Recherche

MEDICHARME : VOS REACTIONS

DEGRADATION DE LA QUALITE DES SERVICES RENDUS AUX RESIDENTS ET MANQUE D’INFORMATIONS DES FAMILLES FIGURENT PARMI VOS REACTIONS .

Suite à mon dernier billet de blog sur la situation fragile de Médichame, voici vos réactions de proches des résidents dans ces EHPAD.

« Nous sommes un certain nombre de familles à attendre les résultats des enquêtes de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF)  dépendant du ministère des solidarités et des familles. Nous avons fait plusieurs signalements aux Agences régionales de santé (ARS) et aux départements concernant les manquements dans la prise en charge de nos parents.

En 5 ans ce groupe a grandi très vite, trop vite sans doute, en négligeant le bien- être de ses résidents, mais aussi la qualité de leur suivi médical.

En 2022, il y a eu le scandale de l’EHPAD La Roseraie à Livry Gargan (Seine St Denis). Puis le journal Sud’ Ouest a informé ses lecteurs sur des problèmes en Lot et Garonne, l’année dernière. Des soignants ont fait une longue grève et continuent à se battre près de Niort (Deux Sèvres) .

A propos de l ‘alimentation des résidents, il y a beaucoup de reproches sur la qualité, mais aussi la quantité de la nourriture pour les repas et les goûters ».

L’omerta règne à tous les niveaux

Les proches des résidents de ces EHPAD multiplient les reproches. « Manque d ‘ informations sur les incidents concernant les résidents qui ne sont plus lucides, mensonges sur leur état de santé. Ces constats se vérifient lorsque nous demandons le dossier médical, après le décès.

Il faut remplir à tout prix, aucune chambre ne doit être vacante. Je pense que c ‘est le cas dans plusieurs départements. Je suis, également, en contact avec d ‘anciens directeurs et soignants qui ont décidé de ne pas se taire ».

Le constat des proches des résidents

« Depuis le rachat de plusieurs EHPAD par le groupe Médicharme, la situation s’est dégradée . Nous constatons un turn over du personnel dont les infirmières coordonnatrices, ce qui entraine des problèmes dans le suivi médical. A quoi s’ajoutent un appel massif aux intérimaires, dont certains sont mal formés. Autres constats : des problèmes d ‘alimentation, le manque d’expérience dans le médico- social de certains salariés, peu d ‘animations pour les seniors et surtout aucune transparence envers les familles. Avant ces EHPAD étaient, une référence dans le département. Aujourd’hui de nombreuses familles sont très en colère car le seul objectif de cet exploitant est de faire de l’argent ».

REAGISSEZ ICI


EHPAD : MEDICHARME SUR LA SELLETTE

Suspens pour les investisseurs dans les logements seniors : l’exploitant d’EHPAD et de résidences non médicalisées Médicharme, en proie à des difficultés financières, est en conciliation.

Photo de Fernanda Beltran sur Pexels.com

Le compte à rebours pour la conciliation de Médicharme s’achèvera d’ici quelques semaines. Sans doute début mars, voire quelque temps en plus si une prolongation est accordée par le tribunal de commerce de Nanterre. D’ici là des centaines d’investisseurs misant sur les résidences seniors- médicalisées ou non- sont dans l’expectative. Je vous rappelle en quoi consiste la conciliation. Cette procédure amiable permet à une entreprise de poursuivre son activité, sans que les dirigeants ne soient dessaisis de leurs pouvoirs.

Durant cette phase totalement confidentielle, un conciliateur, qui fait appel à un ou des repreneur (s), cherche donc à conclure d’un accord amiable entre l’entreprise et ses principaux créanciers.

Comment est-on arrivé à une telle situation ? D’après mes informations, Médicharme a accordé une caution solidaire du groupe sur 24 mois de loyers impayés aux investisseurs dans les EHPAD. De quoi rassurer des commercialisateurs comme Consultim dans le giron de Cérénicimo et leurs clients. « Mais cette super garantie est à double tranchant. Elle peut entraîner un groupe à sa perte comme on l’a constaté plus récemment, chez d’autres opérateurs privés du marché des logements pour seniors » me confie un proche du dossier.

Autre source de difficultés à venir pour les bailleurs : le risque de congé à la fin du bail commercial et le transfert de l’agrément d’exploitation par le repreneur sur un futur site en construction. En effet, la taille réduite de certains EHPAD, ou encore les travaux de rénovation et mise en conformité ne permettent pas de faire des économies d’échelle. Une quarantaine de chambres ne suffit pas. La taille critique démarre au double.

Actuellement les avocats des investisseurs, notamment Me Benjamin Cabagno du cabinet Choisez à Paris, craignent le risque immédiat de liquidation judiciaire, ce qui entrainerait la rupture sèche de baux commerciaux et la fin des loyers. Aussi ils conseillent à leurs clients, dans un premier temps, d’accepter une baisse de loyers de 25%. Ils n’ont perçu les loyers du 3° trimestre 2023 et ceux du 1°trimestre risquent d’être impayés.

A ce stade, il y aurait très peu de repreneurs et toutes les résidences ne seraient pas reprises. Et bien sûr, c’est le flou total pour les investisseurs. Légitimement ils peuvent s’interroger sur l’éventuelle reprise de leur résidence, sur la baisse de loyers, sur la poursuite à terme de l’activité dans l’EHPAD.

LE FEU VERT DE L’ARS

N’ouvre pas qui veut un EHPAD. Encore faut-il obtenir un agrément de l’ARS (Autorité régionale de santé). Bien sûr, Médicharme exploite ses résidences en bonne et due forme. Même si deux enquêtes administratives sont lancées à son encontre.

Anticipons et imaginons que dans le cadre de la conciliation, voire du redressement judiciaire, un opérateur reprenne totalement ou partiellement les résidences Médicharme. Sa principale motivation sera de mettre la main sur ce précieux sésame . Depuis le scandale Orpéa qui a éclaté en 2022, ces autorisations sont données au compte goutte. Rien n’empêchera le (s) repreneur (s) de transférer cet agrément de l’ARS à un nouvel EHPAD. L’ancien établissement sera fermé et les investisseurs seront privés de loyers définitivement.

Si les Pouvoirs publics ont besoin de l’épargne privée pour financer les établissements destinés au grand âge, quand protégeront-ils les investisseurs lors des changements d’implantation des résidences seniors et surtout des EHPAD ?

REAGISSEZ ICI


L’effet JO sur la location saisonnière haut de gamme

A Paris, sur le marché du luxe, les loyers de courte durée explosent pendant les Jeux Olympiques.

« Nombre de propriétaires français ou étrangers qui veulent mettre en vente leur bien parisien préfèrent le mettre sur le marché après les JO. Pendant cet événement historique, ils comptent bien le mettre en location saisonnière » constate Richard Tzipine, directeur général de Barnes. A coté de la transaction cet acteur du luxe dispose d’un département location.

Donner son bien en location pendant les JO prévus du 26 juillet au 11 aout, c’est par excellence pratiquer la location saisonnière. Je vous rappelle que la loi autorise les propriétaires à louer leur résidence principale au maximum 120 jours par an. L’année 2024 est à marquer d’une croix blanche. Pour les biens haut de gamme sélectionnés par Barnes, le loyer hebdomadaire atteint trois fois le prix hors période JO.  Il se chiffre au minimum à 35.000 euros/semaine. Et au maximum via Barnes ? Un propriétaire a déjà loué pour deux semaines, sa résidence principale située au Champ de Mars, avec vue directe sur la Tour Eiffel à plus de 100.000 euros la semaine. Pour ce prix, le locataire indien dispose d’un appartement de 550 m2, avec 8 chambres et une superbe terrasse.

LES 6 CRITERES D’UN BIEN HAUT DE GAMME

  • Superficie d’au moins 120 m2 ;
  • 2 chambres minimum avec chacune sa salle de bains ;
  • Climatisation indispensable pour la clientèle anglo-saxonne ;
  • Un « plus » : terrasse, vue monument ou Seine ou proximité immédiate des sites des JO ;
  • Luxueuse décoration récente ;
  • Design contemporain, moderne et épuré le plus demandé ;

Pour ces biens haut de gamme, les prix de location démarrent à 35.000 euros/semaine. Sept arrondissements sont particulièrement demandés : I°, II°, VI°,VII°, XVIII°,XVI° et XVII°.

Dans un prochain billet de mon blog, j’évoquerai la location saisonnière pendant les JO pour les biens courants. Avec de bons plans à la base, pour les propriétaires souhaitant rentabiliser leur résidence principale ou optimiser un bien locatif.


FLOU SUR LA LOCATION TOURISTIQUE DE COURTE DUREE

Du rififi sur l’imposition des revenus issus de la location de meublés de tourisme non classés. A ce jour, le flou subsiste.

D’abord l’article 45 de la loi de finances pour 2024 modifie sérieusement l’imposition des revenus issus de  location de meublés de tourisme non classés, perçus en 2023 ! Elle s’applique donc de manière rétroactive. Et surtout comme l’explique Me Hugues Martin, avocat associé chez Fiducial Legal dans le giron du groupe Lamy, si l’on s’en tient littéralement à la lettre :

« L’article 45 de la loi de finances pour 2024 modifie le champ d’application du régime micro BIC aux meublés de tourisme et ce (à défaut de précisions), dès les revenus 2023 qui devront être déclarés en 2024. Résultat : les locations de meublés de tourisme non classés ne pourront être imposées au régime micro BIC que dans la limite de 15.000 € de recette contre 188.700 € auparavant. Et ce,  avec un abattement de 30 % contre 71 % auparavant ». D’où un sérieux tour de vis, si vous faites de la location de meublés de tourisme non classés. Au moins en théorie.

PATIENTER POUR UNE RECTIFICATION ?

En pratique, le régime devrait évoluer. «  Le gouvernement a lui-même indiqué que l’adoption de ce dispositif résultait d’une « erreur » et fait état de sa volonté de le modifier. D’où la probabilité qu’il soit modifié et ne s’applique pas aux revenus 2024 » poursuit Me Hugues Martin, avocat fiscaliste à Lyon et à Paris. Encore faut-il que Bercy corrige la donne rapidement, c’est-à-dire avant la déclaration des fameux revenus des encaissés en 2023.

A ce stade, les meublés de tourisme classés continuent de bénéficier de l’ancien régime (abattement de 71 % dans la limite de 188.700 € de recette).

Meublés de tourisme classés ou non, ce couac des parlementaires lors du vote de la loi de finances pour 2024 illustre l’extrême complexité de notre fiscalité. A quand une remise à plat et une grande simplification de l’imposition du bailleur privé ?

Que pensez-vous de ce couac gouvernemental? RÉAGISSEZ ICI