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DERNIERE LIGNE DROITE POUR REDUIRE VOS IMPOTS ?

Jusqu’au 31 décembre 2012, vous pouvez encore souscrire des produits de défisc. A vos risques et périls comme l’illustrent des déconvenues dans certains FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et des FIP (fonds d’investissement de proximité).

La feuille d’érable ou des placements hasardeux au Canada

 

Le compte à rebours pour alléger son impôt  à régler en 2013 au titre des revenus perçus en 2012 va bientôt se terminer. Comme moi, vous êtes encore sollicités pour souscrire des produits de défiscalisation. En particulier des FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et des FIP (fonds d’investissement de proximité).

Certes, l’avantage fiscal lié à ces produits constitue la contrepartie du risque que vous courrez en les souscrivant. Le classement FCPI/FIP établi par la base de données Morningstar révèle que certains fonds récents dégagent encore des pertes. Pire, les FCPI affichant de très mauvaises performances sont ceux, qui ont été lancés entre 1998 et 2001.

Des investissements hasardeux

Le 14 décembre 2012, l’AMF (Autorité des marchés financiers) a sanctionné les anciens dirigeants de la société de gestion Innoven. En cause, leurs participations prises entre 2005 et juin 2008 dans la société Rockwell Petroleum (RWP), une société non cotée de droit canadien en cessation de paiements en décembre 2008. Ces participations ont été logées dans trois  FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) :  Innoven 1997, 1998 et 1999, puis cédées le 12 septembre 2008, à un prix « surestimé », à plusieurs autres fonds également gérés par la société Innoven, devenue ensuite Ipsa.

Une confidence : je fais partie de ces souscripteurs des fonds Innoven, qui n’ont jamais été remboursés. Réduire vos impôts : à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.


PLACEMENTS DIVERS : LES BONS REFLEXES

Des réflexes basiques s’imposent avant d’investir dans des placements atypiques. Sinon, gare aux mauvaises surprises

Placements divers, placements atypiques, appelez-les comme vous voulez. Si vous souhaitez diversifier votre patrimoine en investissant dans des placements divers :  lettres et manuscrits, oeuvres d’art,  timbres, vin,  diamants ou autres secteurs de niche, panneaux solaires, pourquoi pas. A condition de prendre des précautions, avant de vous engager dans ce type d’opération.

J’en profite pour rappeler les règles de vigilance émanant de l’AMF. «  Ces règles sont valables pour un produit financier et a fortiori pour tout produit  ne relevant pas de la sphère financière régulée » précise le gendarme de l’épargne.

Les 5 recommandations de l’AMF

1. aucun discours commercial ne doit vous faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé. Tout produit affichant un rendement supérieur au taux monétaire (l’épargnant pourra aussi se référer au taux du livret A) comporte a priori un risque sensible ;

2. les informations communiquées par votre intermédiaire doivent être claires et compréhensibles. L’adage « n’investissez pas dans ce que vous ne comprenez pas parfaitement» vous évitera bien des déconvenues ;

3. obtenez un socle minimal d’informations sur les sociétés ou intermédiaires qui vous proposent le produit (identité sociale, pays d’établissement, responsabilité civile, règles d’organisation, etc.) ;

4. posez-vous la question de savoir comment, et par qui, est réalisée la valorisation (prix d’achat ou de vente) du produit proposé ;

5. renseignez vous précisément sur les règles ou mécanismes mis en place qui permettent la revente du produit.

Des déconvenues outre-mer

Depuis un peu plus d’un an, des particuliers ayant investi aux Antilles dans des panneaux solaires afin de profiter du régime Girardin, voient leur placement remis en cause par l’administration fiscale.  Après les placements bateaux qui ont pris l’eau dans la mer des Caraïbes, c’est au tour des panneaux solaires de ne pas remplir leurs promesses.

Evitons de rêver avec des placements au rendement mirifique. Faites moi par de vos expériences.


EXODE FISCAL RECORD EN 2012 ?

Danger :  il y aurait 5.000 exilés fiscaux en 2012, selon les dernières estimations.  Cadres dirigeants, investisseurs, chercheurs se réfugient en dehors de l’Hexagone pour échapper aux fourches caudines du fisc.

A force d’augmenter les impôts, le gouvernement pousse de nombreux contribuables à s’exiler sous des cieux plus cléments.   Dernier en date, notre “Gégé” national s’installe en Belgique.

Sans tomber dans le people, j’apprends que cette année, quelques 5.000 personnes auraient déjà quitté la France pour payer moins d’impôts en 2013, comme le signale le think thank Génération Entreprise.

5 fois plus qu’en 2011

Ce score m’alarme : ce serait 5 fois plus qu’en 2011,  année où seulement 1.000 contribuables avaient quitté l’Hexagone. “ Aujourd’hui ce ne sont plus seulement les grandes fortunes qui quittent la France, mais des chefs d’entreprises, des cadres dirigeants, des investisseurs, des business angels, les chercheurs les plus innovants..” poursuit ce think thank. Ils se réfugient en dehors de l’Hexagone pour échapper aux fourches caudines du fisc.

Ce chiffre record résulte du croisement  de données entre les estimations de Bercy, de cabinets d’avocats fiscalistes, de banquiers, d’assureurs….

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LA COURSE A LA DEFISC ?

Le compte à rebours a commencé pour la course à la défiscalisation. Mieux vaut redoubler de prudence.

10a.jpgPas une journée en cette fin d’année, sans que je sois sollicitée pour effectuer des placements de défiscalisation. Comme la votre, ma boîte mail déborde de courriels alléchants.

Plafond des niches fiscales encore raboté

Argument majeur des vendeurs : l’an prochain le plafond des niches fiscales tombe à 10.000 euros. Alors mieux vaut profiter des 18.000 euros actuels pour investir dans des Sofica, ou pour réaliser un investissement locatif dans le cadre du régime Scellier prolongé jusqu’à fin mars. Peut-être. Mais cette course contre la montre me rend plus que méfiante. Et vous ?

Quelles qualités intrinsèques du placement?

Dans le choix d’un placement, l’avantage fiscal n’est que la cerise sur le gâteau. Le bon réflexe : sans coup de pouce du fisc, quel attrait présente ce placement en terme de rendement ou de plus-value ? Quelle est sa liquidité, si j’ai besoin de réaliser rapidement un arbitrage ? Et comme un cadeau de Bercy n’est jamais gratuit, quels sont les risques ? Quelles sont les contraintes pendant la détention de ce placement ? Inutile de céder aux sirènes de la défiscalisation. L’affaire Apollonia a de quoi faire réfléchir.

En attendant je vous donne rendez-vous début décembre. Dans l’intervalle n’hésitez pas à faire des commentaires sur ce blog.