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IMMOBILIER : LA CORSE, VERSION LUXE

Encore préservée du bétonnage, l’Île de Beauté attire toujours les amateurs d’environnements de qualité. Le point sur le marché des belles résidences secondaires.

Villa BONIFACIO

 Le fameux golfe de Spérone, de réputation internationale

 

 

En Corse, l’immobilier résidentiel haut-de-gamme est en train de retrouver des couleurs. Voilà ce que j’ai pu constater après avoir « tourné » dans la Corse du Sud, il y a quelques jours.

« Attirés par des prix plus attractifs que ceux de la Côte d’Azur, les acquéreurs recherchent des lieux de villégiature en résidence secondaire ou à l’année » me confie Claudia Mura, directrice de l’agence Barnes Corse.

Les villas s’affichent à des prix 20 à 30% moins cher que ceux de la French Riviera. Pour les terrains, l’écart peut atteindre 50%.

Villas ou terrains, la vue mer et la proximité des plages constituent des critères essentiels. Quant au type d’architecture, il joue accessoirement sur le prix : les acquéreurs ont tendance à donner la préférence au style contemporain. Résultat : les villas de style traditionnel présentent une décote de l’ordre de 20% par rapport aux biens récents. A moins que leurs propriétaires les rénovent en les mettant au gout du jour.

 

Basée à proximité du domaine de Cala Rossa à Lecci de Porto Vecchio, l’agence Barnes Corse propose près d’une centaine de biens à la vente et une soixantaine à la location. Une preuve que l’acquéreur a un large choix. « Entre 2005 et 2012, les prix des résidences secondaires ont baissé de -10 à -20% pour les biens d’une valeur inférieure à 1,5 million d’euros. Et de -15 à -40% pour ceux dépassant le cap de 1,5 million d’euros » poursuit Claudia Mura. La correction a donc été très sévère pour le haut de gamme.

 

 

ENCORE UNE MARGE DE NEGOCIATION

 

Toujours sur ce secteur du marché, au cours de douze derniers mois, les ventes reprennent, mais avec de fortes négociations : de l’ordre de -20 à -40% par rapport aux prix de présentation. Comprenez ceux affichés par les agences. Les Français, et surtout les parisiens constituent les principaux acquéreurs. Cependant les étrangers – Allemands, Suisses, Anglais, Belges- représentent 30% des transactions.

D’une manière générale, le littoral corse concentre la plupart des demandes. En particulier la Balagne (Région de Calvi, l’Ile Rousse et Lumio), avec ses propriétés authentiques proches des rivages, la région Ajaccienne, le long de la route des Sanguinaires et sur la côte Sud (Porticcio, Isolella). Sans oublier l’extrême Sud, avec ses lotissements qualifiés de « domaines » privés au bord de l’eau : Punta d’Arosa, Cala Rossa, Cala d’Oro, Punta d’Oro, et Sperone, au coeur de l’un des plus beaux golfs 18 trous du monde, face à l’ile de Cavallo.

Pour les biens plus accessibles en termes de prix, je vous renvoie à l’enquête que je viens de publier dans le mensuel patrimonial Intérêts Privés et intitulé « Où et quel prix acheter en Corse ? ».

 


LES PIEGES DU REGROUPEMENT DE CREDITS

REGROUPER SES CREDITS POUR N’AVOIR QU’UN SEUL FINANCEMENT PEUT PRESENTER DE MAUVAISES SURPRISES COMME LE SIGNALE L’ACPR DANS SON RAPPORT D’ACTIVITE.

 

Organisme veillant à protéger les clients des banques, l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a contrôlé l’an dernier, la distribution de regroupements de crédits. Dans son rapport annuel l’ACPR rappelle que ces opérations de banque doivent respecter, selon les cas, les dispositions du crédit immobilier ou du crédit à la consommation.

Ces contrôles ont révélè quatre grandes dérives en matière de commercialisation du regroupement de crédits :

 

  1. Une présentation déséquilibrée de l’opération proposée. Tout est mis en œuvre pour présenter les pseudo avantages du regroupement de crédits pour les particuliers. Et non pas pour les banques qui par ce biais, placent leur « production » et augmentent leur encours de crédit. Il est courant de lire : « prêt immobilier, crédit auto, prêts personnels, prêts renouvelables. Vous souhaitez n’avoir qu’un seul prêt pour simplifier la gestion de vos comptes et avoir une mensualité adaptée à vos revenus ? ».

 

  1. « La publicité et les sites Internet mettent souvent en avant la réduction de la mensualité de remboursement des prêts et occultent,totalement ou partiellement, l’augmentation de la durée de remboursement et du coût de l’opération » m’explique-t-on à l’ACPR.

 

  1.  Les professionnels du crédit n’attirent pas l’attention des clients sur le coût global de l’opération de regroupement de crédits. De plus, ils ont tendance à passer sous silence les conséquences sur les biens mis en garantie. Dès qu’un actif est donné en garantie, il « n’appartient plus » au particulier pendant toute la durée du refinancement.

 

4.  Autre dérive : l’ACPR constate que cette opération destinée à « donner de l’air » au budget des emprunteurs, s’accompagne d’une proposition quasi systématique d’un montant supplémentaire de capital emprunté.

Certes les dispositions législatives n’interdisent pas cette pratique. Comme l’ACPR, j’estime que ce financement complémentaire doit être motivé en fonction des besoins du client.

Formulons le vœu que les professionnels apprécient la situation financière des particuliers sur toute la durée de l’opération. Et ce, au-delà de la mise en place de sûretés et de garanties qui réduisent le coût du risque des établissements de crédit.

Avez-vous déjà fait appel au regroupement de crédits ? Faites nous part ici, de votre expérience.

Enfin en dehors du regroupement de crédits, je vous renvoie à un récent billet consacré à un financement immobilier accordé sur 40 ans à un emprunteur en contrat à durée déterminée!


RESIDENCE HOTELIERE : DES SOUCIS A PONT AVEN EN BRETAGNE

« Les galettes de Pont Aven », un film culte. Mais pour certains investisseurs, le placement immobilier de défiscalisation à Pont Aven a tendance à tourner mal.

 

Jean-Pierre Marielle et Jeanne Goupil dans "Les galettes de Pont-Aven"<br />

Le fameux film, 40 ans après

En 2011, des particuliers misent sur la renommée de ce pittoresque village de la Bretagne sud pour investir dans une résidence hôtelière. Soucieux de défiscaliser, ces néophytes répartis dans toute la France font confiance en leur conseiller en gestion de patrimoine. A leurs yeux, ils réalisent un placement immobilier sans souci, puisqu’un bail commercial leur garantit un loyer semestriel.

Mais les prévisions de rendement sont contrariées par la réalité. « Gestionnaire de la résidence, le groupe HMC doit normalement régler 7.200 euros de loyers par semestre, aux propriétaires. Le montage financier semblait viable et fiscalement intéressant, sauf qu’un gros grain de sable est apparu en 2013 : la société HMC a été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce » me confie un investisseur privé.

Privés en partie de leurs loyers garantis alors qu’ils doivent faire face à des remboursements de crédit, les investisseurs privés du Domaine de Pont Aven Art Gallery Resort, font la grimace. Au point qu’ils ont l’intention de se regrouper rapidement en association de défense.


MANUSCRITS : LES CREANCES REVENDIQUEES

APRES AVOIR DECLARER LEURS CREANCES AUPRES DU MANDATAIRE JUDICIAIRE DE LA SOCIETE ARISTOPHIL, LES VICTIMES DEVRONT EFFECTUER LEUR REVENDICATION DE PROPRIETE. UN VRAI PARCOURS DU COMBATTANT.

 

 

Nouvelle étape dans l’affaire Aristophil. Au nom des adhérents de l’ADILEMA (Association de Défense des Investisseurs en Lettres et Manuscrits), ses avocats déposent samedi 9 mai, près de 300 déclarations de créances auprès de Maître Valérie Leloup-Thomas, mandataire judiciaire de la société Aristophil,

 

Après un véritable parcours du combattant en avril et début mai pour boucler les dossiers, vérifier les pièces, les calculs, l’équipe mobilisée par les avocats de l’association ADILEMA, ont donc pu présenter 300 dossiers pour ces adhérents vivement décidés à se battre jusqu’au bout. Le fait de se regrouper leur procure davantage de moyens pour défendre leurs intérêts.

 

«Nous avons été à la rencontre de dizaines d’investisseurs floués, dans toute la France, pour leur expliquer les procédures et répondre à leurs interrogations. Nous sommes là pour les accompagner, avec l’association ADILEMA», me précise Maitre Philippe Julien du cabinet PDGB.

 

Désormais les investisseurs ont jusqu’au 10 juin 2015 pour effectuer leur revendication de propriété.

Bien sûr, ces délais s’appliquent à tous les investisseurs floués par Aristophil, qu’ils soient ou non réunis en association de défense.

REAGISSEZ A CE SCANDALE ICI.