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RESIDENCES DE TOURISME : QUELLE RENTREE ?

LA SITUATION DES INVESTISSEURS PRIVES VARIE SELON LES EXPLOITANTS DE RESIDENCES DE TOURISME :, LES LOYERS PEUVENT ETRE VERSES, SUSPENDUS OU REPORTES.

 

Une fois les vacances d’été terminées, l’heure est au bilan pour les professionnels du tourisme durant cette période si particulière. A la mer et même à la montagne, ils ont fait une belle saison. Par exemple Marseille a enregistré une fréquentation en hausse de 30%. Pas de doute, les résidences gérées destinées aux vacanciers ont pu tirer leur épingle du jeu. En revanche la situation peut être plus compliquée pour celles tournées vers le tourisme d’affaires. Encore qu’avec la fermeture de quelques hôtels dans leur secteur, certaines ont accueilli nombre d’actifs en déplacement professionnel.

 

L’impact de cet environnement sur les investisseurs privés varie en fonction de la politique de communication et du mode de répartition des loyers des exploitants . A notre connaissance seule la société ApartCity procède à la mutualisation de ses loyers.  Les recettes de toutes les résidences sont donc reversées, après déduction des frais, aux propriétaires de murs. Afin de répartir les risques locatifs,  les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) pratiquent depuis leur création, cette gestion mutualisée.

Chez Appart City, les investisseurs devront patienter quelques mois afin de connaître leur sort. « Depuis le 24 juin 2020, un conciliateur a été nommé par le Tribunal de Commerce chez Appart City. Le conciliateur dispose d’au moins trois mois pour faire des propositions aux bailleurs » commente un proche du dossier.

 

GESTION NON MUTUALISEE

 

En revanche, les autres exploitants effectuent une gestion locative résidence par résidence. A ce jour, des gestionnaires comme Belambra, Artès Tourisme, Nexity Studéa et Garden City restent vertueux en réglant la totalité des loyers aux bailleurs.

D’autres exploitants ont déjà obtenu ou sont en cours d’accord pour un « partage équitable » des pertes. Cette négociation passe généralement par le biais de l’association des propriétaires de la résidence. François Bouché, directeur général du groupe Lagrange m’explique : « une des clauses de nos baux prévoit la suspension des loyers en cas d’entrave administrative à l’ouverture de nos résidences, clause que nous appliquons pour la période du 14 mars au 2 juin 2020. Dès le 30 mars, nous avions communiqué avec les propriétaires pour leur expliquer cette situation en indiquant que nous reviendrions vers eux dès que nous aurions un peu de visibilité. Le 16 juin, soit quelques jours après les annonces gouvernementales de fin de confinement, les propriétaires ont reçu un nouveau courrier leur précisant les modalités de traitement de leurs loyers durant cette crise sans précédent : reprise du paiement des loyers à 100% dès le 2 juin, clause d’ajustement proportionnelle au chiffre d’affaires au terme de la saison été ou hiver en fonction des résidences, clause de retour à meilleure fortune en 2021 » .

 

MORATOIRE OU/ET ABANDON

Détenue conjointement par le groupe Accor et Pierre et Vacances, l’exploitant de résidences d’affaires Adagio, a « supprimé » les

loyers du 21 mars au 13 juin, dates de fermeture des résidences. Avec une possibilité de récupérer jusqu’à 50% de cette perte sur les 2 années suivantes, en cas d’augmentation du chiffre d’affaires par rapport à 2019.

En moyenne, Zénitude demande à ses bailleurs 3 mois de franchise, sans préciser s’il s’agit d’une annulation ou d’un report. De son coté, Estudines du groupe Réside Etudes, a suspendu le versement des 3 mois de loyers au titre du second trimestre et devrait communiquer sur un échéancier des loyers.

Le groupe Pierre et Vacances n’aurait pas réglé les loyers entre le 14 mars et le 11 juillet, soit 4 mois de suspension. Les impayés de loyers atteindraient même 6 mois chez Résidhome du groupe Réside Etudes.

 

Mon précédent billet de blog a suscité de nombreux commentaires. N’hésitez pas à réagir de manière concise sur ce billet.

 

Belle rentrée et bon courage à vous.

 

 

 


VIVE LA VENTE EN LIGNE ?

VOICI L’INCROYABLE PARCOURS D’UNE PETITE CAMERA POUR ORDINATEUR COMMANDEE EN LIGNE. ET SANS DOUTE EN SOUFFRANCE A CDG

 

 

 

Coup de gueule. Sur le site de la FNAC, je commande une caméra d’une trentaine d’euros pour améliorer mes visio conférences.

A l’instar d’autres distributeurs, la Fnac commercialise des produits informatiques en stock et d’autres, proposés par des « vendeurs partenaires ». Et là, c’est la bouteille à l’encre, malgré une livraison prévue entre 10 et 20 jours.

En tant que client, le 25 mai je règle en ligne cette commande. Près d’un mois après, elle n’est toujours pas livrée. Dans l’intervalle, elle s’est baladée à Schengen (près de Canton),  Hong-Kong, Luxembourg ville, Roissy….

Et surtout je n’ai aucun recours contre la FNAC. Malgré les messages de réclamation, elle estime que passé un certain délai, le colis est déjà arrivé à bon port !

Il ne reste qu’à se contenter de la série de message du SUIVI.

  • Jun 19 2020 10:24 am

Departure from inward Office of Exchange

4px ROISSY COURRIER INTERNATIONAL

  • Jun 19 2020 09:24 am

Arrival at inward Office of Exchange

4px ROISSY COURRIER INTERNATIONAL

  • Jun 14 2020 08:00 pm

Departure from inward Office of Exchange

4px ROISSY COURRIER INTERNATIONAL

  • Jun 14 2020 07:00 pm

Arrival at inward Office of Exchange

4px ROISSY COURRIER INTERNATIONAL

  • Jun 14 2020 06:15 am

Departure from inward Office of Exchange

4px ROISSY COURRIER INTERNATIONAL

  • Jun 14 2020 05:15 am

Arrival at inward Office of Exchange

4px ROISSY COURRIER INTERNATIONAL

  • Jun 03 2020 05:58 pm

Departure from outward Office of Exchange

4px Luxembourg D LOGISTICS

  • Jun 03 2020 08:29 am

Posting / Collection

4px Luxembourg D LOGISTICS

  • Jun 01 2020 11:06 am

Arrived at the destination airport

4px LUX, Luxembourg

  • Jun 01 2020 11:06 am

Arrival of goods at destination airport

4px LUX, Luxembourg

  • Jun 01 2020 03:01 am

shipment departed from airport of origin country

4px HKG, Hong Kong

  • May 30 2020 09:50 pm

Hand over to airline.

4px HKG, Hong Kong

  • May 30 2020 08:11 am

2020-05-30T08:11:54

Depart from facility to service provider.

4px 深东凤岗仓

  • May 30 2020 07:37 am

Depart from facility to service provider.

4px 深东凤岗仓

  • May 29 2020 11:00 pm

Shipment arrived at facility and measured.

4px Huanancheng, Shenzhen, China

  • May 29 2020 11:00 pm

4PX picked up shipment.

4px Huanancheng, Shenzhen, China

La date et l’heure sont généralement locales par rapport à l’emplacement de contrôle.

 

Moralité : évitez les achats ne figurant pas dans le stock du distributeur en France. Bien sûr, les gros achats sont à proscrire.  Et ce, bien que l’e-commerce poursuive son essor. Selon Nielsen, le taux de pénétration de l’e-commerce dans les produits de grande consommation a pratiquement doublé en un an en France. Il est passé de 5,7% à près de 10%.


IMMOBILIER DE MONTAGNE : CHERE RENOVATION

EXIGEANTS, LES VACANCIERS RECHERCHENT DES APPARTEMENTS EN ALTITUDE FONCTIONNELS ET REMIS AU GOUT DU JOUR. ENCORE FAUT IL INCITER LES PROPRIETAIRES A LES RENOVER.

 

valmeinier-1

 

Dans son dernier rapport remis en février 2018, la Cour des Comptes se penche sur l’avenir des stations des Alpes du Nord face au réchauffement climatique. Elle insiste notamment sur la nécessité d’améliorer l’hébergement touristique.

La fin des dispositifs de défiscalisation – Dispositifs dits « Demessine » et « Censi Bouvard »  tend à réduire l’offre

d’hébergement locatif. « Selon les massifs, le taux annuel de sortie des lits touristiques des réseaux commerciaux professionnels est estimé entre 1 et 5 % : compenser cette érosion nécessiterait de créer jusqu’à 5 000 lits chaque année, pour un coût estimé à 100 Millions d’euros environ » précise la Cour des Comptes dans son rapport. Mais le lancement de nouveaux programmes immobiliers se heurte aux contraintes de disponibilité du foncier, comme l’illustre l’annulation à plusieurs reprises du PLU (plan local d’urbanisme) de Saint-Bon-en-Tarentaise ou de Tignes.

 

Comme vous, propriétaires dans des résidences de tourisme en altitude, je pense qu’il faut sérieusement ralentir la construction dans les stations. D’autant que les nouveaux programmes ont tendance à cannibaliser les résidences plus anciennes, ce qui se ressent au niveau de leur taux d’occupation.

« La plupart des stations cherchent donc à augmenter la fréquentation des lits existants plutôt qu’à développer de nouvelles capacités d’accueil »  poursuit la Cour des Comptes. D’où la nécessité de réhabiliter l’hébergement existant.

Depuis des années, des tentatives ont vu le jour pour donner un coup de neuf au parc de logements vieillissants. Avec les ORIL (Opération de rénovation de l’immobilier de loisir), la collectivité peut octroyer des aides directes aux propriétaires en vue d’une rénovation, assorties d’un engagement de location via une agence immobilière pour une durée minimale de 9 ans. Perçues comme trop contraignantes, les ORIL n’ont pas réussi leur challenge.

UN ARCHITECTE A MINI PRIX

Plus récemment,  la société d’économie mixte Savoie Stations Ingénierie Touristique, présidée par l’ancien député Michel Bouvard et co-auteur du régime de défiscalisation, a mis au point le guichet unique Affiniski. Lorsque les stations de montagne y adhèrent, les propriétaires peuvent traiter avec « un architecte d’intérieur à prix mini ». A ce jour, le dispositif Affiniski se déploie sur le territoire de 34 stations situées dans les Alpes du Nord, les Alpes du Sud et les Pyrénées.

Avec des loyers souvent revus à la baisse et la perspective de procéder à la rénovation énergétique de leur bâtiment, quel sera l’intérêt des investisseurs pour décider du lifting- pourtant souhaitable- de leur appartement à la montagne ? A quand un coup de pouce fiscal pour la rénovation intérieure ?

 

DONNER VOTRE AVIS ICI

 

 

 

 


APPART CITY : LE BILAN A MI-MARS

L’EXPLOITANT DE RESIDENCES URBAINES APPART CITY PROPOSE A UN PEU PLUS DE 10.000 INVESTISSEURS DE SIGNER UN NOUVEAU BAIL AVANT LE 1ER AVRIL 2017. LE POINT AU 16 MARS

 

Le compte à rebours a bel et bien commencé chez Appart City. Normalement les 13000 investisseurs de biens situés dans des résidences urbaines pilotées par cet exploitant ont jusqu’au 31 mars 2017 pour signer un nouveau bail. A deux semaines de la date fatidique, il semblerait que les investisseurs de seulement une trentaine de résidences sur la centaine de ce parc d’appart hotel, se soient ralliés aux nouvelles conditions financières proposées par Appart City. Par conséquent, l’objectif est loin d’être atteint. De bonne source, voici les derniers résultats au 16 mars.

« Sur les 36 résidences affichant un retour de 75%, 10 résidences ne verraient leurs loyers ne baisser que de 5% . Le solde, soit 26 résidences auraient signé les nouveaux baux.Pour gonfler les chiffres Appartcity a comptabilisé les résidences à 0%, cest à dire hors accord, soit une douzaine……pour linstant.car une résidence du sud de la France aurait négocié sa sortie du groupe ».

Le rythme des signatures s’essouffle donc comme prévu, car seulement 150 beaux ont été retournés la dernière semaine.

Certes 60% des propriétaires, clients d’un des quatre avocats ayant rédigé ce fameux accord, ont signé le nouveau bail… Mais 92% des propriétaires ayant un autre avocat n’ont pas signé le nouveau bail!..

 

Que se passera t il en avril ?

Il est probable que la direction d’Appart City organise des réunions in situe pour convaincre les bailleurs récalcitrants à adhérer à son nouveau plan de survie.

En attendant, nombre d’investisseurs enregistrent de sévères retards de loyers, et les assignations et saisies continuent….. « Appartcity nest pas en mesure de reprendre le paiement régulier des loyers mensuels à partir de décembre dernier, comme il sy était engagé…Quant aux arriérés, il faudra encore attendre probablement » regrettent des investisseurs. Pour les propriétaires n’ayant pas assigné, les retards atteignent facilement 1 an. Dans le même temps, ces particuliers doivent faire face à leurs mensualités de remboursement.

 

Le nouveau bail contreversé

Dans ces colonnes, j’ai souvent insisté sur les particularités du nouveau bail proposé par Appart City confronté à des difficultés financières. Des avocats fiscalistes de renom restent très réservés sur ce nouveau dispositif. Leurs arguments ? « Laccord temporaire de réduction des loyers et ladaptation provisoire du loyer constituent des notions complexes, voire nébuleuses ». Surtout, le nouveau dispositif exposerait les investisseurs à des risques fiscaux. En s’appuyant sur la jurisprudence, l’administration pourrait être tentée d’affirmer qu’en renonçant à percevoir les loyers qui leurs  sont dûs pour pallier les difficultés financières de l’exploitant, ils interviennent dans l’activité commerciale de ce dernier. A ce titre, leurs avantages fiscaux pourraient être remis en cause.