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PRESERVATION DU PATRIMOINE : QUE FAIT L’ETAT ?

PARADOXE : L’ARGENT PUBLIC EST GASPILLE ALORS QUE DE NOMBREUX MONUMENTS SOUFFRENT D’ UN MANQUE D ENTRETIEN FAUTE DE CREDITS ACCORDES AU MINISTERE DE LA CULTURE.

Photo de Versailles

Un angelot dans les jardins du Château de Versailles

12 millions de visiteurs, c’est la fréquentation enregistrée lors des journées du patrimoine 2015. Pour l’occasion, le Ministère de la Culture et les DRAC (direction régionale des affaires culturelles) avaient ouvert 17.000 sites au public. Avec une première remarquée pour la salle du Congrès de château de Versailles. Bravo pour cette initiative.

Déficit budgétaire sur fond de récession économique oblige, les fonds de l’Etat pour la préservation de nos chefs d’oeuvre s’inscrivent en baisse, comme je le signalais dans un récent article publié dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et intitulé “SOS sauvons le Patrimoine”.

Jugez un peu: depuis 2012, la baisse des crédits de 128 millions d’euros de l’enveloppe de crédits du ministère de la Culture consacrée au patrimoine fait courir un risque supplémentaire d’entretien insuffisant sur de nombreux monuments.

ARGENT PUBLIC GASPILLE

Meudon, promenade
 De somptueux tilleuls à Meudon

 


Coup de gueule. Dans ces conditions, comment s’expliquer le gaspillage de l’argent public sur l’un des plus beaux sites de la région parisienne: l’avenue du Château à Meudon (Hauts de Seine)? La DRAC d’Ile-de-France prévoit d’abattre de somptueux tilleuls ornant cette allée royale, pour les remplacer par des plus jeunes. Situé entre Paris et Versailles, c’est un lieu de promenade favori pour les familles.

Si ce funeste projet est réellement mis en oeuvre, cela aura pour conséquence de détruire un site magnifique, refuge pour de nombreuses espèces animales et protecteur de la santé des habitants. Suivra alors la replantation de petits sujets. Mais il faut patienter au moins un siècle pour retrouver des allées monumentales, comparables à celles actuelles. Quel gâchis ! » me confie Georges Royer du CDAC (Comité de Défense de l’Avenue du Château). Soutenue par de nombreuses associations et de multiples scientifiques et chercheurs, cette association met tout en oeuvre pour sauver les alignements de tilleuls. Sans être écolo, je vous rappelle l’avertissement de Chateaubriand : « Partout où les arbres ont disparu, l’homme a été puni de son imprévoyance ». Réagissez à ce billet.


MANUSCRITS : LES CREANCES REVENDIQUEES

APRES AVOIR DECLARER LEURS CREANCES AUPRES DU MANDATAIRE JUDICIAIRE DE LA SOCIETE ARISTOPHIL, LES VICTIMES DEVRONT EFFECTUER LEUR REVENDICATION DE PROPRIETE. UN VRAI PARCOURS DU COMBATTANT.

 

 

Nouvelle étape dans l’affaire Aristophil. Au nom des adhérents de l’ADILEMA (Association de Défense des Investisseurs en Lettres et Manuscrits), ses avocats déposent samedi 9 mai, près de 300 déclarations de créances auprès de Maître Valérie Leloup-Thomas, mandataire judiciaire de la société Aristophil,

 

Après un véritable parcours du combattant en avril et début mai pour boucler les dossiers, vérifier les pièces, les calculs, l’équipe mobilisée par les avocats de l’association ADILEMA, ont donc pu présenter 300 dossiers pour ces adhérents vivement décidés à se battre jusqu’au bout. Le fait de se regrouper leur procure davantage de moyens pour défendre leurs intérêts.

 

«Nous avons été à la rencontre de dizaines d’investisseurs floués, dans toute la France, pour leur expliquer les procédures et répondre à leurs interrogations. Nous sommes là pour les accompagner, avec l’association ADILEMA», me précise Maitre Philippe Julien du cabinet PDGB.

 

Désormais les investisseurs ont jusqu’au 10 juin 2015 pour effectuer leur revendication de propriété.

Bien sûr, ces délais s’appliquent à tous les investisseurs floués par Aristophil, qu’ils soient ou non réunis en association de défense.

REAGISSEZ A CE SCANDALE ICI.


MANUSCRITS : QUELLE MARCHE A SUIVRE POUR LES VICTIMES D’ARISTOPHIL ?

Avec 18.000 investisseurs floués, 700 millions d’euros d’investissement en jeu, cette affaire va devenir l’un des plus gros scandales financiers de la décennie : le scandale Aristophil.

 

 

 

Dans ces colonnes j’ai surtout évoqué le Scandale Appolonia et les sérieuses difficultés des investisseurs en résidence de tourisme.

Depuis plus d’une décennie, la société Aristophil proposait d’investir dans des manuscrits en indivision en garantissant un rendement de 8% annuel. J’ai consacré un dossier à ce scandale dans le prochain mensuel patrimonial Intérêts Privés.

En cette période de faible taux d’intérêt, des épargnants ont tendance à miser sur des placements atypiques. A leurs frais.

La société Aristophil est mise en redressement judiciaire. De plus elle est mise en examen pour escroquerie en bande organisée et blanchiment de fraude fiscale de ses dirigeants.

 Un tour de passe passe?

Quel est le recours des investisseurs floués ? Agir en justice et s’armer de patience. Pour ce faire, la première association nationale indépendante, l’ADILEMA (Association de Défense des Investisseurs en Lettres et Manuscrits), a vu le jour début mars.

« Nous voulons organiser la défense collective des épargnants dans les procédures pénales et civiles à venir. S’ils le souhaite, en adhérant à l’association de mutualiser les frais de justice pour obtenir de remboursement de leur capital » m’explique Xavier Deroche.

 

UN CALENDRIER SERRE

 

Le compte à rebours a commencé pour les 18.000 investisseurs floués. Pour aider les investisseurs dans le maquis des procédures judiciaires l’association s’est attaché les services de deux cabinets d’avocats, capables d’assister l’association en droit des procédures collectives, droit financier et droit pénal.

« Le nombre, comme la mutualisation de nos moyens de défense nous permettra de peser face au système Aristophil dont les dirigeants ont fait de la complexité des montages financiers, leur modèle économique, au détriment d’investisseurs isolés » poursuit le président de l’association, Xavier Deroche.

 timeline

 

Attention, il ne reste que quelques semaines avant la date de forclusion, début mai pour déclarer les créances et les revendications de propriété auprès des mandataires judiciaires.


BONS PLANS A BRATISLAVA

Avec sa vieille ville aux allures de Prague et son opéra de réputation internationale, Brastilava est une destination idéale pour une escapade.

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Après Berlin, cette fois je vous emmène dans les Carpates à Brastilava. Traversée par le Danube, je suis vraiment restée sous le charme de la capitale de la Slovaquie, située à la frontière de l’Autriche et de la Hongrie et à proximité de la République Tchèque.

Se limitant souvent à une escale de croisière sur le Danube, elle mérite quelques jours de visite. Bien sûr, évitez la haute saison où la foule déversée par des bateaux doit se presser dans ses ruelles pavées. Dans le centre historique de Stare Mesto, j’ai admiré son ancien hôtel de ville dont la partie la plus ancienne remonte au XVI° siècle, , ses maisons aux teintes pastel et ses églises baroques.

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De style art Nouveau, l’Eglise Sainte-Elisabeth arbore des teintes bleutées. Pour la visite des musées, je vous renvoie aux guides touristiques.

 

Une destination musicale

Si vous êtes mélomane, je vous recommande le Théâtre National Slovaque. Dans ses deux bâtiments – l’un de facture classique et un autre d’architecture contemporaine- il accueille une belle programmation d’opéras, notamment la Traviata, Don Juan. A deux pas, la Philharmonie.

 

A Brastislava, en rencontrant Silvie Chaldek, j’ai également découvert la morphopsychologie. Utilisée à titre personnel ou professionnel (pour le recrutement de collaborateurs), cette méthode cherche des correspondances entre la morphologie des traits du visage et la psychologie d’un individu. Etonnant. La médecine chinoise recourt à la « lecture » du visage pour dresser un diagnostic.

 

Conseils pratiques

Pour vous rendre à Bratislava par avion, deux grandes solutions pour les parisiens : un vol direct avec Ryanair au départ de Beauvais, ou un vol jusqu’à Vienne au départ de Paris. Puis liaison en bus ou train ou encore taxi jusqu’à Brastilava (64 km). En saison, un hydrofoil relie Vienne à Brastilava.

 

Même si ce pays a adopté l’euro, ses prix sont ultra compétitifs : moins de 10 euros pour un menu, des places d’Opéra pour le tarif des cinémas sur les Champs Elysées. C’est parfaitement possible de réserver des places directement sur leur site, en vous rendant sur leur version en anglais.

Pour l’hébergement, vous trouverez de beaux hôtels, des chambres d’hôtes très sympathiques et des cafés branchés. Ne manquez pas les vins slovaques de qualité.