THEATRE : RABELAIS A VERSAILLES
Publié : mars 1, 2018 Classé dans : Art | Tags: Rabelais, Versailles Commentaires fermés sur THEATRE : RABELAIS A VERSAILLESUN VRAI SPECTABLE DE TROUPE, ALLIANT THEATRE, DANSE ET MUSIQUE, A L’AFFICHE, A VERSAILLES DEBUT DU 6 AU 11 MARS

Cette fois, je vous emmène au théâtre Montansier de Versailles qui programme du mardi 6 mars au lundi 11 mars, une pièce de Jean-Louis Barrault consacrée à Rabelais.
« En 1968, quelques semaines après le fameux « mois », et donc après son éviction du Théâtre de l’Odéon, Jean-Louis Barrault et sa troupe créaient à Paris, à l’Elysée Montmartre, un spectacle fondamentalement baroque et totalement fou. Le génial directeur de la compagnie Renaud/Barrault s’était attaqué à l’œuvre de Rabelais et osait une adaptation nouvelle et ambitieuse, un parcours ludique et délirant. Il proposait une traversée des cinq livres de l’œuvre de celui qui fut non seulement conteur et romancier mais aussi grammairien, poète, philosophe, médecin, jurisconsulte, astronome, maître suprême en philosophie…
Jamais rejouée depuis 1968, je vois là, avec la complicité des équipes du Studio d’Asnières et du Théâtre Montansier, matière à créer un vrai spectacle de troupe, alliant théâtre, danse et musique » m’explique Hervé Van der Meulen, le metteur en scène.
Pendant un spectacle de deux heures et demie délicieuses, 19 comédiens jouent toute l’oeuvre de Rabelais.
RABELAIS, L’INTEMPOREL
Ici la joie et le vin sont les maîtres de cérémonie. Né 70 ans avant Shakespeare, Rabelais a certes inscrit dans son œuvre toute l’actualité évènementielle et culturel de son temps. Mais par son incroyable imagination, sa verve, sa joyeuseté, sa bouffonnerie, il dépasse ce cadre pour rejoindre l’intemporel et l’universel.
A voir en duo ou en famille, en attendant le mois Molière programmé en juin prochain.
DINARD : BIENTOT LE FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE
Publié : août 4, 2017 Classé dans : Art | Tags: Dinard, film britannique Commentaires fermés sur DINARD : BIENTOT LE FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUELe Festival du film britannique de Dinard se déroulera fin septembre. De l’autre coté de la Manche, le cinéma d’outre manche est en colère.

Sur fond de Brexit, le Festival du film britannique de Dinard se déroulera cette année du 27 septembre au 1er octobre.
« Près de 20% de la sélection parle des migrants. Deux films se déroulent à Calais. Globalement, le cinéma britannique est en colère« , confie Hussam Hindi, directeur artistique de l’événement. Dirigeant depuis 1997 la programmation du Festival de Dinard, ce professeur de cinéma à Rennes, suit de près l’évolution du cinéma britannique. D’ailleurs entre mars et août, il fait sa programmation et voit un maximum de films.
Cette 28° édition sera présidée par Nicole Garcia, l‘actrice et réalisatrice notamment connue pour avoir réalisé « Un week-end sur deux » (1990) ou « Place Vendôme » (1998).
Quant à l’affiche, elle a été signée par Sylvain Garrigues. « Le personnage mis en scène pourrait sortir tout droit d’une réalisation britannique à l’image d’une Maggie Smith ou d’une Judi Dench. Cette femme âgée arbore tatouage et bijou décalé pour marquer une certaine modernité et rébellion, deux thèmes abordés dans de nombreux films britanniques à l’image du dernier Ken Loach Moi, Daniel Blake” m’explique l’équipe du festival à Dinard.
Et si cette charmante anglaise ne sourit pas, n’y voyez pas un caractère acariâtre. C’est tout simplement parce qu’on ne plaisante pas avec l’heure du thé !
PROCHAIN BILLET VERS LA MI- AOUT
HAMBOURG : ENFIN LA PHILHARMONIE
Publié : juin 17, 2017 Classé dans : Art, Immobilier | Tags: Herzog & de Meuron, Philharmonie de Hambourg, Shigeru Ban Commentaires fermés sur HAMBOURG : ENFIN LA PHILHARMONIELA SUPERBE PHILHARMONIE DE L’ELBE A ENFIN OUVERT SES PORTES. VISITE DE CETTE OPERATION PHARAONIQUE A L’ ARCHITECTURE AUDACIEUSE.

L’audacieux mariage de la brique et du verre.
A quelques jours de la fête de la musique en France, j’en profite pour donner un coup de projecteur sur Hambourg. Cette ville hanséatique accueillera les 7 et 8 juillet 2017, les dirigeants du G20. D’ailleurs le dernier jour, ils assisteront à un concert de musique à l’Elbphilharmonie.
Enfin sorti de terre, ce vaisseau fantôme se dresse sur le socle d’un ancien entrepôt de cacao en brique rouge. Impressionnante, sa voile de verre et d’acier se déployant par vagues successives jusqu’au sommet de la toiture, trône jusqu’à 110 mètres de hauteur, en surplomb de l’Elbe.Avec les confrères de l’Ajibat, j’ai eu le privilège de me rendre sur une terrasse privée donnant sur le toit.

Oui, c’est bien le toit
L’architecture est signée par le cabinet suisse Herzog & de Meuron. Spécialiste dans la reconversion du patrimoine industriel, il est déjà intervenu pour la Modern Tate Gallery implantée sur la rive droite de la Tamise à Londres.
Alors que la première pierre a été posée en 2007, cette opération a trainé pendant dix ans. Et surtout son budget a littéralement explosé : d’un devis de 187 millions d’euros, la facture s’est finalement chiffrée à 789 millions d’euros. Pour tenter de limiter les dégâts financiers, une concession a été cédée à un hôtel sous l’enseigne Westin et à quarante cinq luxueux appartements ont été vendus… il y dix ans. Et ce, pour un prix entre 15.000 et 25.000 euros le mètre carré. Nos voisins d’Outre Rhin sont familiers à ce genre de dérapages. Le dernier en date : la construction du nouvel aéroport de Berlin où les dépassements de budget se chiffrent en milliards.
DEUX SALLES DE CONCERT
Situé à l’extrémité ouest du quartier de HafenCity , dans la zone d’entrepôts Speicherstadt inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, le complexe Elbphilharmonie constitue un point de repère architectural et culturel. En empruntant un long escalator, vous atteindrez la plaza ouverte au public et faisant le tour de la base de son imposante façade en verre et jouit de ses 37 mètres de hauteur, d’une vue panoramique sur la ville et le port. « Ayant déjà accueilli deux millions de visiteurs sur la plaza, ce bâtiment est devenu une véritable attraction pour la ville. Les touristes viennent aussi bien du nord que du sud de l’Europe » me confie l’architecte Olaf Bartels.
Ce paquebot géant abrite un auditorium doté de 550 fauteuils, plutôt destiné aux concerts de musique acoustique et une grande salle de 2.350 places destinée aux grands concerts ou spectacles. Comme à l’auditorium de Radio France ou la Philharmonie de Paris ou encore de la Seine Musicale, l’acoustique est conçue par l’architecte japonais Yasuhisa Toyota . J’ai pu l’apprécier en assistant à une répétition dans la grande salle.

La grande salle
Comme au Metropolitan Opera de New-York, les concerts de grande qualité sont quasiment réservés un an à l’avance sur le site de la Philharmonie. Mais pour les autres manifestations moins prestigieuses et programmées en semaine, les mélomanes peuvent tenter leur chance, lors de ventes de dernière minute, en se rendant 90 minutes avant le début du concert, au bureau des ventes de tickets, situé au rez-de-chaussée, à droite de l’entrée. Bonne chance !
VERSAILLES REND HOMMAGE A L’ORIENTALISTE ANDRE SUREDA
Publié : Mai 19, 2017 Classé dans : Art | Tags: André Suréda, musée Lambinet, Versailles Commentaires fermés sur VERSAILLES REND HOMMAGE A L’ORIENTALISTE ANDRE SUREDAUNE EXPOSITION AU MUSEE LAMBINET DE VERSAILLES MET EN LUMIERE LE TALENT DU PEINTRE ORIENTALISTE ANDRE SUREDA.

« Jeune fille berbère assise » années 1920, fusain, lavis et crayons de couleur.
La ville du Roi Soleil vous fait voyager dans les anciennes colonies d’Afrique du Nord en consacrant une exposition André Suréda peintre de l’orient au Musée Lambinet du 20 mai 2017 au 16 juillet 2017. Au total une centaine d’oeuvres à admirer sur 200 m2 de surface d’exposition. D’habitude, cette importante collection d’oeuvres réalisées par l’artiste versaillais au début du XXe siècle en Algérie et au Maroc, « dort » dans les réserves de ce Musée qui consacrera une exposition à l’orientaliste Georges Gasté, à l’automne 2017.
UN ORIENTALISTE DU DEBUT DU XX° SIECLE
Né à Versailles, grand voyageur, et tombé fou amoureux de l’Afrique du Nord à partir de 1910, André Suréda fut un artiste remarqué en son temps. » Ce peintre qui a voyagé dans le monde arabe d’Alger à Jerusalem, nous laisse une oeuvre emprunte d’une certaine religiosité » m’explique Jean-Marie Guinebert, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Versailles. Chaque année, il expose lors du salon des artistes français, au salon d’automne ou au salon des Indépendants, mais aussi aux expositions coloniales de 1906 et 1922, et devient le chantre incontesté d’un orient rêvé qu’il étudie pourtant aussi à la manière d’un ethnographe.
DIVERSES THEMATIQUES
L’enjeu de cette exposition est de comprendre Suréda vu sous différents angles.
° La première salle est consacrée à la famille, à la formation et aux premiers voyages d’André Suréda.
° Sa technique originale et son rapport au colonialisme sont étudiés dans la deuxième salle, qui nous révèle comment Suréda s’intègre dans le mouvement orientaliste.
° La troisième salle suit cet artiste versaillais dans ses voyages, de l’Algérie à la Syrie. Une mise en lumière de son talent d’illustrateur.
° La quatrième salle est dédiée à la représentation de la femme, depuis l’étude jusqu’à l’idéal de la femme rêvée. Le regard d’ethnologue va à l’encontre de communautés religieuses – musulmane, juive, arménienne- d’artisans, d’esclaves, de mendiants, ou encore de musiciens.
Bonne visite dans cette ville culturelle !

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