR 4 CommentairesAccordant un avantage fiscal à l’entrée, les sociétés civiles de placement immobilier peuvent réserver de mauvaises surprises à la sortie. Démonstration et expérience personnelle d’un professionnel du patrimoine

A la différence du placement pierre détenu en direct, la « pierre papier » sous forme de SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) présente des avantages : fractionnement de l’investissement, diversification du risque locatif et délégation de gestion à un tiers. Mais comme l’investissement en direct, la pierre papier assortie d’avantages fiscaux présente des pièges.
Je vous fais part du témoignage d’un « investisseur avertie », travaillant dans un cabinet de gestion privée et ayant le statut de CIF (conseiller en investissement financier ». En tant qu’investisseur, ce professionnel s’est fait « piéger » dans une SCPI fiscale. Voici ses explications :
« Dans les SCPI de déficit fonciers et Malraux, la valeur théorique de revente du prix d’une part de SCPI de ce type 10 secondes après l’avoir achetée ? … malheureusement moins de 70% du prix de souscription…
Prenons un exemple simple d’une SCPI de déficit foncier
Vous achetez la part à 100€
Dessus, vous enlevez 12€ de frais de souscription (12% = notaire+ gestion+ frais commerciaux) : la SCPI va donc investir 88€ de ces 100€ dans de l’immobilier
==> Dans ces 88€, il y aura 55€ soit 62% du montant qui seront consacrés aux travaux (la majorité des SCPI de déficit propose ce ratio).
==> Les 33€ restant servent à acquérir le foncier (avant travaux)
Prenez l’hypothèse optimiste que la totalité des travaux se « transforme » immédiatement en valeur foncière c’est- à- dire que la valeur du foncier s’élève à 33€+55€ = 88€, en cas de revente immédiate.
En cas de revente immédiate
En tant qu’associé de la SCPI, si vous vendez votre part, la SCPI doit céder la part d’immeuble correspondant. En cédant cette part d’immeuble à 88€, elle réalisera une plus- value de 55€ pour un investissement de 33€ soit + 166% (valeur de l’immeuble après travaux, moins le prix du foncier). On parle bien d’une plus- value sur l’immeuble de 55€, plus-value sur laquelle la SCPI va devoir immédiatement payer 34,5% de taxes (19%+ 15,5% de CSG)…soit 19€ – sans oublier les 6% pour les plus-values > 300000€…
La « valeur théorique » de la part à la revente s’affiche donc dans le meilleur des cas à 69€ (= 88€ -19€ de taxes sur les plus-values)…pour une part acquise à 100€. Soit une perte de 31%… certes compensé en partie par le gain fiscal… mais pas totalement! »

En cas de revente dans 15 ans
Notre CIF poursuit « Prenons l’hypothèse ni optimiste ni pessimiste que les biens valent 88€ et qu’ils ont une durée de détention moyenne de 13 ans (considérons qu’il faut à la SCPI 1 an en moyenne pour acheter les biens et 1 an en moyenne pour les vendre, donc 13 ans de gestion …). La plus-value reste de 55€ mais bénéficie d’abattement pour durée de détention (13 ans en moyenne). Voici le calcul avec les hypothèses ci-dessus et PFL de 19% CSG de 15,5% inchangés dans 15 ans :
- Prix de cession 88 000 €
- Prix d’acquisition 33 000 €
- Plus-value brute imposable 55 000 €
- Abattement pour durée de détention 26 400 €
- Plus-value nette imposable 28 600 €
- Impôt sur le revenu 5 434 €
- CSG/CRDS/Prélèvements sociaux 7 400 €
- Taxe plus-value > 50000€ 0 € (peu probable)
- Impôt à payer 12 834 €
- Plus-value nette d’impôt 42 166 €
Le prix de revente de la part sera de 75€ … (88€- 13€ d’impôt)
Le problème, on le voit vient des taxes sur les plus-values. Maintenant si l’immobilier monte la plus-value se creuse … et donc la fiscalité s’amplifie. Certes le prix de la part montera mais pas du tout dans les proportions envisagées. Et si l’immobilier baisse…pffff… »
Trois points à retenir
- Ce que le fisc accorde d’une main, il le reprend à la sortie. Dans les SCPI Malraux ancienne génération, ou dans celles dédiées au déficit foncier, la plus-value se calcule sur le prix d’achat, compte non tenu des travaux.
- Dans les actuelles SCPI Malraux adossées à des immeubles faisant l’objet d’une vente dans le cadre d’une VIR (vente d’immeuble à rénover), le calcul de la plus-value est moins pénalisant pour les associés.
- Inutile de vous précipiter sur les placements de défiscalisation. Prenez-soin d’étudier l’entrée, la détention et la sortie
Comme ce blog est un lieu d’échange, je vous invite à réagir et à me faire part de vos expériences plus ou moins heureuses en matière de placement.

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