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LE CINEMA, UN PLACEMENT ATYPIQUE

A L’APPROCHE DE LA FIN DE L’ANNEE, IL EST ENCORE POSSIBLE DE DEFISCALISER EN INVESTISSANT DANS LE CINEMA. SANS ETRE SUR DE RECUPERER SA MISE.

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La fin de l’année approche à grands pas. Et certains peuvent être tentés d’alléger la note à régler au fisc… par exemple en investissant dans le cinéma.Là le ticket d’entrée est nettement plus faible que dans l’art.

Totalement décorrélé des marchés financiers, l’investissement dans le septième art revêt un aspect culturel. Souscrire au capital des Sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel (SOFICA) procure une réduction d’impôt sur le revenu de 36% du montant de la souscription dans la limite de 18.000 euros, ce qui représente une réduction potentielle de 6.480 euros pour un couple. « Avec un plafond des niches fiscales porté à 18.000 euros, la Sofica accorde un supplément de réduction d’impôt sur le revenu, spécialement bienvenu lorsque le plafond de 10.000 euros est absorbé en partie par exemple par les frais de garde pour enfants » m’explique Delphine Pasquier, responsable Ingénierie Patrimoniale et Financière à la Bred Banque Privée. Mais ce placement moins risqué que les communs de placement pour l’innovation (FCPI) ou les fonds d’investissement de proximité (FIP), délivre moins de performance lors de son dénouement au bout de huit ans minimum de détention. « Lorsqu’une SOFICA restitue entre 75% et 90% du capital collecté au bout de six ans, la performance, avantage fiscal inclus, se situe entre 2,51% et 5,48% par an » précise José Fernandez, directeur de l’offre financière à l’UFF. Seule consolation : la possibilité d’assister aux avant premières des films financés par la SOFICA où l’on a investi.

Les onze SOFICA agréées cette année par le CNC (centre national du cinéma) devraient réunir soixante trois millions d’euros avant le 31 décembre. L’an dernier, la collecte globale de 61,9 millions d’euros des onze SOFICA a complété le financement de 112 œuvres cinématographiques . Quant à l’investissement moyen par film, il est ressorti à 329.000 euros.


INVESTIR DANS L’ART

L’ART ET LES OBJETS DE COLLECTION CONSTITUENT UNE NOUVELLE CLASSE D’ACTIFS. UN PATRIMOINE ARTISTIQUE NECESSITE UNE GESTION.

Conseil en Art

Robert DELAUNAY Rythme, Joie de Vivre, 1930 Huile sur toile, 200 x 228 cm Centre Georges Pompidou, Paris RMN/Philippe Migeat.

Placement plaisir, l’Art constitue un actif de diversification patrimoniale. Chez BNP Paribas Wealth Management, le service Conseil en Art, fort de ses 40 ans d’expérience, le service Conseil en Art intervient dans la spécialité des beaux-arts – peintures, dessins et sculptures – de la Renaissance à l’art contemporain dit « classique ». Comprenez des artistes ayant une cote bien établie. Pour les vendeurs et acheteurs, il effectue des « due diligence » : vérification d’attributions, de provenance, bibliographie et état de conservation.

Pleinement intégré à la banque privée, ce service travaille en synergie avec le banquier et l’ingénierie patrimoniale pour obtenir les meilleures solutions. Je constate que les amateurs ont souvent tendance à oublier qu’une collection d’oeuvres d’art doit faire l’objet d’une gestion comme tout actif patrimonial.

En quatre décennies, le marché de l’Art a subi de grandes évolutions. « Il y a 40 ans, nos clients étaient surtout intéressés par l’art ancien et impressionniste. Aujourd’hui ils souhaitent vivre avec de l’art moderne ou contemporain. Quant au profil des clients, il s’est beaucoup diversifié. De plus en plus d’entrepreneurs regardent ce type d’actif » me confie Antoinette Leonardi, responsable du Conseil en Art.

UN MARCHE DE L’ART PLUS OUVERT

A ses yeux, le monde de l’art s’est démocratisé par le biais des expositions, des visites de musées. De plus, Internet procure un formidable accès à l’information. En effet l’information sur les œuvres circule plus facilement grâce à la publication des résultats des ventes aux enchères sur des sites comme Artnet ou Artprice et à l’apparition des sites internet des maisons de ventes.

Désormais il est possible d’enchérir par Internet ou de suivre une vente « en direct » depuis son bureau ou son salon. Dans une vacation de dimension internationale comme la Vente des Hospices de Beaune, les ordres en ligne sont loin d’être négligeables.

Autre phénomène : le boum des foires. Selon Forbes, on compte 60 foires internationales dans le monde en 2016, contre seulement 10 il y a dix ans. Au niveau français, la tendance est encore plus importante dans le domaine de l’art contemporain : 269 foires nationales en 2015 contre seulement 3 en 1970. Encore faut-il apprécier l’art contemporain (ce qui n’est pas mon cas) !

 


APOLLONIA : QUID D’UNE NEGOCIATION INDIVIDUELLE ?

AVOCATS, INVESTISSEURS ET TEMOINS REAGISSENT FACE A UNE EVENTUELLE NEGOCIATION A L’AMIABLE REALISEE DANS UNE OPTIQUE PATRIMONIALE. VOICI LEURS REACTIONS.

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Mon dernier billet sur Apollonia a suscité pas mal de réactions. Je vous sélectionne les plus significatives. A commencer par celle d’un juriste.

« En qualité d’avocat rompu aux négociations dans ce genre de situation, je vous confirme que les banques n’acceptent pratiquement jamais de négocier des réductions de dettes “collectives” ou “globales” sous peine de voir affluer des milliers d’épargnants qui ne sont pas tous dans une situation”impossible” ni même identique. Ceux laissant espérer le contraire risquent de les décevoir.

LES ATOUTS DE LA NEGOCIATION INDIVIDUELLE

Par expérience, confirmée par votre article, seule une négociation sur une base individuelle, accompagnée par un conseil qualifié disposant des compétences financières et patrimoniales et pas seulement juridiques peut aider chaque investisseur en difficulté.

Ce sujet marque les limites de l’efficacité des “associations” et autres regroupements très utiles pour négocier des ajustements de baux “collectifs” en face d’un exploitant, mais inefficaces pour négocier des arrangements individuels par essence “discrets” que les banques ne peuvent envisager “collectivement” surtout avec ceux qui leur font des procès dont ils médiatisent chaque étape!

Les banques acceptent de revoir certains contrats Individuels en fonction non seulement de la situation de la résidence, mais en fonction de la situation PERSONNELLE de l’investisseur…et une association ne sert à rien pour celà. .. Le banquier se méfie des effets de “contagion” quand il subit une demande “collective”.

Mieux vaut privilégier l’action individuelle avec un conseil qualifié CIF (conseiller en investissement financier) ou un avocat disposant de compétences équivalentes ». A mon avis, un avocat en solo n’a pas la vision patrimoniale d’un dossier d’investisseur.

UNE ENORME ESCROQUERIE EN COURS D’INSTRUCTION

Un autre internaute précise : « Le titre et le contenu de votre post méritent quelques précisions. Non, ce ne sont pas seulement que quelques rares victimes de l’affaire Apollonia qui ont tenté, ou tentent, une négociation à l’amiable avec les banques, et ce malgré les très nombreuses infractions qu’elles ont commises par esprit de lucre en acceptant toutes les conditions imposées par la société Apollonia, tout comme les notaires impliqués.
Pour bien connaître le dossier sur tous ses aspects, je vous rappelle que suite à la requête de Me Gobert au nom de l’ASDEVILM (Association nationale des victimes de l’immobilier), le Tribunal de Grande Instance de Marseille a nommé dès le 16 septembre 2008 un mandataire ad hoc, la S.C.P. Douhaire-Avazeri de Marseille, pour tenter de trouver une solution acceptable avec les 20 banques impliquées sous quatre mois.
Cette première tentative a échoué face à l’intransigeance de certaines banques et en tout premier lieu du Crédit Mutuel. Cette banque s’en est même servie pour obtenir des informations personnelles afin de mieux poursuivre les victimes…
Le cas que vous présentez est très particulier, et donc rare en effet. Très peu parmi les victimes ont les moyens de solder même seulement la moitié de leur prétendue dette, créée ne l’oubliez pas, grâce à une énorme escroquerie aux ramifications complexes toujours en cours d’instruction.
Merci de continuer à la suivre régulièrement car les médias sont passés à autre chose. Peu importe que de nombreuses familles continuent à souffrir, en attendant que la justice passe et fasse preuve d’un peu de courage face au lobby bancaire qui fait tout pour éviter aux banques concernées d’assumer leurs très lourdes responsabilités 
».

LES FAIBLESSES DE NOTRE SYSTEME JUDICIAIRE

Enfin un abonné signale : « Bel exemple des défauts de notre système judiciaire. La difficulté est grande pour un particulier de faire reconnaître ses droits devant la justice française.

Trop de lenteur car les moyens de l’administration judiciaire sont insuffisants.

Quasi impossibilité de monter des actions de groupe comme aux USA.

Du côté des avocats, les coûts sont trop élevés car la plupart refusent de travailler au forfait, avec un faible montant compensé par le partage des indemnités obtenues, ce qui est courant aux USA.

Il faudrait par l’intermédiaire des politiques et des associations obtenir les moyens budgétaires et les modifications nécessaires de la règlementation. Sinon la seule voie est le compromis.

Bravo pour le suivi de ces affaires scandaleuses ».


VENTE DES VINS DES HOSPICES DE BEAUNE : LES PRIX EN FORTE BAISSE

RECUL DES PRIX POUR LA 156ème VENTE DES HOSPICES DE BEAUNE ORCHESTREE PAR CHRISTIE’S. LA CONJONCTURE INTERNATIONALE A PESE SUR CETTE VENTE DE CHARITE.

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Ambiance relativement morose à la 156ème  vente des Hospices de Beaune du 20 novembre 2016. Cette année,  470 pièces de vins rouges et les 126 pièces de blancs, soit 21 de plus qu’en 2015 ont été mises à l’encan. Cette adjudication a totalisé en prix marteau, 7.663.506 euros contre 10.156.644 euros, soit une baisse de 25%. Par ” prix marteau”, comprenez sans les frais de 7% à régler par les acheteurs à la maison de vente.

Certes le résultat 2016 s’inscrit en net retrait par rapport à celui de 2015. Mais il se rapproche des 7.334.154 euros (prix marteau) atteint en 2014.

La Pièce des Présidents n’a atteint que 200.000 euros contre 480.000 euros  l’an dernier, au lendemain des attentats de Paris.

UNE BAISSE DE 36%

Quant au prix moyen pour une pièce, il atteint 13.833 euros contre 18.880 euros en 2015 et 13.658 euros en 2014. Par rapport à l’an dernier, la baisse ressort donc à 36 %.

Certes le score atteint l’an dernier était exceptionnel. Dès les premières enchères, j’ai bien senti que les cours n’allaient pas s’envoler sur les vins rouges. Tendance similaire sur les vins blancs.

Les raisons de cette morosité trouvent leur origine dans la conjugaison de plusieurs événements : la relative incertitude planant sur les exportations de vins de Bourgogne en Amérique du Nord après l’élection de Trump. C’est le premier marché export pour la région. L’incidence du Brexit sur la Grande- Bretagne, le second marché export pour la Bourgogne. A quoi s’ajoute l’annulation de la tournée en Chine suite à la disparition brutale à Shanghai d’Antoine Jacquet, le directeur des Hospices de Beaune. Résultat:  les acquéreurs étrangers, en particulier asiatiques ont été moins actifs lors de cette vente. Espérons que cette tendance baissière rendra les vins de Bourgogne plus abordables pour les amateurs.