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APOLLONIA : LE SCANDALE CONTINUE

C’EST LA PLUS GRANDE ESCROQUERIE IMMOBILIERE ET FINANCIERE DE FRANCE : UN MILLIER DE VICTIMES EN DETRESSE

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Rencontre avec Mr Claude Michel, le président de l’ANVI-ASDEVILM, Association nationale des victimes de l’immobilier, ce scandale immobilier dont les préjudices sont estimés autour d’un milliard d’euros. Ces investisseurs ont surpayé leurs biens locatifs 2 à 6 fois la valeur du marché. Et ils les ont financés à des taux 2 à 3 fois plus élevés du marché. Comment des cadres ont-ils pu se retrouver avec une multitude de prêts pour financer un investissement global vendu plus d’un million d’euros ?

Après sept années de procédure, ce battant et ses centaines d’adhérents ont l’impression de déplacer des montagnes. Ils consacrent leur énergie pour se démener sur plusieurs plans : judiciaire, politique, financier.

« J’ai sonné à la porte de notre avocat le 7 janvier 2007. Aujourd’hui le dossier judiciaire représente quelques 70.000 pages. Outre que la justice soit très lente, nous constatons que  le contenu des arrêts diffère selon le cours  régionales » tonne Claude Michel.

LES CONTRADICTIONS DE LA JUSTICE

Pour rappel, sur le plan pénal, en 2012, une Cour d’Appel a supprimé la mise en examen de quatre banques pour les passer en témoins assistés.  L’été2013,  le juge d’instruction a placé sous le statut de témoin assisté, la BPI qui était mise en examen.

Sur le plan civil, le 7 juin 2012, la Cour de Cassation avait pris cinq arrêts allant dans le sens des victimes. Les actes notariés rédigés sans faire mention ou sans annexer les procurations perdent leur pouvoir exécutoire. Mais le 21 décembre 2012, ces 5 arrêts ont été cassés !

Il y a fort à parier que le pouvoir judiciaire tente d’étouffer cette affaire. Sous la pression des hommes politiques, qui ne prêtent pas l’oreille aux complaintes des investisseurs ?

Dans mon blog, l’objectif n’est pas de polémiquer.

Qu’une vraie justice soit rendue pour ces victimes en plein désarroi. Et que les banques leur accordent des protocoles pour effacer en totalité leurs dettes.


EPARGNE : QUE DEMANDER AU PERE NOEL ?

EPARGNANT SATISFAIT OU MALHEUREUX, QUELLE LETTRE POURRIEZ-VOUS ECRIRE AU PERE NOEL ? QUALITE DES PLACEMENTS, SERIEUX DES COMMERCIAUX, etc

http://www.santagreeting.net/?a_aid=77c2c6f0

Vous êtes des centaines d’abonnés à mon blog. D’autres le suivre tout simplement au fil des billets et selon leur centres d’intérêt. Abonnés ou non, je constate que vous avez tous un point en commun : vous avez été déçus par des placements.  Dans des affaires comme Soderev, Résitel, voire Apollonia, vous vous sentez même carrément piégés.

Comme la période de Noël est le temps du rêve, je vous invite à réagir sur mon blog en formulant 3 ou 4 voeux pour moraliser le secteur des placements.  Bonnes fêtes et rendez-vous début janvier.

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APOLLONIA : OU EN SOMMES NOUS ?

DANGER. La justice reste lente pour régler le dossier Apollonia, cet énorme scandale financier. Les commerciaux de cette société de commercialisation en profitent de récréer de nouvelles structures liées à l’épargne. File:Gerechtigkeit-1537.jpg 1998-2013 :

Les faits de l’affaire Apollonia ont débuté il y a maintenant près de quinze ans . Depuis plus de 5 ans, la justice se penche sur son volet pénal. Avec un préjudice initial estimé à un milliard d’euros, c’est la plus grande escroquerie immobilière et financière que la France ait jamais connue.

« Au scandale immobilier, qui impliquait la société Apollonia elle-même et des promoteurs, s’est ajouté un incroyable scandale bancaire et notarial, avec cinq notaires et une quinzaine de courtiers ou banquiers mis en examen. Des dirigeants et commerciaux de la société qui donne son nom à l’affaire ont été incarcérés, de même que des notaires » me rappelle Claude Michel, Président de l’ANVI-Asdevilm, association regroupant les victimes de l’affaire Apollonia. A ce jour, le dossier pénal compte plus de 70 000 côtes, quasiment un record !

Cet impressionnant volume  est  éloquent quant aux agissements des différents intervenants dans la mise en place d’une méthode d’industrialisation de l’escroquerie, avec une logique d’hyperproduction concertée entre Apollonia, des banquiers et des notaires.

En juillet 2012, des banques ont été mises en examen en tant que personnes morales pour escroquerie en bande organisée. Rarissime, cette décision semblait enfin reconnaître leur responsabilité pénale. Ayant fait appel à cette décision, les banques ont réussi à voir leur statut passer en témoin assisté.

Des indélicats toujours en exercice

Les victimes constatent que  certains protagonistes de l’affaire prospèrent à nouveau. Un ancien commercial d’Apollonia a récemment lancé une société de conseil en défiscalisation…et travaille avec des banques ! « L’affaire Apollonia illustre toutes les dérives bancaires observées ces dernières années. Si la responsabilité des banques n’est pas reconnue, les citoyens ne se sentiront plus protégés par la loi » poursuit Claude Michel. A condition de SANCTIONNER ceux ayant cru pouvoir s’affranchir des règles, la justice est en mesure de rétablir la confiance des épargnants, dans les institutions. 


ARNAQUE SUR LES PARKINGS

Arnaque en sous-sol : une quinzaine de parkings vendus à la découpe à 175 familles. Ces investisseurs ont payé des travaux et ne perçoivent plus de loyer. Une instruction est en cours.

 

La liste des malversations s’allonge avec cette arnaque sur des parkings, que je viens de découvrir. Les faits : près de 200 investisseurs de particuliers résidant en région parisienne et en province ont investi dans l’achat de places de parking. Pariant sur le manque de stationnement dans les villes, un marchand de biens avait acheté une quinzaine de parkings en région parisienne et en province,  les a ensuite vendus «  la découpe » à des investisseurs.  Comme les emplacements avaient besoin de subir un lifting, voire une rénovation, des frais pour travaux s’ajoutaient au prix d’achat. Fiscalement, cette rénovation leur permettait de profiter du régime des déficits fonciers.

Exemple: en 2010 et 2011,  un parking a été découpé en partie, dans la célèbre Rue de la Paix à Paris. Vente d’un emplacement :  jusqu’à 45.000 euros. Marché de travaux: 25.000 euros/lot. Soit 70.000 euros. Loyer anuel par lot : 4.000 euros.

Ce placement de diversification était supposé dégager un rendement annuel honorable, compte tenu de l’impact de la défiscalisation. Voilà pour la théorie.

Dans la pratique, très rapidement les loyers n’ont pas été versés aux investisseurs. Le trio infernal : une société de marchand de biens, Park Rénov société chargée des travaux et  une autre spécialisée dans la gestion s’est révélé être contrôlé par un homme d’affaires à la réputation sulfureuse. La commercialisation s’est effectuée par le biais de gestionnaires de patrimoine.

Face à cette situation, les investisseurs floués se sont regroupés au  sein de l’Association de défense des copropriétaires de garages et box (ADCGB). « Déposée en 2009 auprès du TGI de Paris, notre première plainte a été classée sans suite. Ensuite, nous nous sommes constitués partie civile et une instruction est ouverte depuis 2011 pour « faux et usage de faux, escroquerie et association de malfaiteurs » m’explique un proche du dossier.

Alors que toutes les victimes n’ont pas encore été identifiées, les fonds engloutis se chiffreraient à au moins 7 millions d’euros.

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