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IMMOBILIER PARISIEN : ET S’IL ETAIT TEMPS D’ACHETER ?

SUR LE MARCHE DES LOGEMENTS ANCIENS, LE PIRE SEMBLE ETRE DERRIERE NOUS, D’APRES LES NOTAIRES PARISIENS

Relatif optimisme des notaires parisiens à l’occasion de la publication de leurs dernières statistiques relatives au second trimestre 2024. Certes en Ile-de-France, les volumes de vente continuent de se replier. A fin juin, ils accusent une baisse de 38% par rapport à fin juin 2022, soit sur deux ans. En revanche, les prix dans l’ancien (appartements et maisons) affichent un recul de 16,2% à période comparable. « Une preuve que les prix résistent mieux, ils trottent. Alors que le volume des ventes galope » analyse Elodie Fremont, porte- parole de la chambre des notaires du Grand Paris.

Bien sûr, les acheteurs continuent d’avoir le marché en mains. Mais les prix des appartements ne reculeront pas autant que les volumes de vente.

DES INDICATEURS AVANCES

Plus que les statistiques illustrant le passé, l’étude des avant contrats notariés et ceux conclus sous seing privé par les agents immobiliers, permet de se projeter dans les trois mois à venir. En prenant en compte ces indicateurs avancés, le marché atteint un niveau proche de celui de 2009.

D’ailleurs en juillet 2024, les prix des appartements enregistrent même une timide hausse de 0,2%. S’agit-il d’un plateau de stabilisation temporaire ou plus permanent ?

Quant aux maisons, elles enregistrent une baisse de volume de 44% depuis 2 ans. Du jamais vu depuis 25 ans ! Et surtout leur prix a reculé de 8% en un an

DES CLIGNOTANTS AU VERT

° Crédit : les nouveaux crédits immobiliers ont rebondi en juillet à leur plus haut niveau depuis plus d’un an, selon les dernières données publiées par la Banque de France.

° Taux d’intérêt : ils poursuivent leur décrue. On peut emprunter à un taux nominal de 3,64% sur 20 ans contre 4,5% il y a quelques mois.

° Crédit relais : les notaires en constatent de nouveau dans les plans de financement de leurs clients.

° Conditions de crédit : elles s’améliorent, les banques exigeant un peu moins d’apport personnel. Mieux : le crédit immobilier redevient un produit d’appel, surtout en fin d’année.

° Attrait de l’achat du bien ancien : lorsqu’on en a les moyens, c’est souvent la seule solution pour se loger. Deux raisons à cela : peu de constructions neuves. Et peu de logements à louer.  


DPE : UN NOUVEAU MODE DE CALCUL POUR LES PETITES SURFACES

CE DPE REVU ET CORRIGE CONCERNE 140.000LOGEMENTS  A RENOVER SUR LE PLAN ENERGETIQUE

Bonne nouvelle pour les détenteurs de studios ou de petits deux pièces. Depuis le 1er juillet, le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue pour les logements de moins de 40 m2. Un arrêté du 25 mars 2024 a modifié les seuils des étiquettes du DPE s’appliquant à ces logements. Entrée en vigueur au 1er juillet 2024, cette mesure vise à faire sortir un certain nombre de petites surfaces de la catégorie des « passoires énergétiques ».

Qu’est-ce que le DPE ?

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) permet d’estimer la consommation d’énergie d’un logement ou d’un bâtiment et d’évaluer son impact écologique en termes d’émission de gaz à effet de serre. En tant que propriétaire, c’est à vous de le fournir lors de la vente ou la location de votre bien.

Dans la pratique, le DPE affiche une étiquette sur le logement, allant de A (logement extrêmement performant) à G (logement extrêmement peu performant, aussi qualifié de « passoires thermique »). La lettre intègre 2 critères :

  • la consommation énergétique ;
  • la quantité d’émissions de gaz à effet de serre.

Le DPE a une durée de validité de 10 ans. Une exception : ceux réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 sont valables jusqu’au 31 décembre 2024.

Nouveaux seuils pour les surfaces inférieures à 40 m2

Depuis le 1er juillet 2024, les seuils des étiquettes pour les logements de moins de 40 m2 de surface de référence, et l’appellation de la surface utilisée dans le DPE sont modifiés, en vertu du décret pré-cité. Je vous épargne les détails sur la surface habitable du bâtiment.

Cette mesure vise à faire sortir 140.000 logements de la catégorie des « passoires thermiques » (catégories F et G du DPE). Une fois rénovés sur le plan énergétique, ils pourront être loués.

Les biens classés G ne pourront plus être mis en location à partir de 2025. Et ceux en classe F ne pourront plus être mis en location dès 2028.

Vous détenez déjà un DPE pour un logement de moins de 40 m2

L’Agence de la transition écologique (Ademe) vous propose d’obtenir dès maintenant une simulation de votre nouvelle étiquette. Il vous suffit de saisir dans le simulateur le numéro à 13  caractères inscrit sur votre DPE. Bon courage pour la suite.Les biens classés G ne pourront plus être mis en location à partir de 2025. Les logements les plus énergivores (catégorie G+) sont déjà concernés par l’interdiction de location depuis le 1er janvier 2023.

QUEL EST VOTRE AVIS? QUELLE EXPERIENCE AVEC UN DIAGNOSTIQUEUR? REAGISSEZ ICI.


LOCATION MEUBLEE DE COURTE DUREE : FISCALITE REVUE

UN PROJET DE LOI EN COURS DE DISCUSSION VISE A RENFORCER LES OUTILS DE REGULATION DES MEUBLES DE TOURISME. GROS PLAN SUR LA FISCALITE

Nouvel épisode pour la fiscalité des revenus tirés de la location touristique ou saisonnière. Après avoir été examiné au Parlement, le projet de loi a été adopté par le Sénat réduit le niveau de l’abattement fiscal à compter du 1er janvier 2025.

  • Les revenus tirés de la location de meublés de tourisme non classés donnent droit à un abattement de 30% dans la limite de 23.000 euros de chiffre d’affaires.
  • Les revenus tirés de la location de meublés de tourisme classés donnent droit à un abattement de 50% dans la limite de 77.000 euros de chiffre d’affaires.

« Cet avantage supplémentaire de 20 points pour les meublés classés, se justifie d’autant plus que nous souhaitons une montée en gamme de ce type d’hébergements » m’explique Jean François Husson, rapporteur de la Commission des Finances.

Dans un souci de simplification, le zonage est supprimé. Exit donc les notions de stations à la montagne ou balnéaires, milieu urbain…

LES PASSOIRES ENERGETIQUES DANS LE VISEUR

Afin d’encourager la transition énergétique des meublés de tourisme et éviter que des passoires énergétiques soient transformés en meublés de tourisme, ces hébergements devront se verdir. En d’autres termes, les règles de décence énergétique des meublés de tourisme sont progressivement alignées sur celles des locations nues. Ils seront obligés d’atteindre la classe D dans un délai de 10 ans, soit en 2034. Au lieu des 5 ans imposés par l’Assemblée nationale. Un soulagement pour les stations de montagne dont le parc immobilier est énergivore.

Fiscalité, calendrier de la rénovation énergétique des meublés de tourisme, ces points -comme d’autres- seront de nouveau examinés le 24 juin lors de la commission mixte paritaire. Dossier à suivre pour ces quelques 800.000 meublés de tourisme.

Mon précédent billet sur le sujet en mars dernier: L’IMPOSITION DES REVENUS ISSUS DE LA LOCATION DE MEUBLES DE TOURISME.

DONNEZ VOTRE AVIS ICI SUR CES NOUVEAUTES


BIENS LOCATIFS : GROS PLAN SUR LA RENOVATION ENERGETIQUE

  Voici comment gagner deux lettres sur le DPE ?
La rénovation énergétique, c’est la bête noire des propriétaires occupants. Et surtout des bailleurs car les échéances interdisant la mise en location de logements énergivores se rapprochent.   Dans ce contexte, Imodirect, agence immobilière indépendante 100 % en ligne spécialisée dans la gestion locative, propose depuis fin 2023 une offre d’accompagnement aux investisseurs désireux de rénover leur logement. En se basant sur ses 120 projets de rénovation énergétique d’appartements de 26 m2 en moyenne, elle constate que de 2,3 gestes sont nécessaires pour gagner 2 lettres sur le DPE (diagnostic de performance énergétique). En fait, les propriétaires bailleurs ne cherchent pas à rénover globalement leurs biens locatifs, mais ils préfèrent assurer la légalité et la pérennité de la mise en location tout en garantissant un certain confort aux locataires.
 

Pour réaliser les travaux requis, les propriétaires doivent engager en moyenne 9 940 € TTC, avec un montant d’aides moyen de 3 157 € TTC. Selon les analyses d’Imodirect, le coût moyen d’un geste est de 4 121 € TTC sans aide, mais redescend à 2 812 € TTC avec les aides MaPRimeRénov’ et CEE (certificats d’économies d’énergie).

« Avec l’assouplissement des conditions d’octroi de MaPrimeRénov, formalisé par un arrêté et un décret publiés le 22 mars, un mono-geste sur la période allant du 15 mai au 31 décembre 2024 suffit » m’explique Arnaud Hacquart, à la tête d’Imodirect.

Double-vitrage et robinets thermostatiques

Les gestes les plus courants ? la pose de robinets thermostatiques (59 %) et de fenêtres double-vitrage (53 %), suivi de l’isolation par l’intérieur (47 %). L’isolation des combles n’intervient que dans 6 % des dossiers et l’installation d’une VMC à double flux dans 18 % des cas d’une rénovation énergétique performante.

Mon précédent billet de blog sur le traitement fiscal des travaux d’économie d’énergie . REAGISSEZ ICI