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IRAN : DECOUVRIR SHIRAZ ET ISPAHAN

DESTINATION A LA MODE, L’IRAN EST UN PAYS D’UNE RARE BEAUTE. ENCORE A L’ECART DU TOURISME DE MASSE.

Un bas relief de la mythique cité de Persépolis

Pour cette découverte du pays des mollahs, j’ai limité mon voyage à deux destinations phare : Shiraz , la capitale des arts et  la légendaire Ispahan. Sans oublier bien sûr, le merveilleux site de Persepolis. En revanche, j’ai zappé Téhéran, qui exception faite de ses musées, ne présente guère d’intérêt.

Au lieu d’évoquer les richesses architecturales de ce pays que vous retrouverez dans n’importe quel guide touristique, je préfère vous faire part de mes impressions. Démarrons par les critiques.

Les moins

Pour les femmes, cette destination nécessite de se plier aux règles vestimentaires de la loi islamique. A la différence de l’Arabie Saoudite, c’est supportable. Dès 9 ans, les filles portent le foulard. Les adolescentes  branchées ont tendance à laisser quelque peu tomber leur foulard sur leurs cheveux décolorés.

A Shiraz, des jeunes aspirant à plus de liberté

Même si la majorité de la population n’est pas pratiquante, elle étouffe sous cette chape religieuse. Si vous croisez un iman avec un turban noir, sachez qu’il est plus radical qu’un collègue au turban blanc.

Bien sûr, au niveau alimentaire, l’alcool est interdit. Pas grave. Je dois reconnaître que les Moritos iraniens sont buvables.

Le traditionalisme. Dans notre hôtel à Ispahan réservé par l’association Arvel Voyages, nous avons assisté aux khastegari d’Ispahan, ces rencontres arrangées en vue de conclure un mariage. Une sorte de speed dating islamique avec chaperons en tchador. Dans la troisième ville d’Iran, ce rite immuable se déroule tous les soirs de 5 à 7 dans les plus grands hôtels de la ville.

Les plus.

Des pays du Magreb aux Emirats, je n’ai jamais rencontré une hospitalité aussi chaleureuse. Les Iraniens, surtout les jeunes sont avides de contacts avec les étrangers. Et s’ils parlent anglais, c’est facile de discuter avec eux.

Une jeune famille

Comme le pays s’est ouvert récemment au tourisme- depuis la révolution islamique- les rapports restent encore authentiques. Pour l’instant, il reste à l’abri des affres du tourisme de masse.   Qu’en sera-t-il plus tard ? Appelé « Nowrouz » ou « le jour nouveau » en persan, le Nouvel An coïncide avec l’équinoxe du printemps qui symbolise le renouveau dans le monde entier.

Jeu d’échecs sur le coffre d’une voiture

Cette date phare est également retenue au niveau comptable. Au cours de l’an passé terminé le 20 mars 2017 selon le calendrier persan, l’Iran a accueilli 6 millions de touristes, soit 2 millions de plus qu’entre mars 2016 et mars 2017 (+ 30%). Selon le quotidien TehranTimes, la manne touristique s’est élevée à 8 milliards de dollars. D’ici 2025, l’Iran table sur 20 millions de touristes et 30 milliards de recettes touristiques.

Foulard à la française

L’Iran, c’est un peu comme Cuba, une autre destination que je connais bien. Si l’on est prêt à fermer les yeux- temporairement-  sur le régime politique, mieux vaut s’y rendre rapidement pour découvrir ses merveilles architecturales et son art de vivre.


VERSAILLES REND HOMMAGE A L’ORIENTALISTE ANDRE SUREDA

UNE EXPOSITION AU MUSEE LAMBINET DE VERSAILLES MET EN LUMIERE LE TALENT DU PEINTRE ORIENTALISTE ANDRE SUREDA.

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« Jeune fille berbère assise » années 1920, fusain, lavis et crayons de couleur.

La ville du Roi Soleil vous fait voyager dans les anciennes colonies d’Afrique du Nord en consacrant une exposition André Suréda peintre de l’orient au Musée Lambinet du 20 mai 2017 au 16 juillet 2017. Au total une centaine d’oeuvres à admirer sur 200 m2 de surface d’exposition. D’habitude, cette importante collection d’oeuvres réalisées par l’artiste versaillais au début du XXe siècle en Algérie et au Maroc, « dort » dans les réserves de ce Musée qui consacrera une exposition à l’orientaliste Georges Gasté, à l’automne 2017.

UN ORIENTALISTE DU DEBUT DU XX° SIECLE

Né à Versailles, grand voyageur, et tombé fou amoureux de l’Afrique du Nord à partir de 1910, André Suréda fut un artiste remarqué en son temps. » Ce peintre qui a voyagé dans le monde arabe d’Alger à Jerusalem, nous laisse une oeuvre emprunte d’une certaine religiosité » m’explique Jean-Marie Guinebert, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Versailles. Chaque année, il expose lors du salon des artistes français, au salon d’automne ou au salon des Indépendants, mais aussi aux expositions coloniales de 1906 et 1922, et devient le chantre incontesté d’un orient rêvé qu’il étudie pourtant aussi à la manière d’un ethnographe.
DIVERSES THEMATIQUES

L’enjeu de cette exposition est de comprendre Suréda vu sous différents angles.

° La première salle est consacrée à la famille, à la formation et aux premiers voyages d’André Suréda.

° Sa technique originale et son rapport au colonialisme sont étudiés dans la deuxième salle, qui nous révèle comment Suréda s’intègre dans le mouvement orientaliste.

° La troisième salle suit cet artiste versaillais dans ses voyages, de l’Algérie à la Syrie. Une mise en lumière de son talent d’illustrateur.

° La quatrième salle est dédiée à la représentation de la femme, depuis l’étude jusqu’à l’idéal de la femme rêvée. Le regard d’ethnologue va à l’encontre de communautés religieuses – musulmane, juive, arménienne-  d’artisans, d’esclaves, de mendiants, ou encore de musiciens.

Bonne visite dans cette ville culturelle !


IMMOBILIER : QUE NOUS PROMET MACRON ?

DES INTERROGATIONS SUBSISTENT SUR LE PROGRAMME IMMOBILIER DU NOUVEAU LOCATAIRE DE L’ELYSEE. MAIS SI LA PIERRE EST CONSIDEREE COMME UNE RENTE, GARE AUX MAUVAISES SURPRISES.

 

Emmanuel Macron n’aime pas les rentiers. Suite à son élection comme président de la République, propriétaires immobiliers et professionnels ne cachent pas leurs craintes.

« Le nouveau président pourrait percevoir l’immobilier comme une rente, comme un actif non productif. Diriger l’argent investi dans l’immobilier, notamment via les dispositifs de défiscalisation, vers les entreprises, reviendrait à tuer le dispositif d’investissement locatif Pinel, soit 50 % du marché résidentiel neuf », m’explique Norbert Fanchon, Président du Directoire du Groupe Gambetta.

 

DE L’ISF A L’IFI ?

 

Pas de doute, la création d’un impôt sur la fortune immobilière refroidit nombre de contribuables. Les statistiques sur l’ISF révèlent la prépondérance de la pierre dans le patrimoine des assujettis.

L’idée du nouveau locataire de l’Elysée consisterait à conserver les mêmes règles que l’ISF, mais uniquement sur l’immobilier. En clair : imposition à l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) à partir de 1,3 million d’euros d’actif net, après l’abattement de 30% sur la résidence principale. Les propriétaires bailleurs d’immobilier géré en direct sont déjà découragés par les contraintes des rapports locatifs et le plafonnement des loyers dans certaines zones géographiques. L’instauration de l’IFI pourrait inciter certaines à effectuer des arbitrages en faveur d’investissements productifs comme par exemple le capital risque. Et ce, à une période où les prix immobiliers sont repartis à la hausse. Mais pour combien temps?

A noter qu’une réflexion est en cours afin de faire sortir la « pierre papier » de cet IFI. Par « pierre papier », entendez les SCPI (société civile de placement immobilier) et les OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier).

ET LA FLAT TAX ?

Autre interrogation : la flat tax de 30% s’appliquera-t-elle ou non aux revenus fonciers perçus par les investisseurs ? Si oui, ce serait une bonne nouvelle compte tenu de l’imposition actuelle de leurs revenus fonciers. En se basant sur une tranche marginale d’imposition d’au moins 30% et 15,5% de CSG, nombre de bailleurs sont taxés à au moins 45% sur leurs revenus locatifs. Malgré cela, limiter l’ISF à la détention immobilière constituerait un mauvais signe de communication et ferait de la pierre – résidence principale et/ou placement- le mal aimé des placements.

A VOTRE AVIS, FAUT-IL OU NON TAXER L’IMMOBILIER ? POUR QUELLES RAISONS?

Merci de vos réactions en bas de ce billet,  dans la rubrique « laisser un commentaire » .

 

 


DU NOUVEAU POUR LE DROIT DES CONTRATS

INTRODUIT DANS LE CODE CIVIL, L’ABUS DE DEPENDANCE DEVIENT UN VICE DE CONSENTEMENT. ET PERMETTRAIT D’OBTENIR L’ANNULATION D’UN CONTRAT COMME PAR EXEMPLE UN BAIL COMMERCIAL.

Cette fois, je vous amène sur  le terrain du droit des contrats, qui comme vous le savez, réunit deux parties, par exemple un particulier et une entreprise.

Je vous signale une modification importante avec l’introduction d’une nouvelle notion dans le Code Civil. En effet lordonnance du 10 février 2016 fait état de l’abus de dépendance, qui devient un cas de violence. Ainsi, une partie qui en est victime pourra obtenir l’annulation de tout contrat conclu à compter du 1er octobre 2016 pour vice du consentement. Et ce, en vertu du fameux 1143 du Code civil, modifié par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016-art2 :

« Il y a également violence lorsqu’une partie, abusant de l’état de dépendance dans lequel se trouve son cocontractant, obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas souscrit en l’absence d’une telle contrainte et en tire un avantage manifestement excessif ».

Décodons : par exemple un bail commercial signé par un investisseur avec un exploitant de résidence gérée (tourisme, EPHAD, etc…) dépend du droit des contrats. « Il y a dépendance économique lorsque les loyers tirés de ce placement immobilier impactent de telle manière sur les ressources de l’investisseur qu’il se trouve dans un lien de dépendance avec l’exploitant. Face au risque relevé par l’exploitant de quitter la résidence ou de déposer le bilan, les particuliers se retrouvent contraints d’accepter de signer un avenant au bail, voire un nouveau bail, pour entériner une baisse de loyer » constate Me David Sabatier avocat à Paris.

 

UN CONSENTEMENT REGULIER OU NON ?

En signant les nouvelles conditions, ils ont certes donné leur consentement. Mais les modalités de ce nouvel accord est-il respectueux de leurs intérêts ou au contraire, y a-t-il vice du consentement ? Si oui, se pose alors la question de savoir comment annuler le nouveau contrat lorsque l’autre partie a disposé d’un moyen de pression fort. La partie (le particulier) dispose d’un délai de 5 ans à partir de la signature du nouveau contrat pour demander la nullité du contrat. Et ce, en démontrant devant le tribunal- généralement le tribunal de grande instance- l’abus de dépendance économique.  « Si l’on reste dans le domaine des résidences gérées, l’investisseur doit être capable de démontrer un lien de dépendance économique avec l’exploitant du fait du versement des loyers » poursuit Me David Sabatier. Il peut ainsi requérir l’annulation du nouveau contrat et récupérer ainsi son ancien contrat (ou bail commercial) ou obtenir des dommages et intérêts.

 

« A l’appui d’un arrêt de la Cour d’appel de Versailles (CA Versailles 6 juillet 2016), nous avons eu l’idée d’utiliser le mécanisme du mandat pour conférer à une association le pouvoir d’agir en justice de manière collective et non individuelle, avec des coûts moins importants » conclut Me David Sabatier. Différente de l’action de groupe, ce type d’action aurait en effet l’avantage de partager les frais d’avocat entre les membres. Mais les victimes d’abus de dépendance économique doivent savoir qu’une longue procédure n’est pas forcément gagnée d’avance.