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BIENTOT UNE EXPO D’ART ABORIGENE

DANS L’HERAULT, LE MUSEE DE LODEVE ACCUEILLE – D’ AVRIL A AOUT – UNE EXPOSITION CONSACREE A L’ART ABORIGENE

Ville d’Art et d’Histoire, Lodève est la porte d’entrée vers le Larzac et riche d’un patrimoine millénaire. Située dans l’Hérault, cette petite cité peut se targuer de posséder un musée proposant chaque année des expositions de renommées internationales. Cette année – du 18 avril au 30 août 2026 – il accueillera une exposition consacrée à l’art aborigène et baptisée « Le temps du Rêve ».

Rassemblant plus d’une centaine d’œuvres réalisées entre les années 1990 et 2000, le Musée de Lodève invite à découvrir l’art des Aborigènes d’Australie à travers un parcours mêlant peintures et sculptures. Cette culture immémoriale révèle aux visiteurs qu’une autre relation au territoire, à la Terre existe. Même s’il ne détient pas la Terre, l’Homme vit en symbiose avec celle-ci. 

Cette thématique fait écho au Musée de Lodève dont les  collections témoignent d’un territoire, de son évolution et de l’impact de l’homme sur les paysages.

Un petit rappel historique

Jusqu’à l’arrivée des Européens à la fin du XVIIIè siècle, les Aborigéns, héritiers d’une culture vieille de 65.000 ans, ont vécu de la chasse, de pêche et de cueillette. Et ce, en totale harmonie avec la terre.

Aujourd’hui, les Aborigènes vivent notamment dans le Northern Territory (Territoire du Nord) en Australie. Pour la petite histoire, j’ai passé quelques jours avec eux en terre d’Arnhem, près de Darwin. Une fois descendue du 4×4, j’ai assisté à leurs brulis dans le bush et vu les femmes marcher pieds nus dans les cendres. Mauvaise surprise, le vent a déclenché un incendie et le 4×4 était embourbé : belle frayeur lors de ce reportage.

   Tenter de comprendre cette culture immémoriale

Bien plus qu’une tradition picturale, l’art aborigène dévoile un système de connaissance, une structure de croyances et un modèle de vie. Dans les cultures aborigènes, l’art, le récit, la loi et la survie sont indissociables. La peinture, la cérémonie et le chant constituent des modes de pensée, des formes de transmission du savoir, de renouvellement des relations et de préservation de la vie. Cette exposition se décline autour de trois thèmes :

– Country (pays, territoire, Terre), cette entité vivante à laquelle les individus appartiennent et dont ils prennent soin. – Creation renvoie aux récits fondateurs – appelés Tjukurrpa en Australie centrale et Wangarr en Arnhem Land –décrivent comment les êtres ancestraux ont façonné la Terre, établi les lois de l’existence et laissé leur présence dans le monde naturel.

– Ceremony évoque la danse, le chant, la peinture corporelle et la performance rituelle qui maintiennent le bien-être de Country et assurent la transmission de la mémoire culturelle. 

Avant la colonisation, le continent australien se composait d’environ 250 communautés distinctes Grâce à une sélection d’oeuvres provenant de différentes régions, cette exposition rappelle que le continent aujourd’hui nommé Australie n’a jamais constitué un pays unique. Ces différences se reflètent dans la grande diversité régionale de l’art aborigène :  œuvres abstraites des déserts occidentaux et centraux, peintures traditionnelles sur l’écorce de l’Arnhem Land. 

La riche collection Alison et Peter W. Klein

Sur ses quelque 2350 œuvres d’art, la collection Alison et Peter W. Klein en compte 400 d’art aborigène. Le couple d’entrepreneurs- elle américaine, lui allemand – se fiaient entièrement à leur intuition et à leurs goûts, pour leurs achats.   « Nous ne nous laissons pas influencer par les grands noms ou les tendances actuelles du marché de l’art », expliquent les collectionneurs. Lors de leurs voyages annuels en Australie, ils ont acquis des œuvres colorées, souvent de grand format. Leur collection d’art indigène contemporain comporte des peintures à points, des stèles et des objets.
https://www.museedelodeve.fr/

IMMOBILIER DE LUXE : PARIS TIENT BON

Malgré l’instabilité gouvernementale qui caractérise notre pays depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, Paris se classe à la sixième positions des grandes destinations internationales.

Cette instabilité fiscale pousse les grandes fortunes à chercher des cieux plus cléments. « On assiste à une nouvelle vague d’expatriation, notamment vers l’Italie et le Luxembourg » confie en privé un responsable de Barnes. Résultat : le volume des mandats de ventes dans ce réseau spécialisé dans l’immobilier haut de gamme augmente de 11% en 2025. « Face à un choix étoffé, les acheteurs se montrent plus sélectifs et exigeants. Et bien sûr, ils font preuve de prudence dans un contexte politico-économico-fiscal incertain » commente Richard Tzipine, Directeur Général de Barnes.

Les amateurs de la french touch

Du côté des acheteurs, on assiste à une forte arrivée d’Américains, soit pour s’installer au bord de la Seine, soit pour s’offrir un pied à terre. Les errements de la politique de Donald Trump les incitent à traverser l’Atlantique.

D’autres étrangers installés à Londres, découragés par la fiscalité locale, s’installent aussi de ce côté de la Manche. En résumé, les acheteurs internationaux restent présents à Paris.

Les arrondissements gagnants…

Toujours selon Barnes, le XVI° réunit de nombreuses qualités.

« Le IX° reste la coqueluche des jeunes aisés souhaitant s’émanciper des quartiers bourgeois. Et le constitue un marché de report du couteux VI° » poursuit Richard Tzipine.  

Après St Germain en Laye qui a réalisé un beau parcours en 2024, Versailles reprend des couleurs.

Dans un contexte de budgets plus maîtrisés, les clients recherchent surtout des appartements de 90 à 100 m2, avec trois chambres.

… et les grands perdants

Dans cette catégorie figurent le VIII°, un arrondissement aux prix excessifs et manquant souvent de vie le soir.

Dans le XVII°, les vendeurs peinent encore à ajuster leurs prix à la baisse.

Boulogne où les prix avaient dépassé ceux du XVI° sud après le Covid, reste encore surcoté.

A Saint-Cloud et à Garches, il faudrait également un ajustement des prix, suite à la flambée post-covid.

Mon précédent billet sur l’immobilier haut de gamme, à la montagne.


L’OUZBEKISTAN, A L’HONNEUR A L’IFTM 2026

Situé en Asie Centrale sur l’ancienne Route de la Soie, l’Ouzbékistan arbore son héritage millénaire tout en se tournant vers l’avenir.

Huit mois avant l’ouverture de l’IFM prévue du 14 au 16 septembre à Paris, l’ambassade de la République d’Ouzbékistan a officiellement annoncé que son pays sera à l’honneur de l’édition 2026, de ce grand événement destiné aux professionnels du tourisme et orchestré par RX France.

Un pays multifacettes

Ses trois villes légendaires classées à l’UNESCO – Samarcande, Boukhara et Khiva – dévoilent l’éclat d’un patrimoine universel. Moins connus les monastères bouddhistes, vestiges zoroastriens et le « Louvre du désert » à Noukous, méritent un détour.

Dans cette contrée aux traditions vivantes, les touristes rencontrent des artisans : tisserands, céramistes, brodeurs et sculpteurs. Il est parfaitement possible de partager l’authenticité de villages touristiques et l’hospitalité généreuse de ses habitants.

Les amoureux de nature et d’aventure disposent d’un vaste choix entre montagnes, déserts et steppes : trekking, sports d’hiver, écotourisme ou nuits sous la yourte.

Croissance spectaculaire du tourisme
 

Au cours de la dernière décennie, le tourisme a fait un bond en avant dans cette ancienne république socialiste soviétique, devenue indépendante le 31 aout 1991. En 2014, on comptait seulement 1,8 million de touristes internationaux. En 2019, on en dénombrait 6,7 millions. En 2024, le pays a enregistré un record historique, avec plus de 10 millions de touristes étrangers. En 2025, il y a eu plus de 11,7 millions d’arrivées, dont 29.558 Français (soit 26% de plus qu’en 2024). En France, c’est une destination culturelle à la mode depuis quelques années. Cette fréquentation internationale place le pays sur une trajectoire favorable pour dépasser les objectifs fixés par la stratégie Ouzbékistan-2030.

La desserte aérienne

La compagnie Uzbekistan Airways transporte environ 10.000 passagers par an au départ de Paris. « Toute l’année, elle dessert Tachkent une fois par semaine, le mardi. Entre le 1er avril et le 27 octobre, s’ajoute le vendredi un vol Paris Ourgentch, ville proche de Khinva » explique Bektemur Rahimo.

Reste qu’avec ses vols au départ de la province, Turkish Airlines occupe une place prépondérante sur la destination, au départ de France.

Des partenariats entre l’Ouzbékistan et la France
Les deux expositions, qui se sont tenues en 2023 au Louvre et à l’Institut du Monde Arabe, témoignent des partenariats dans le domaine culturel, entre nos deux pays.   La France intervient également en matière d’investissement : modernisation des infrastructures touristiques, coopérations dans l’hôtellerie, stations de ski et équipements de loisirs.

Un constat s’impose : soucieux de réactiver sur le plan économique et géopolitique, les routes de la soie, les Chinois sont très actifs dans ce pays, en construisant de nombreuses routes.

« Etant l’une des destinations phares de l’Asie Centrale, L’Ouzbékistan répond aux attentes des voyageurs français en quête notamment d’histoire » déclare Abdulaziz Akkulov, Président du Comité du Tourisme de la République d’Ouzbékistan. Rendez-vous en septembre prochain pour la  48ème édition d’IFTM à la Porte de Versailles.


ALPES : GROS PLAN SUR L’IMMOBILIER DE LUXE

LA PREPARATION DES JEUX OLYMPIQUES D HIVER 2030 STIMULE LE MARCHE IMMOBILIER APLIN, SELON KRETZ REAL ESTATE

Les 3 Vallées : l’ultraprime au sommet

Plus grand domaine skiable au monde, le domaine des 3 Vallées, reste l’épicentre de l’immobilier ultra premium en montagne.

À Courchevel 1850, les prix oscillent entre 25 000 et 35 000 €/m², avec des sommets dépassant 45 000 €/m pour les biens les plus exceptionnels. Les chalets ultra-luxe, dotés de piscines intérieures, spas, salles de cinéma, ski-rooms et conciergerie, se négocient entre 30 et 80 millions d’euros. Avec la poursuite de la guerre en Ukraine et le train de sanctions qui frappe la Russie, les touristes russes y sont toujours présents, mais se font discrets.

Moins bling-bling que Courchevel,  Méribel affiche des prix élevés mais plus accessibles, avec une demande soutenue pour les chalets contemporains donnant accès aux pistes et proposant des prestations hôtelières.

À Val Thorens, réputée pour sa situation en altitude et son attractivité locative, la rareté des biens individuels contribue à maintenir des prix robustes, souvent supérieurs à 12 000 €/m² pour les biens haut de gamme.

A Megève, au charme intemporel, les prix des chalets haut de gamme se situent entre 12 000 et 18 000 €/m². Les biens les plus prestigieux, dépassent régulièrement les 10 à 20 millions d’euros. En dehors de l’hiver, le golf, la randonnée, les spas et les restaurants haut de gamme animent la station.

Val d’Isère et Tignes : réputées pour leur ski de haut niveau, ces deux stations confirment leur attractivité auprès des familles. Là aussi, l’offre se veut quatre saisons. Même si dans la pratique, elle se limite souvent à deux saisons : l’hiver et l’été.

La Clusaz, Le Grand-Bornand et Manigod séduisent une clientèle française et internationale en quête d’authenticité à des prix plus accessibles que dans les grandes stations de prestige. Sous l’effet conjugué de la rareté du foncier et de l’attrait croissant pour des biens de caractère, le marché se porte bien.

A Saint-Gervais et Combloux, la vue sur le Mont-Blanc, la facilité d’accès et le développement d’infrastructures modernes attirent une clientèle familiale et patrimoniale, avec une demande soutenue.

Que retenir ?  « L’immobilier de luxe à la montagne reste un marché très solide. Les clients recherchent des biens rares, parfaitement rénovés, dotés d’un haut niveau de confort et une expérience quatre saisons. Avec l’arrivée des JO d’hiver 2030 et l’amélioration des infrastructures alpines, nous observons une dynamique durable qui renforce la valeur et l’attractivité des stations les plus recherchées » analyse Alexandre Bruneau, CEO de Kretz Real Estate.

Par ailleurs, pour en savoir plus sur les intérêts russes à la montagne en France.