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IMMO DANS L’OUEST PARISIEN ET ECOLES INTERNATIONALES

Maison à St Germain en Laye (source Barnes)

SI LE MARCHE RESIDENTIEL TOURNE AU RALENTI, LE SECTEUR DU LUXE RESISTE RELATIVEMENT BIEN. EN PARTICULIER DANS LES YVELINES ET LES HAUTS-DE-SEINE

Coup de projecteur sur les acheteurs étrangers à Paris et dans l’Ouest Parisien. Dans la capitale, ils cherchent souvent un pied à terre. « Pour les familles étrangères avec des enfants, la proximité d’un lycée international est primordiale dans leurs choix. Tout comme la desserte comme le RER pour Paris ou la Défense où est implanté le siège social de leur entreprise » explique Aude Nobecourt, directrice Yvelines Nord chez Barnes.

Et de citer, des écoles prestigieuses comme le lycée International de St Germain en Laye ou l’Ermitage de Maisons Lafitte ou encore the British School of Paris à Croissy.

« Expatriées pour une période de 3 à 5 ans, ces familles étrangères préfèrent acheter que louer. En effet, tôt ou tard, elles comptent bien revenir travailler en France. Dans l’intervalle, elles n’hésitent pas à mettre leur maison en location meublée » poursuit Aude Nobecourt. Pas de doute, la présence d’établissements prestigieux permet de limiter la casse. 

Marché de Saint-Germain-en-Laye  

Grâce à son positionnement sur le segment haut de gamme auprès d’une clientèle sensible à la qualité de vie, au charme patrimonial et à la réputation de ses établissements scolaires internationaux, le marché de Saint-Germain-en-Laye se ressaisit. Après une correction de -8 % des prix en 2024, combinée à un environnement de taux d’intérêt plus favorable, le marché local affiche un prix moyen de 7.790 €/m².

Récemment, une belle propriété de 200 m2 sur un terrain de 1.000 m2 située rue Jean d’Arc s’est signée 2,2 millions. Les familles recherchent des biens de 4 ou 5 chambres. Dans ce secteur, les Espagnols et les Anglais arrivent en tête chez Barnes. Avec l’ouverture d’une section chinoise (mandarin) et japonaise, on assiste à une demande asiatique plus forte.

Le XXIe arrondissement de Paris

À Neuilly-sur-Seine, souvent qualifiée de XXIe arrondissement parisien, le marché retrouve un regain depuis le début de l’année, d’après Barnes. Le prix moyen s’y établit à 12 035 €/m², en recul modéré de 4 % sur un an, mais les promesses de vente progressent de +15 % au 1er trimestre 2025. « Toujours recherchée pour sa qualité de vie, ses écoles renommées, ses connexions rapides avec Paris intra-muros et le quartier d’affaires de La Défense borées, Neuilly bénéficie en outre de la présence du bois de Boulogne, » explique Valentine Paillet, directrice de BARNES Neuilly.

Malgré la correction, les prix s’inscrivent au-dessus de la moyenne du marché des Hauts-de-Seine et comparent à ceux des arrondissements familiaux parisiens limitrophes du XVIe et du XVIIe.

A St Germain en Laye comme à Neuilly, il reste à attendre l’effet Trump sur le marché résidentiel et mesurer l’ampleur du départ des Américains vers l’Europe. En particulier la France. Rendez-vous à la rentrée 2025.

Enfin même s’ils sont non résidents en France, les étrangers détenant un bien immobilier dans l’Hexagone doivent le déclarer au fisc. https://mdenoune.com/2025/01/23/fisc-du-rififi-dans-la-declaration-doccupation-des-biens-immobiliers/


A QUAND UN DPE FIABLE?

LE DPE BASHING TOUCHE DE PLUS EN PLUS DE PROPRIETAIRES DETENTEURS DE LEUR RESIDENCE PRINCIPALE ET /OU DE LOGEMENT(S) LOCATIF(S).

Démarrons ce billet de blog par un exemple réel. Suite à un héritage, un couple de propriétaires en passe d’acheter une résidence principale plus grande, envisage de conserver son logement actuel situé près de Paris, pour le mettre en location. Et se constituer un complément de retraite à terme.

Situé au 1er étage, en partie au-dessus d’une porte cochère, ce logement isolé sur le plan thermique affiche un DPE (diagnostic de performance énergétique) F. Ce couperet remet en cause tous leurs plans. Le « banquier » refuse de prendre en compte sur le long terme, les loyers estimatifs sur le marché locatif, pourtant en pénurie. A compter du 1er janvier 2028, les logements étiquetés F ne peuvent plus être mis en location, car ils seront considérés comme non décents.

Résultat : ce couple a vendu quasiment à la casse, son logement énergivore. Il n’avait ni les moyens financiers de le rénover sur le plan énergétique, ni le temps d’attendre que la copropriété décide et mette en œuvre la rénovation énergétique.

LE DPE, UNE INFO CAPITALE

Loin d’être isolé, ce cas révèle l’importance du DPE dans le parcours résidentiel : baisse de la valeur vénale, interdiction de mise en location, difficultés de financement, pénurie locative. D’où la nécessité d’avoir des DPE fiables réalisés par des diagnostiqueurs bien formés. Sur les 10.000 diagnostiqueurs certifiés, beaucoup sont salariés de sociétés franchisées ou non. Certains exercent comme indépendants. Cette activité représente un chiffre d’affaires annuel de 1,5 milliard d’euros ! Dans ce secteur, est-il vraiment nécessaire qu’il existe 7 syndicats professionnels ?

DES DPE LITIGIEUX OU FRAUDULEUX

En mars dernier, la ministre du logement a estimé que 1,7% des 4 millions de DPE réalisés chaque année, posent problème. Ce pourcentage est plus important qu’il n’y parait. Aussi bien pour les DPE faits pour le compte d’un particulier ou d’une copropriété. On parle alors de « DPE collectif ». Le DPE porte une part de responsabilité sur la rénovation énergétique. D’où la nécessité de :

  • renforcer la formation des diagnostiqueurs. Beaucoup de ces techniciens sont issus de la reconversion professionnelle. S’ils n’ont pas le requis de 3 ans en tant que technicien ou agent de maitrise du bâtiment, ils peuvent suivre une session de formation en présentiel ou en visio, de 2 mois !
  • séparer les organismes certificateurs de ceux de formation. Actuellement le conflit d’intérêt n’est pas loin.
  • lutter contre les DPE frauduleux qui fleurissent sur le net. Mon précédent billet sur le DPE PROPRIETAIRES IMMOBILIERS, CONFIEZ NOUS ICI VOTRE EXPERIENCE SUR LES DPE 

RENO ENERGERTIQUE EN COPRO : COUPS DE POUCE FINANCIERS (2)

La rénovation énergétique figure de plus en plus à l’ordre du jour des assemblées de copropriété.

Dans mon précédent billet, j’ai mis un coup de projecteur sur MaPrimeRénov’ Copropriété, qui finance de 30 % à 45 % du montant des travaux selon l’importance du gain énergétique. A cela peuvent s’ajouter des aides complémentaires, comme une prime CEE, voire une prime CEE majorée.

Bien sûr, pour financer le solde de ces couteux travaux, les copropriétaires à l’occasion d’une assemblée générale peuvent mobiliser son fonds travaux, obligatoire depuis 2017.

Des prêts

Pour éviter d’utiliser ce « trésor de guerre », il est possible de recourir un éco-PTZ collectif soumis à une obligation de gain énergétique.

En effet le syndicat de copropriétaires peut souscrire un prêt bancaire collectif, qui peut concerner l’ensemble des copropriétaires ou uniquement ceux choisissant d’y adhérer. L’éco-PTZ est accordé, sans intérêts, jusqu’à 50 000 €/logement sur 20 ans.

Dans la pratique, la décision de recourir à un emprunt doit être votée en assemblée générale, généralement à la majorité absolue (article 25).

Autres solutions : les prêts bancaires. Sans surprise, les banques courtisent les copropriétaires. Ainsi par exemple le Crédit Agricole (Copro 100) ou

Domofinance, filiale de BNP Paribas Personal Finance ou encore EDF peuvent accorder des prêts pour financer tous types de travaux dans les parties collectives.

Une simulation

Voici une simulation établie par Synergiec agissant en tant qu’AMO (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage)

Exemple d’une copropriété de 14 lots à Montpellier, qui à la suite des travaux, a pu passer d’une étiquette

énergétique G à C. Et ce, avec un gain énergétique de 53 % et des économies de 85 344 € sur 7 ans.

Montant des travaux : 421 806 € TTC (soit 30 129 € par lot en moyenne)

Trois types de travaux ont été réalisés :  Isolation,

Chauffage, • Fenêtres + ventilation,

Quote-part pour ces travaux : 30 129 €/lot en moyenne

Subventions par lot : 19 724 €

• 13 750 € (45% de MaPrimeRénov’ Copropriété plafonnée à 25 000€ de travaux + bonus 10% de

sortie de passoire)

• 3 000 € de prime individuelle Anah

• 2 974 € de Certificats d’Economie d’énergie

• Reste à charge : 10 405 €

A noter que pour les propriétaires considérés comme très modestes, 3 000 € de prime individuelle

est accordée.

Prêt :

10 405 € d’éco-prêt collectif à taux zéro, remboursé par des mensualités de 43,35 € sur 20ans.

Donc 6 096 € en économies sur la facture d’énergies en 7 ans, soit 72,57 €/mois.

La rénovation énergétique dans les copropriétés permet de réduire l’empreinte carbone, mais aussi de diminuer les charges récurrentes des copropriétaires. Chaque euro investi dans

L’efficacité énergétique en théorie génère des économies substantielles à long terme. En pratique, le retour sur investissement peut prendre une à deux décennies. 


RENO ENERGERTIQUE EN COPRO : COUPS DE POUCE FINANCIERS (1)

AMELIORER SON LOGEMENT EN COPROPRIETE SUR LE PLAN ENERGETIQUE RELEVE DU PARCOURS DU COMBATTANT

Pour les copropriétaires occupants ou bailleurs, la rénovation énergétique est une bête noire. A la différence d’un détenteur d’une maison en « uni propriété », pas question d’avoir les mains libres pour prendre des décisions. A quoi s’ajoutent des processus de décision très longs et des coûts élevés de travaux. Aux tarifs exorbitants pratiqués par des entreprises RGE  « Reconnues Garantes de l’Environnement », il faut majorer la facture par les honoraires prélevés par les syndics sur les dit travaux. Bref quasiment l’horreur.

Pourtant, les copropriétés doivent s’engager dans une rénovation énergétique afin de répondre aux exigences des propriétaires bailleurs confrontés au couperet de la décence énergétique.

Avec Synergiec, AMO (Assistant à Maitrise d’Ouvrage) financier, faisons dans un premier temps le point sur MaPrimeRénov’Copropriété.

Elle permet de financer en partie, les travaux de rénovation énergétique dans les parties communes des immeubles (isolation par l’extérieur,  remplacement du chauffage collectif….)

Elle est accordée à tous les propriétaires, sans de plafonds de ressources. Mais vous l’obtiendrez si  toutes les conditions suivantes sont remplies :

–  gain énergétique : au moins 35 % ou 50 %,

– d’occupation de l’immeuble (65% ou 75 % de lots ou tantièmes à usage de résidence principale, suivant la taille de la résidence),

– date de construction (15 ans et plus)

– inscription au registre national des copropriétés.

Le syndic la réclame pour le compte du syndicat des copropriétaires. Puis il la répartit entre ces derniers en fonction de leur quote-part.

Selon l’importance du gain énergétique, MaPrimeRénov’ Copropriété finance de 30 % à 45 % du montant des travaux facturés souvent 30% plus cher par des entreprises RGE. Gare à la course à la prime.  

Cette prime est plafonnée à 25 000 € de travaux par logement (dont des primes de 1 500 € ou 3 000 € en cas de « sortie de passoire » pour les copropriétés initialement classées F et G qui, après rénovation, atteignent au moins la classe D.

Dans mon prochain billet de blog, je reviendrai sur les aides complémentaires.

D’ici là, faites-nous part de votre expérience de (co)propriétaire en matière de rénovation énergétique : quels écueils pour décider de la réno énergétique ? quelle durée ? avez-vous fait appel à une entreprise RGE ? quel coût ? votre DPE s’est-il amélioré ? votre bien s’est-il valorisé ?