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EVASION : LISBONNE BY NIGHT

Gros plan sur trois quartiers en vogue de la capitale portugaise. A vous de choisir entre discothèques et bars animés ou typiques, pour sortir la nuit, à Lisbonne.

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Vie nocturne animée dans la capitale  portugaise (Turismo de Lisboa)

Une fois n’est pas coutume. Voici mon carnet de voyage à Lisbonne,capitale qui s’étire le long du Tage. Mais attention aux vols, en particulier dans le mythique tram n° 28.

En cette fin d’après-midi d’automne, je souhaitais imiter les Lisboètes en mettant le cap sur le belvédère de São Pedro de Alcântara pour profiter de la superbe vue  sur la ville basse (Baixa) et le Tage. A l’heure de l’apéro, je vous suggère d’arpenter le quartier historique du Bairro Alto : bars à vin, taverne, bars à cocktails… Prenez le tram n° 28 pour y accéder .Mais attention, c’est le repère des pickpokets d’origine roumaine, qui sévissent également dans le métro à Paris. Mon portefeuille ayant été volatilisé, j’ai dû faire une déclaration de vol à la « police touristique » ou esquadra de turismo située à la Place des Restauradores, à coté de l’Office du tourisme.

 

CAIS DO SODRÉ

Après cet épisode fort désagréable, je suis des amis portugais pour  mettre le cap sur les bars de la Rua do Norte, la Rua da Atalaia et de la Rua do Diário de Notícias.  Amateurs de fado, de cocktails, de world music et d’électro se côtoient dans la bonne humeur. L’occasion de  grignoter les fameux  petiscos tout en sirotant une bière blonde locale : la Sagres et la Super Bock.

Autre suggestion pour les noctambules : se retrouver à Cais do Sodré, cet ancien fief de marins est aujourd’hui devenu un spot très recherché par les locaux.

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(Turismo de Lisboa)

DOCKS DE SANTO AMARO & ALCÂNTARA

Pour vivre une nuit de clubbing à Lisbonne, c’est aux anciens docks qu’il faut se rendre. A l’Ouest du centre-ville, juste en-dessous du Pont du 25 avril, rendez-vous sur les Docas de Santo Amaro et de Alcântara, ces entrepôts de pêche transformés en cafés-clubs cool et restaurants branchés. Cette fois, prenez le le tram n°15 au départ de Praça da Figueira.  La soirée démarre sur les docks de Santo Amaro, par un dîner de poisson et de fruits de mer.
Les docks d’Alcântara s’éveillent  bien plus tard dans la nuit. Dans l’ancienne zone portuaire de Lisbonne vit alors au rythme du rock, salsa, blues, world music, bars karaoké. Le bon air du Tage en plus !


CULTURE : QUEL IMPACT SUR LE TOURISME ?

Culture peut rimer avec tourisme d’affaires. A condition  pour une destination de proposer des infrastructures adéquates : hôtels, lieux, centres de congrès. Expérience à Marseille.

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Incentive dans le quartier du Panier à Marseille (Crédit : Cédric Helsly)

Souvent décriée par les médias français, Marseille profite dès maintenant des retombées liées aux manifestations qu’elle accueille comme capitale européenne de la culture 2013. En venant de passer quelques jours dans la cité phocéenne, j’ai bien sûr visité le Mucem et le superbe Fort St Jean. J’ai croisé de nombreux visiteurs. Et pas seulement d’origine européenne. A ces touristes loisirs, s’ajoutent les visiteurs en déplacement pour des séjours professionnels, comme des congrès.

Qu’il soit de loisir ou d’affaires, le « tourisme » constitue un marché qui se « travaille » en termes de marketing, d’autant plus que la concurrence dans ce domaine est mondiale.  Pour valoriser la destination France auprès des acteurs internationaux de l’industrie des événements professionnels, Atout France a convié début octobre, à Marseille 140 décideurs étrangers. Cette manifestation, qui s’est déroulée essentiellement dans le superbe palais du Pharo surplombant la mer a été ponctuée de work-shop et d’un forum intitulé « La culture : un atout pour le secteur des rencontres et événements professionnels ? ».

Ouverture à l’autre

« Se situant à la frontière entre l’économie et la culture, les préoccupations d’argent et les valeurs spirituelles, le tourisme doit s’imprégner des valeurs se trouvant au coeur de la culture : la curiosité, le respect, la rencontre » signale Jérôme Clément, ancien Président de la chaîne de télévision ARTE.

Depuis 4 ans, Marseille prépare ce grand rendez-vous. « Une Capitale Européenne de la Culture implique de réaliser des infrastructures avec une logique de durabilité des équipements et participation des citoyens» remarque Jean-François Chougnet, Directeur général de Marseille-Provence 2013.

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Soirée privée au Fort St Jean, relié au MUCEM par une passerelle (Crédit : Cédric Helsly)

Comme dans un monde instantané et planétaire, il n’est pas toujours facile de se démarquer des autres destinations, il faut créer des événements. Comme par exemple, dans le cinéma, le festival de Cannes, qui largement contribué à la réputation de cette ville hors de frontières. Et devrait lui permettre d’attirer de nouveaux marchés émergents tels que la Chine par exemple.

 En conclusion de Christian Mantei, Directeur général d’Atout France me confie : « Plus de la moitié de la demande internationale pour la destination France est portée par son attractivité culturelle. L’offre culturelle pour les visiteurs internationaux n’est pas seulement constituée par notre patrimoine architectural de notre pays. C’est aussi la créativité des industries culturelles, la vitalité du spectacle vivant, les festivals largement repartis sur le territoire, les évènements».

Recevant déjà un million de visiteurs par an, Marseille accueillera sans doute encore davantage de touristes à l’avenir. Lorsque vous serez dans la cité phocéenne, ne ratez pas le marché aux poissons animant chaque matin, le Vieux Port (vidéo).

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NORVEGE : VOYAGER A BORD DE L’EXPRESS COTIER (2)

De superbes escales ponctuent  la route maritime de l’Express Côtier en Norvège. Voici les principales étapes du trajet au départ de Bergen jusqu’à Kirkenes, soit la traversée Sud vers le Nord. D’autres escales sont prévues dans le parcours Nord vers le Sud.

Panorama sur le Geirangerfjord, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO

Un voyage maritime à bord de l’Express Côtier, exploité par Hurtigruten, ne fait pas seulement rêver les étrangers. Comme le placement des passagers est libre au restaurant lors du déjeuner, c’est un moment privilégié pour nouer connaissance. Une quadra en compagnie de son père me confie : « Pour nous norvégiens, c’est une ligne de légende, à emprunter au moins une fois dans sa vie ».

Trente quatre escales ponctuent le trajet départ de Bergen jusqu’à Kirkenes, soit la traversée du Sud vers le Nord et celle du  Nord vers le Sud. Lors des escales, deux possibilités. Visiter en solo ce qui limite les possibilités compte tenu de la durée relativement courte des escales. Au mieux quelques heures. Ou acheter des excursions lors de la réservation de son voyage ou à bord. Seul hic, leur prix relativement élevé, ce qui peut constituer un second budget de voyage.

Hurtigruten - carte express cotier

Les escales de l’Express Côtier

Cependant certaines visites restent incontournables. C’est le cas par exemple le Geirangerfjord, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et où la croisière ne peut s’effectuer qu’à la belle saison. Le navire jette l’ancre dans la mer de Norvège et un autre bateau l’aborde pour recevoir les passagers et les conduire à quai à Geiranger. Ce fjord s’étend sur plus de 100 km de Geiranger à Alesund.

Une fois débarqués, avec les passagers ayant pris cette excursion nous empruntons la route des Aigles, afin de profiter de vues magnifiques sur ce fjord. Changement de décor lorsque nous prenons le ferry jusqu’à la gorge de Gudbrandsjuvet, zone alpine. La balade se termine par la descente de la route des Trolls, avec ses 11 lacets menant au fond de la vallée. Crise de l’euro oblige, notre guide est grec !

Suivent deux escales où nous découvrons la ville tous seuls. Alesund réputée pour ses bâtiments Art Nouveau. Et pour la petite histoire, cette ville fut détruite par un incendie en 1904, puis reconstruite dans le style du début du siècle dernier. Les façades ont du charme, mais ne valent pas celles de Tallinn en Estonie.

Trondheim et ses docks transformés en habitation

Trondheim, l’ancienne capitale historique, fut fondée par le roi Viking Olav Tryggvason dès 997. Elle abrite la cathédrale Nidaros, l’un des plus beaux monuments de l’art gothique d’Europe du Nord. Dans un musée adjacent, nous admirons des couronnes royales et nous contentons des légendes en anglais.

Au bout d’un certain temps de navigation, nous franchissons le cercle polaire arctique, cette ligne  qui  traverse la péninsule scandinave, (Norvège, Suède et Finlande), l’Islande, le Groenland, le nord de la Russie et le nord du continent américain (Canada et Alaska). Situé sur le parallèle de 66° 33′ 44″ de latitude nord, il s’agit de la latitude la plus méridionale. A ce niveau, en théorie, il est possible d’observer le soleil de minuit dans l’hémisphère nord. En pratique, en raison du temps nuageux, nous n’avons pas pu admirer le soleil de minuit.

Puis nous faisons escale à Tromso, un port implanté à proximité de l’océan Arctique. Construite en 1965 sur un promontoire,  la  » cathédrale arctique  » de Tromso n’est qu’une église.  Cet « Opéra de Norvège », en comparaison à l’Opéra House de Sydney est bien visible par sa couleur immaculée et sa forme dépouillée. Je préfère nettement la cathédrale de Tromso, la seule cathédrale en bois de Norvège, plus authentique.

Le Cap Nord, le point le plus septentrional du continent. Plus que cet endroit de bout du monde, très venteux, c’est le trajet y menant qui en vaut la peine. Pour arriver sur ce plateau situé à 307 mètres au dessus de la mer, nous traversons pendant près d’une heure, des espaces très arides, sans aucune végétation. Seul bémol : depuis quelques années, le Cap Nord est exploité comme une attraction touristique, ce qui en gâche un peu le charme. Cependant ce voyage à bord de l‘Express Côtier restera un grand moment à renouveler. Sans doute vers mars-avril : certes les température sont nettement plus basses qu’en été. Mais à cette période, nous aurons peut-être la chance d’observer les aurores boréales au Nord.  Cette destination vous tente : rendez-vous sur  le photoblog d’un fin connaisseur de l’Océan Arctique.

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Le Cap Nord (Copyright Gerhard Schlecht)


NORVEGE : VOYAGER A BORD DE L’EXPRESS COTIER (1)

Sans complaisance, mes impressions  sur mon voyage maritime avec Hurtigruten en Norvège. Départ de Bergen pour atteindre Kirkenes, un port situé au delà du cercle polaire et du Cap Nord.

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 Longueur: 108m, largueur maximale: 16,5 m et tirant d’eau de 4,7 mètres.

Eté oblige, cette fois je vous emmène en Norvège à bord d’un navire Hurtigruten pour découvrir les fameux fjords.

Plus qu’une croisière, il s’agit d’une expérience. Loin des clubs de vacances flottants embarquant des milliers de passagers, les navires de l’Express Côtier exploités par cette compagnie norvégienne fêtant actuellement ses 120 ans remplissent une triple mission au départ de Bergen et jusqu’à Kirkenes, à la frontière russe : transport public de passagers, de marchandises et de touristes.

Ses douze navires sont conçus dans le même esprit : ici pas de boîte de nuit, ni d’animation de groupe. Et surtout leur capacité reste raisonnable.  Par exemple seulement 294 couchages (pour 149 cabines) sur le MS Vesteralen à bord duquel nous avons embarqué. Ou 640 couchages pour le r Trollfjord. Par rapport aux navires de l’ancienne génération, les récents bénéficient d’une piscine et d’un jacuzzi. Rien de comparable par conséquent avec les clubs de vacances flottants d‘autres compagnies.

Début juillet, nous embarquons à Bergen pour profiter du soleil de minuit, qui éclaire cette région une bonne partie de l’été. Que l’on effectue le trajet Sud vers le Nord, ou vice-versa, le ton est donné dès la première réunion d’information animée par l’officier Egbert Pijfers. « Vous faites avant tout un voyage pour admirer la nature et les paysages. Trente quatre escales ponctueront notre trajet allant du Sud vers le Nord et revenant du Nord vers le Sud. Comme le bateau est ponctuel, nous n’attendons pas les retardataires. Ils devront nous retrouver à l’escale suivante.

Question météo, dans la Norvège du Nord, il s’avère difficile de faire des prévisions. Rien n’est garanti. Une fois, en raison d’une tempête de neige, une excursion vers le Cap Nord a dû être annulée en juin ».

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L’officier Egbert Pijfers veille sur les passagers

Après ces observations, nous sommes rassurés en apprenant que le Gulf Stream réchauffe la côte norvégienne. Même après avoir passé le cercle polaire, les températures restent clémentes en se situant autour de 18° la journée.

L’Express Côtier propose une large palette d’excursions. Je reviendrai sur le sujet dans mon prochain billet. En attendant, je vous fais partager mes impressions.

LES MOINS

° Le coût de la vie en Norvège, largement deux fois supérieur à celui de la France. En juillet 2013, il faut 7 couronnes norvégiennes pour un euro.

° La taille des cabines. Sur les navires de l’ancienne génération, les lits superposés sont nombreux. D’où l’intérêt de bien se renseigner sur le type de cabine réservée.

° Les liaisons aériennes de SAS ou Air France, avec la France nécessitant souvent des escales pour les destinations secondaires, c’est-à-dire en dehors de la capitale Oslo. Mais la situation est en train de s’améliorer avec les dessertes effectuées en vol non stop Paris-Bergen par la compagnie Norwégian Airlines. Et demain par Transavia.

LES PLUS

° Une expérience sur l’Express Côtier, c’est avant tout un enchantement. Les paysages sont splendides et impressionnants. Bien emmitouflés, on apprécie en duo ou en famille, la pureté de l’air, la progression entre les îles basses et plates, la beauté spectaculaire des fjords.

° Un vrai voyage maritime. Dans les îles les plus reculées, l’arrivée de l’Express Côtier constitue un véritable événement. Auparavant, les navires de la ligne transportaient même le courrier. Aujourd’hui, il s’agit de marchandises.

° La possibilité moyennant un supplément de fractionner son itinéraire.  Par exemple en s’attardant à Svolvaer, principale ville de l’archipel des Lofoten, ou à Tromso, camp de base des explorateurs de l’Arctique.

° Le charme des navires de l’ancienne génération avec leurs boiseries et leurs cuivres.  De plus, avec un tirant d’eau réduit, ils accostent très facilement.

Geirangerfjord

Admirer les fjords depuis le pont du bateau

° La qualité de la table. Une carte de vins chère, mais une grande variété de plats chauds et froids. Un superbe buffet de poissons : saumon fumé, truite saumonée, harengs, flétan, morue, maquereau, sans oublier les crevettes. Vive le petit déjeuner scandinave avec ses poissons fumés ou séchés.

° L’ambiance cosmopolite. Jusqu’à une douzaine de nationalités peuvent embarquer. Certes beaucoup de germanophones (allemands, autrichiens, suisses allemands), mais aussi des francophones et des anglophones (anglais, américains, australiens). Pour les norvégiens, comme pour les étrangers, l’Express Côtier est véritablement une ligne maritime de légende.

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