ALPES : GROS PLAN SUR L’IMMOBILIER DE LUXE
Publié : janvier 10, 2026 Classé dans : Immobilier | Tags: Alpes, Immobilier de luxe Poster un commentaireLA PREPARATION DES JEUX OLYMPIQUES D HIVER 2030 STIMULE LE MARCHE IMMOBILIER APLIN, SELON KRETZ REAL ESTATE

Les 3 Vallées : l’ultraprime au sommet
Plus grand domaine skiable au monde, le domaine des 3 Vallées, reste l’épicentre de l’immobilier ultra premium en montagne.
À Courchevel 1850, les prix oscillent entre 25 000 et 35 000 €/m², avec des sommets dépassant 45 000 €/m pour les biens les plus exceptionnels. Les chalets ultra-luxe, dotés de piscines intérieures, spas, salles de cinéma, ski-rooms et conciergerie, se négocient entre 30 et 80 millions d’euros. Avec la poursuite de la guerre en Ukraine et le train de sanctions qui frappe la Russie, les touristes russes y sont toujours présents, mais se font discrets.
Moins bling-bling que Courchevel, Méribel affiche des prix élevés mais plus accessibles, avec une demande soutenue pour les chalets contemporains donnant accès aux pistes et proposant des prestations hôtelières.
À Val Thorens, réputée pour sa situation en altitude et son attractivité locative, la rareté des biens individuels contribue à maintenir des prix robustes, souvent supérieurs à 12 000 €/m² pour les biens haut de gamme.
A Megève, au charme intemporel, les prix des chalets haut de gamme se situent entre 12 000 et 18 000 €/m². Les biens les plus prestigieux, dépassent régulièrement les 10 à 20 millions d’euros. En dehors de l’hiver, le golf, la randonnée, les spas et les restaurants haut de gamme animent la station.
Val d’Isère et Tignes : réputées pour leur ski de haut niveau, ces deux stations confirment leur attractivité auprès des familles. Là aussi, l’offre se veut quatre saisons. Même si dans la pratique, elle se limite souvent à deux saisons : l’hiver et l’été.
La Clusaz, Le Grand-Bornand et Manigod séduisent une clientèle française et internationale en quête d’authenticité à des prix plus accessibles que dans les grandes stations de prestige. Sous l’effet conjugué de la rareté du foncier et de l’attrait croissant pour des biens de caractère, le marché se porte bien.
A Saint-Gervais et Combloux, la vue sur le Mont-Blanc, la facilité d’accès et le développement d’infrastructures modernes attirent une clientèle familiale et patrimoniale, avec une demande soutenue.
Que retenir ? « L’immobilier de luxe à la montagne reste un marché très solide. Les clients recherchent des biens rares, parfaitement rénovés, dotés d’un haut niveau de confort et une expérience quatre saisons. Avec l’arrivée des JO d’hiver 2030 et l’amélioration des infrastructures alpines, nous observons une dynamique durable qui renforce la valeur et l’attractivité des stations les plus recherchées » analyse Alexandre Bruneau, CEO de Kretz Real Estate.
Par ailleurs, pour en savoir plus sur les intérêts russes à la montagne en France.
IMMOBILIER DE LUXE : UN MARCHE ENCORE EN FORME
Publié : janvier 21, 2023 Classé dans : Immobilier | Tags: Immobilier de luxe 2 Commentaires
(Paris VIIIe – Pont de l’Alma – Vue Seine et tour Eiffel source FEAU)
POUR L’INSTANT LES VOYANTS SONT AU VERT SUR LE CRENEAU DU HAUT-DE-GAMME. COMBIEN DE TEMPS, CE MARCHE SERA-T-IL IMPERMEABLE A LA CRISE ?
Si les professionnels de l’immobilier généraliste font plutôt grise mine en raison du contexte économique, financier ou géopolitique, les spécialistes du haut-de-gamme restent sereins. « L’an dernier, le segment du luxe n’a souffert ni des conséquences du conflit en Ukraine, ni de la hausse des taux d’intérêt, ni des secousses observées sur le marché des actions » assure Charles-Marie Jottras, Président de Daniel Féau & Belles demeures de France. Et de poursuivre : « résilient, le marché haut-de-gamme progresse au rythme des autres actifs de luxe, comment notamment l’art ».
LE RETOUR DES ETRANGERS
Certes l’appétence pour les biens prestigieux situés à Paris, continue. Ainsi par exemple, à deux pas de l’avenue Montaigne, ce 141 m2 proposé à 4,7 millions d’euros a trouvé preneur. Ce pied- à- terre avec de belles salles de réception et deux chambres, situé en étage élevé et avec un large balcon, jouit d’une belle vue sur la Seine, l’Alma et la Tour Eiffel (notre photo).
Chez Féau, près de 40% des transactions ont été réalisées par des étrangers. Les Européens – Anglais, Allemands, Belges et Néerlandais- arrivent en tête. Ils sont suivis par les Américains, qui profitent de la parité favorable du dollar par rapport à l’euro et de conditions d’emprunt plus attractives en Europe.
DES BEMOLS
Toutefois, dans ce tableau presque idyllique, se profilent quelques zones d’ombre.
° Les grands appartements haussmanniens ont du mal à se vendre. Un 200 m2 avec seulement deux chambres, suscite peu d’intérêt.
° Les biens avec de lourds travaux découragent les acquéreurs. Plus question de s’emballer à la première visite. Les entrepreneurs ont des carnets de commandes garnis. Et comme le prix des fournitures devrait continuer de grimper, ils rechignent à s’engager sur un devis définitif.
° Le DPE (diagnostic de performance énergétique) s’invite lors des négociations. Ainsi par exemple à Neuilly-sur-Seine (92) et sans doute ailleurs, les acquéreurs de résidence principale n’hésitent pas à négocier, même dans le luxe, le prix des passoires thermiques. Normal : qu’un couple de cadres supérieurs détienne un bien classé G, il ne pourra pas le mettre en location, en cas d’expatriation.
Résultat : sur le segment des biens compris entre 1 et 2 millions d’euros, il faut s’attendre à un rééquilibrage du rapport de force entre acheteurs et vendeurs. De plus, les biens avec un défaut risquent d’être sanctionnés. L’euphorie du début de l’an passée fait déjà partie des souvenirs.

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