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IMMOBILIER DE LUXE : PARIS TIENT BON

Malgré l’instabilité gouvernementale qui caractérise notre pays depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, Paris se classe à la sixième positions des grandes destinations internationales.

Cette instabilité fiscale pousse les grandes fortunes à chercher des cieux plus cléments. « On assiste à une nouvelle vague d’expatriation, notamment vers l’Italie et le Luxembourg » confie en privé un responsable de Barnes. Résultat : le volume des mandats de ventes dans ce réseau spécialisé dans l’immobilier haut de gamme augmente de 11% en 2025. « Face à un choix étoffé, les acheteurs se montrent plus sélectifs et exigeants. Et bien sûr, ils font preuve de prudence dans un contexte politico-économico-fiscal incertain » commente Richard Tzipine, Directeur Général de Barnes.

Les amateurs de la french touch

Du côté des acheteurs, on assiste à une forte arrivée d’Américains, soit pour s’installer au bord de la Seine, soit pour s’offrir un pied à terre. Les errements de la politique de Donald Trump les incitent à traverser l’Atlantique.

D’autres étrangers installés à Londres, découragés par la fiscalité locale, s’installent aussi de ce côté de la Manche. En résumé, les acheteurs internationaux restent présents à Paris.

Les arrondissements gagnants…

Toujours selon Barnes, le XVI° réunit de nombreuses qualités.

« Le IX° reste la coqueluche des jeunes aisés souhaitant s’émanciper des quartiers bourgeois. Et le constitue un marché de report du couteux VI° » poursuit Richard Tzipine.  

Après St Germain en Laye qui a réalisé un beau parcours en 2024, Versailles reprend des couleurs.

Dans un contexte de budgets plus maîtrisés, les clients recherchent surtout des appartements de 90 à 100 m2, avec trois chambres.

… et les grands perdants

Dans cette catégorie figurent le VIII°, un arrondissement aux prix excessifs et manquant souvent de vie le soir.

Dans le XVII°, les vendeurs peinent encore à ajuster leurs prix à la baisse.

Boulogne où les prix avaient dépassé ceux du XVI° sud après le Covid, reste encore surcoté.

A Saint-Cloud et à Garches, il faudrait également un ajustement des prix, suite à la flambée post-covid.

Mon précédent billet sur l’immobilier haut de gamme, à la montagne.


ALPES : GROS PLAN SUR L’IMMOBILIER DE LUXE

LA PREPARATION DES JEUX OLYMPIQUES D HIVER 2030 STIMULE LE MARCHE IMMOBILIER APLIN, SELON KRETZ REAL ESTATE

Les 3 Vallées : l’ultraprime au sommet

Plus grand domaine skiable au monde, le domaine des 3 Vallées, reste l’épicentre de l’immobilier ultra premium en montagne.

À Courchevel 1850, les prix oscillent entre 25 000 et 35 000 €/m², avec des sommets dépassant 45 000 €/m pour les biens les plus exceptionnels. Les chalets ultra-luxe, dotés de piscines intérieures, spas, salles de cinéma, ski-rooms et conciergerie, se négocient entre 30 et 80 millions d’euros. Avec la poursuite de la guerre en Ukraine et le train de sanctions qui frappe la Russie, les touristes russes y sont toujours présents, mais se font discrets.

Moins bling-bling que Courchevel,  Méribel affiche des prix élevés mais plus accessibles, avec une demande soutenue pour les chalets contemporains donnant accès aux pistes et proposant des prestations hôtelières.

À Val Thorens, réputée pour sa situation en altitude et son attractivité locative, la rareté des biens individuels contribue à maintenir des prix robustes, souvent supérieurs à 12 000 €/m² pour les biens haut de gamme.

A Megève, au charme intemporel, les prix des chalets haut de gamme se situent entre 12 000 et 18 000 €/m². Les biens les plus prestigieux, dépassent régulièrement les 10 à 20 millions d’euros. En dehors de l’hiver, le golf, la randonnée, les spas et les restaurants haut de gamme animent la station.

Val d’Isère et Tignes : réputées pour leur ski de haut niveau, ces deux stations confirment leur attractivité auprès des familles. Là aussi, l’offre se veut quatre saisons. Même si dans la pratique, elle se limite souvent à deux saisons : l’hiver et l’été.

La Clusaz, Le Grand-Bornand et Manigod séduisent une clientèle française et internationale en quête d’authenticité à des prix plus accessibles que dans les grandes stations de prestige. Sous l’effet conjugué de la rareté du foncier et de l’attrait croissant pour des biens de caractère, le marché se porte bien.

A Saint-Gervais et Combloux, la vue sur le Mont-Blanc, la facilité d’accès et le développement d’infrastructures modernes attirent une clientèle familiale et patrimoniale, avec une demande soutenue.

Que retenir ?  « L’immobilier de luxe à la montagne reste un marché très solide. Les clients recherchent des biens rares, parfaitement rénovés, dotés d’un haut niveau de confort et une expérience quatre saisons. Avec l’arrivée des JO d’hiver 2030 et l’amélioration des infrastructures alpines, nous observons une dynamique durable qui renforce la valeur et l’attractivité des stations les plus recherchées » analyse Alexandre Bruneau, CEO de Kretz Real Estate.

Par ailleurs, pour en savoir plus sur les intérêts russes à la montagne en France.


L’immobilier à la croisée des chemins

En matière d’immobilier résidentiel, toutes les villes ne sont pas logées à la même enseigne.

Comme l’illustre la carte de France que vient de publier la FNAIM, certaines tirent leur épingle du jeu. En revanche, d’autres sont à la traîne. Voire affichent des prix en recul de l’ordre de 5% en euros courants. D’après l’Insee, l’inflation annuelle se chiffre à 0,9% en novembre dernier.

En queue du peloton figurent Brest, La Rochelle, St Etienne et Grenoble.

Incertitudes pour 2026

La FNAIM a beau affirmé que le volume des transactions s’est étoffé l’an dernier, l’année 2026 est actuellement plombée par les incertitudes économiques et géopolitiques. Pas de budget encore voté, des investisseurs découragés, la course effrénée à la rénovation énergétique dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, la poursuite de la guerre sur le continent européen. Certains pans du marché- comme celui des grosses maisons en Ile-de-France ou encore les biens avec travaux – sont sinistrés.

Malgré cela, la FNAIM anticipe une poursuite de la hausse des transactions, à un rythme plus modéré qu’en 2025, avec un volume compris entre 960 000 et 980 000 ventes. Les prix devraient progresser légèrement, de l’ordre de +1 % à +2 %.

Mon précédent billet sur l’immobilier concerne un droit de réponse de Barnes.


IMMOBILIER : DROIT DE REPONSE DE BARNES

Du rififi entre Barnes et la Fondation Jean Jaurès. Ce spécialiste de l’immobilier haut de gamme se désolidarise de la récente étude de cette fondation, intitulée « roue de la fortune » . Voici son droit de réponse.

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« Le 4 septembre, la Fondation Jean Jaurès a publié, sous la plume de Jérôme Fourquet et de Marie Gariazzo, une étude intitulée La roue de la fortune, constitution et transmission des patrimoines dans la France contemporaine. Celle-ci a été largement reprise dans plusieurs quotidiens nationaux.

Un chapitre d’une dizaine de pages, consacré à « la géographie de l’accumulation du capital », repose sur une méthodologie discutable : les auteurs ont retenu l’implantation des bureaux BARNES pour établir leur cartographie des « propriétaires aisés », allant jusqu’à créer un « Indicateur Barnes ».

Barnes tient à préciser qu’elle se désolidarise totalement de cette initiative. Cette utilisation abusive porte préjudice à une société reconnue depuis trente ans pour sa discrétion et son respect absolu de la confidentialité de ses clients. À aucun moment, Barnes n’a été informée ou consultée sur ce projet. La citation attribuée à Thibault de Saint Vincent en page 36 est d’ailleurs extraite de son site internet et utilisée hors contexte.

Au-delà de la forme, c’est surtout le fond qui interroge. L’étude prétend analyser la transmission des patrimoines, mais s’écarte de son objet en multipliant amalgames et raccourcis. Quel intérêt scientifique à pointer les lieux de résidence des CSP+ et des « couches élitaires et possédantes » (sic) ? À Paris, les auteurs vont même jusqu’à répertorier, quartier par quartier, la concentration des « particules » (sic).

Une telle logique, sous couvert de science sociale, fait écho à de vieilles dérives françaises : de la jalousie chronique envers la réussite à la tentation de la chasse aux sorcières, il n’y a parfois qu’un pas. L’histoire nous rappelle combien le glissement de la stigmatisation à la violence symbolique, puis à la violence réelle, peut être rapide.

Barnes tient à préciser qu’elle n’est en rien partie prenante de cette démarche. Fidèle à sa mission, elle continuera à promouvoir une vision positive de la réussite, de la transmission et de l’art de vivre, loin des amalgames et des instrumentalisations idéologiques ».

A mon avis, cette approche de l’étude « roue de la fortune » est malsaine. Mais sans le vouloir, la Fondation Jean Jaurès fait indirectement de la publicité à ce professionnel de l’immobilier. Et reconnait sa spécificité dans le secteur du haut de gamme.

Pour en savoir plus sur cette publication de la Fondation Jean Jaurès mettant en avant notamment la

Géographie de l’accumulation du capital : l’indicateur Barnes

En province : littoral chic, stations de ski d’altitude et Sologne

À Paris : l’axe Montmartre/Bastille/Panthéon comme frontière

La France qui paye l’IFI

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