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RESIDENCES DE TOURISME : LA VOIX DE SON MAITRE

LE GOUVERNEMENT A ETE INTERPELLE PAR DES DEPUTES SUR LE SORT DES INVESTISSEURS DANS LES RESIDENCES DE TOURISME. PAR LE BIAIS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, IL A REPONDU FIN JUILLET 2021. DETAILS.

Le lobbying des gros exploitants de résidences de tourisme au Parlement, en particulier à l’Assemblée Nationale continue de bien fonctionner. J’en veux pour preuve cette réponse récente – datée du 20 juillet 2021- de l’Assemblée Nationale à une question de Mme Frédérique Meunier ( Les Républicains – Corrèze ) Question écrite du 11 mai 2021 sur le déséquilibre dans les relations entre investisseurs (propriétaires) et les exploitants de résidence de tourisme (locataires). Je vous communique un extrait de la question de cette députée :  « Alors que ces grands groupes d’exploitants (Pierre et Vacances, Appart City, Belambra, Goélia, Lagrange, pour ne citer qu’eux) ont pu bénéficier des aides accordées par le Gouvernement pour supporter les conséquences financières de la crise, telles que le PGE, le chômage partiel, le report ou l’abandon de charges sociales, ceux-ci se sont soit « auto-facturés » des avoirs financiers sur les bailleurs, soit ont cessé le paiement des loyers sans communication sur le bilan économique ou les aides reçues et ce malgré
la loi Novelli. Aujourd’hui, ce sont donc des milliers de petits propriétaires qui, à l’origine, ont investi dans ces résidences pour bénéficier d’un petit revenu, qui se retrouvent à payer leur crédit sans contrepartie financière.
Pendant ce temps, les sociétés gestionnaires s’organisent pour percevoir les loyers, les aides et ne rien reverser aux bailleurs. Certaines se seraient même placées en sauvegarde de justice afin de geler le passif, et se préserver ainsi des actions en justice lancées par les collectifs et associations de copropriétaires dont l’issue est souvent en leur défaveur. Le déséquilibre gestionnaires propriétaires existait bien avant la crise sanitaire mais celle-ci n’a fait que
l’aggraver. Elle lui demande donc quelles mesures peuvent être envisagées pour rétablir l’équilibre des forces afin que les petits propriétaires ne soient plus assujettis au bon vouloir des grands groupes d’exploitants
 »

UNE REPONSE « LANGUE DE BOIS »

La réponse de l’Assemblée Nationale vaut son pesant d’or. Gardez votre calme pour ce large extrait.

« Lors du premier confinement, les mesures de restriction des déplacements ont considérablement limité l’activité
des résidences de tourisme. Le décret du 14 décembre 2020 a autorisé l’ouverture de ces hébergements, sous réserve de respecter les protocoles sanitaires définis de concert avec les professionnels du secteur. Dans le contexte sanitaire que nous traversons, certains gestionnaires de résidences ont informé leurs bailleurs du non versement temporaire ou du report des loyers dont ils étaient pourtant redevables, selon les termes de leur bail commercial.

Le Gouvernement a pleinement conscience de l’inquiétude des propriétaires de résidences de tourisme face à cette situation et a engagé un processus de facilitation des discussions entre les propriétaires-bailleurs et les exploitants de résidence de tourisme afin de parvenir à une situation équilibrée préservant la situation financière des résidences et sans compromettre les droits des propriétaires-investisseurs.

En outre, la médiation entre bailleurs et locataires commerçants s’est traduite par la rédaction d’une charte encadrant les reports et annulations de loyers lors du premier confinement et la période de reprise jusqu’au 30 septembre 2020. Tous les commerçants et bailleurs peuvent utiliser cette charte pour régler au mieux les conditions de paiement des loyers sur les périodes citées précédemment.

Dans ce cadre, afin de faciliter la mise en place d’accords entre les parties, il est proposé aux bailleurs et aux preneurs de baux commerciaux de recourir à des modes amiables de règlement des différends, en sollicitant le médiateur des entreprises ou par l’intermédiaire de la communauté départementale de conclusion des baux commerciaux. Dans la mesure où il s’agit de litiges entre professionnels et particuliers, la commission
départementale de conciliation des baux commerciaux doit nécessairement être saisie.

Il est également demandé au Syndicat National des Résidences de Tourisme d’étudier, de concert avec la fédération bancaire française, les situations individuelles d’endettement des investisseurs en résidence de tourisme. Cela permet d’envisager des solutions appropriées au cas par cas, en fonction de la situation personnelle des clients des organismes bancaires... »

Vous trouverez la réponse dans son intégralité http://www.assemblee-nationale.fr/questions/detail/15/QE/38759

BIEN SUR REAGISSEZ ICI A CETTE REPONSE OFFICIELLE MUREMENT REFLECHIE. COMMENT VOTRE EXPLOITANT REAGIT-IL DEPUIS LE DEBUT DE CETTE CRISE SANITAIRE ? PRIVE DE LOYERS, VOTRE BANQUE FAIT-ELLE PREUVE DE SOUPLESSE ? CONFRONTE A UNE SAUVEGARDE DE JUSTICE, QUE VALENT LES PROPOSITIONS DES EXPLOITANTS? QUI SONT LES GAGNANTS DE LA CRISE : LES EXPLOITANTS? LES AVOCATS? VOS REPONSES SONT BIENVENUES. ENRICHISSONS LE DEBAT PAR RAPPORT A VOS DERNIERES REACTIONS.

JE VOUS DONNE RENDEZ VOUS EN AOUT.


LITUANIE : KAUNAS 2022, CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE

LA SECONDE VILLE DE CE PAYS BALTE A DECROCHE CE TITRE PRESTIGIEUX POUR L’ANNEE PROCHAINE

 

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En cette période compliquée sur le plan sanitaire, je vous emmène en Lituanie, le plus grand pays des trois « sœurs baltes », à coté de la Lettonie et de l’Estonie.

A une heure de route de la capitale Vilnius, dont la vieille ville est classée sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, Kaunas constitue la deuxième ville de ce pays accessible à seulement 2h35 en vol direct de Paris.

Située au centre-sud du pays, Kaunas s’étire à la confluence de la rivière Néris et du fleuve Niémen. Cette ville de près de 300.000 habitants a conservé une forteresse médiévale. Dans la vieille ville se dressent la cathédrale de Kaunas et les flèches gothiques de la maison hanséatique de Perkūnas Laisvės Alėja. Une rue piétonne bordée d’arbres et de cafés, traverse la ville d’ouest en est.

« Malgré son histoire riche, Kaunas a eu du mal à sortir de sa léthargie, une fois l’indépendance du pays retrouvée il y a 30 ans. Concourir au programme des capitales européennes de la culture lui a donné un nouvel élan » explique Dovilé Butnoriuté en charge des relations internationales de Kaunas.

Cette ville a décroché ce titre prestigieux. D’ailleurs, Kaunas et sa région accueilleront plus de 300 événements culturels. Citons en quelques uns : la journée internationale du Bonheur en mars, le Forum international des capitales européennes de la culture en mai, les quartiers européens dans sa région durant tout l’été, le festival de la Jeunesse en juillet, le festival des arts contemporains de la scène ConTempo en août, le festival Fluxus en septembre. Sans oublier l’événement du Design en octobre ou le festival des Histoires .

ARCHITECTURE : UNE VILLE MODERNISTE

Pour la petite histoire, sachez que Kaunas est jumelée avec Grenoble. Depuis 2016, celle-ci s’est engagée à soutenir sa candidature, ce qui implique notamment une participation à l’organisation d’événements culturels. Toujours en 2016, le Festival d’architecture de Kaunas a accueilli une exposition sur l’architecture grenobloise du 20ème siècle présentant les bâtiments les plus remarquables de cette ville d’Isère

En retour de cette manifestation, Grenoble a reçu en 2017, une exposition sur l’architecture de l’entre-deux guerres de Kaunas : les bâtiments modernistes réalisés entre 1918 et 1940. Objectif ? Inscrire le patrimoine et l’architecture de l’entre-deux-guerres de Kaunas, qui lui ont valu son statut de “ville de design”, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

En attendant de nombreux événements culturels et artistiques se dérouleront dans des bâtiments remarquables pour leur architecture. Avis aux amateurs.

https://kaunas2022.eu


REMBOURSEMENT D’IMPOT

 BONNE NOUVELLE : DANS CERTAINES SITUATIONS, LE FISC PEUT VOUS REMBOURSER UNE PARTIE DE VOTRE IMPOT SUR LES REVENUS. EXPLICATIONS EN 3 QUESTIONS REPONSES


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Impôt sur les revenus 2020 : à la suite de la déclaration de vos revenus 2020 et du calcul définitif de votre impôt sur le revenu, vous allez peut-être bénéficier prochainement d’un remboursement.  

1. Dans quels cas un remboursement est possible ?   Deux situations peuvent donner lieu à un remboursement :
vous avez droit à une restitution de réductions ou crédits d’impôt pour certaines dépenses effectuées en 2020 comme, par exemple, des dons, des dépenses d’emploi à domicile, de gardes d’enfants ou encore des investissements locatifs. Dans ce cas, le montant remboursé correspondra au solde des réductions et crédits d’impôt auxquels vous avez droit compte tenu de l’avance de 60 % qui vous a déjà été versée en janvier 2021 ;
vos prélèvements à la source, effectués tout au long de l’année dernière, ont été supérieurs au montant final de votre impôt. C’est le cas si, par exemple, vos revenus ont baissé et que vous ne l’avez pas signalé à l’administration fiscale ou si vous avez tardé à déclarer la naissance d’un enfant qui vous donne droit à une demi-part supplémentaire. Alors, le montant remboursé correspondra au trop-versé d’impôt prélevé à la source en 2020. Le détail du calcul de votre impôt sera indiqué sur votre avis d’impôt, qui sera mis à votre disposition entre fin juillet et début septembre 2021, dans votre espace en ligne ou par courrier.

2. Quand aura lieu ce remboursement ? En cas de remboursement, celui-ci interviendra, dans la plupart des cas, soit le 20 juillet soit le 6 août 2021.

3. Comment s’effectuera le remboursement ? Le remboursement d’impôt sur les revenus par l’administration fiscale ne nécessite aucune démarche de votre part. Vous serez remboursé automatiquement :

soit par virement si l’administration fiscale a connaissance de votre compte bancaire. Les coordonnées bancaires connues de l’administration fiscale pour votre impôt sur les revenus sont consultables et modifiables dans votre espace particulier accessible sur impots.gouv.fr, en utilisant le service « Gérer mon prélèvement à la source », rubrique « Mettre à jour vos coordonnées bancaires ». Si vous n’avez pas encore communiqué vos coordonnées bancaires à l’administration fiscale pensez à le faire, le virement constitue le moyen de remboursement le plus rapide et le plus sécurisé. Ce virement portera le libellé « REMB IMPOT REVENUS » sur votre relevé bancaire et sera indiqué comme provenant de « DGFIP FINANCES PUBLIQUES ».

soit par chèque si l’administration fiscale n’a pas connaissance de votre compte bancaire. Vous pourrez encaisser le chèque que vous recevrez prochainement à votre domicile.

IMMOBILIER : UN MARCHE PLUS REEQUILIBRE ?

LES SAUTS DE PUCE DES FRANÇAIS CONFINES ONT TENDANCE A MODIFIER LA STRUCTURE DU MARCHE RESIDENTIEL. EXPLICATIONS.

Pour la première fois depuis plusieurs années, les prix à Paris décrochent du reste de la France.  Dans la capitale, les prix des appartements anciens s’inscrivent à – 0,9% sur un an, contre une hausse de 6,4% au second semestre 2020. Résultant, la valeur des appartements ressort à 10.374 euros du mètre carré. Des observateurs s’interrogent même sur l’éventualité que ce prix moyen passe en dessous du seuil de 10.000 euros le mètre carré. 

«  Longtemps recherchés, les grands appartements trouvent plus difficilement preneurs .  La faute aux familles qui préfèrent s’installer au vert et quitter les embouteillages » constate Laurent Vimont, à la tête du réseau Century 21 France.  Dans le secteur du haut de gamme, aux étrangers encore retenus dans leur pays.

En première couronne, des professionnels de l’immobilier remarquent que le marché devient parfois plus compliqué pour les grands appartements et les maisons. Pourquoi consacrer 800.000 euros voire davantage pour s’offrir un toit aux portes de Paris, si l’on télé- travaille trois jours par semaine ?

Selon la FNAIM (fédération nationale de l’immobilier), en Île-de-France, la hausse atteint annuelle 4,9%, à 6.377 euros le mètre carré pour les appartements, et 3.566 euros pour les maisons. En province, les prix progressent significativement aussi, de 5,7% pour l’ensemble des biens.

Ce décrochage entre Paris et le reste de la France illustre l’effet de la crise sanitaire sur le parcours immobilier des Français. « Désir de s’émanciper des grandes villes pour obtenir plus d’espaces, perte de rentabilité pour les logements qui étaient mis en location notamment sur les plateformes type Airnbnb et qui ont directement été impactés par les confinements… il sera intéressant de voir dans les mois prochains si cette tendance se confirme ou non » explique Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM.

Assistera-t-on enfin au rééquilibrage territorial attendu depuis plusieurs années ? Alors que les prix reculent légèrement sur Paris, l’ensemble des capitales régionales voient leurs prix au mètre carré augmenter, même si des disparités demeurent.

 Si Dijon bondit de 6,2% sur un an, Ajaccio 5,6% et Orléans et Rennes 5,5%, Bordeaux n’enregistrent qu’ une hausse des prix au mètre carré de 2,2% sur un an, après l’ envolée des prix liée à l’arrivée de la ligne LGV (ligne à grande vitesse). En queue du peloton des capitales régionales, ce gain se limite à 1% à Toulouse d’après la FNAIM.

Logique de ces différences : la surface achetable augmente légèrement à Paris  (+1,2 m²), alors qu’elle recule dans l’ensemble des autres villes à l’exception de Toulouse où la surface reste exactement la même.

En fin d’année dernière, les Français étaient assez partagés sur l’évolution des prix de l’immobilier résidentiel en 2021.