L’ŒUVRE D’ORIENT : UN TIMBRE POUR SES 170 ANS
Publié : février 26, 2026 Classé dans : Art, Placements | Tags: Oeuvre d'Orient Poster un commentaire| Le 13 avril 2026, la Poste émettra un timbre sur L’Œuvre d’Orient pour célébrer les 170 ans d’engagement de l’association aux côtés des chrétiens d’Orient. Reconstruction et aide humanitaire en Irak, aide d’urgence en Terre Sainte avec des projets en cours à Gaza et en Cisjordanie, aide aux déplacés et sauvegarde du patrimoine en Arménie, soutien aux écoles chrétiennes du Liban que même des musulmans fréquentent : L’Œuvre d’Orient intervient sur tous les fronts pour aider les chrétiens d’Orient. |

| Déjà 170 ans d’existence… |
| Fondée 1856 lors de la fin de la guerre de Crimée et la signature du traité de Paris, qui reconnait à la France, la protection des chrétiens de l’empire ottoman. Appelée Œuvre des écoles d’Orient, elle est à l’origine de la création des écoles du Liban. Depuis, L’Œuvre accompagne les chrétiens d’Orient dans les moments les plus dramatiques de leur histoire, catastrophes naturelles, guerres, grandes famines, déplacements… En 2026, L’Œuvre d’Orient, association française apolitique, régie par la loi de 1901, fête ses 170 ans. Présente dans 23 pays, du Moyen-Orient à l’Europe orientale, de la Corne de l’Afrique au sud de l’Inde, elle soutient les communautés chrétiennes en agissant sur le terrain, au quotidien, auprès de tous par l’éducation, les soins, l’aide sociale et humanitaire, la culture et le patrimoine. Les infos techniques sur ce timbre Création : Augustin FRISON-ROCHE Une dorure sublime le titre du timbre « L’Œuvre d’Orient 170 ans » ainsi que le titre de la feuille » L’Œuvre d’Orient au service des chrétiens d’Orient depuis 1856″. Impression : héliogravure Format du timbre : 52 x 40,85 mm Présentation : 9 timbres à la feuille Tirage : 630 000 exemplaires Valeur faciale : 1,52 € Lettre Verte Conception graphique timbre à date : mis en page par Sandrine Chimbaud d’après le logo des 170 ans de l’oeuvre d’Orient Mentions obligatoires : création Augustin Frison-Roche et mise en page Sandrine Chimbaud. Où se procurer ce timbre ? Avis aux philatélistes. Le timbre sera vendu en avant-première les vendredi 10 et samedi 11 avril à : PARIS (75009) Le Carré d’Encre, de 10h à 19h, 13 bis rue des Mathurins (oblitération jusqu’à 17h). Unique en France dédiée à la philatélie et à l’écrit, cette boutique accueille tous les événements Premier Jour, ventes anticipées des émissions de timbres, avec le très recherché cachet d’oblitération Dédicace de l’artiste Augustin Frison-Roche, le vendredi 10 avril de 10h30 à 12h30 et en présence de Jean-Yves Tolot, Président de L’Œuvre d’Orient. Vente en avant-première uniquement le vendredi 10 avril dans les villes suivantes de province : AIX-EN-PROVENCE (13) Bureau de poste Aix La Rotonde le vendredi 10 avril de 9h à 18h et le samedi 11 avril de 9h à 12h, 2 rue Lapierre MOULINS (03) Centre Diocésain Saint Paul de 9h à 17h, 20 rue Colombeau PÉRIGUEUX (24) Hall du Théâtre l’Odyssée de 9h30 à 17h, Esplanade Robert Badinter TOULOUSE (31) Bureau de Poste Toulouse Capitole de 9h à 18h, 9 rue Lafayette METZ (57) Bureau de Poste Metz de 10h à 17h, 8 rue du Petit Paris VALENCIENNES (59) Bureau de Poste VALENCIENNES Hôtel de Ville de 9h à 12h30 et 13h30 à 17h30, 4 Place du Marché aux Herbes |
BIENTOT UNE EXPO D’ART ABORIGENE
Publié : février 11, 2026 Classé dans : Art, voyages | Tags: Australie Poster un commentaireDANS L’HERAULT, LE MUSEE DE LODEVE ACCUEILLE – D’ AVRIL A AOUT – UNE EXPOSITION CONSACREE A L’ART ABORIGENE

Ville d’Art et d’Histoire, Lodève est la porte d’entrée vers le Larzac et riche d’un patrimoine millénaire. Située dans l’Hérault, cette petite cité peut se targuer de posséder un musée proposant chaque année des expositions de renommées internationales. Cette année – du 18 avril au 30 août 2026 – il accueillera une exposition consacrée à l’art aborigène et baptisée « Le temps du Rêve ».
Rassemblant plus d’une centaine d’œuvres réalisées entre les années 1990 et 2000, le Musée de Lodève invite à découvrir l’art des Aborigènes d’Australie à travers un parcours mêlant peintures et sculptures. Cette culture immémoriale révèle aux visiteurs qu’une autre relation au territoire, à la Terre existe. Même s’il ne détient pas la Terre, l’Homme vit en symbiose avec celle-ci.
Cette thématique fait écho au Musée de Lodève dont les collections témoignent d’un territoire, de son évolution et de l’impact de l’homme sur les paysages.
Un petit rappel historique
Jusqu’à l’arrivée des Européens à la fin du XVIIIè siècle, les Aborigéns, héritiers d’une culture vieille de 65.000 ans, ont vécu de la chasse, de pêche et de cueillette. Et ce, en totale harmonie avec la terre.
Aujourd’hui, les Aborigènes vivent notamment dans le Northern Territory (Territoire du Nord) en Australie. Pour la petite histoire, j’ai passé quelques jours avec eux en terre d’Arnhem, près de Darwin. Une fois descendue du 4×4, j’ai assisté à leurs brulis dans le bush et vu les femmes marcher pieds nus dans les cendres. Mauvaise surprise, le vent a déclenché un incendie et le 4×4 était embourbé : belle frayeur lors de ce reportage.
| Tenter de comprendre cette culture immémoriale Bien plus qu’une tradition picturale, l’art aborigène dévoile un système de connaissance, une structure de croyances et un modèle de vie. Dans les cultures aborigènes, l’art, le récit, la loi et la survie sont indissociables. La peinture, la cérémonie et le chant constituent des modes de pensée, des formes de transmission du savoir, de renouvellement des relations et de préservation de la vie. Cette exposition se décline autour de trois thèmes : – Country (pays, territoire, Terre), cette entité vivante à laquelle les individus appartiennent et dont ils prennent soin. – Creation renvoie aux récits fondateurs – appelés Tjukurrpa en Australie centrale et Wangarr en Arnhem Land –décrivent comment les êtres ancestraux ont façonné la Terre, établi les lois de l’existence et laissé leur présence dans le monde naturel. – Ceremony évoque la danse, le chant, la peinture corporelle et la performance rituelle qui maintiennent le bien-être de Country et assurent la transmission de la mémoire culturelle. Avant la colonisation, le continent australien se composait d’environ 250 communautés distinctes Grâce à une sélection d’oeuvres provenant de différentes régions, cette exposition rappelle que le continent aujourd’hui nommé Australie n’a jamais constitué un pays unique. Ces différences se reflètent dans la grande diversité régionale de l’art aborigène : œuvres abstraites des déserts occidentaux et centraux, peintures traditionnelles sur l’écorce de l’Arnhem Land. La riche collection Alison et Peter W. Klein Sur ses quelque 2350 œuvres d’art, la collection Alison et Peter W. Klein en compte 400 d’art aborigène. Le couple d’entrepreneurs- elle américaine, lui allemand – se fiaient entièrement à leur intuition et à leurs goûts, pour leurs achats. « Nous ne nous laissons pas influencer par les grands noms ou les tendances actuelles du marché de l’art », expliquent les collectionneurs. Lors de leurs voyages annuels en Australie, ils ont acquis des œuvres colorées, souvent de grand format. Leur collection d’art indigène contemporain comporte des peintures à points, des stèles et des objets. https://www.museedelodeve.fr/ |
Confidences d’une cheffe d’orchestre (2)
Publié : décembre 8, 2025 Classé dans : Art Commentaires fermés sur Confidences d’une cheffe d’orchestre (2)EXCLUSIF : OKSANA LYNIV QUI DIRIGE ACTUELLEMENT TOSCA A LA BASTILLE, NOUS REVELE SON PARCOURS ET SES PROJETS MUSICAUX.

Oksana Lyniv devant le Palais du festival à Bayreuth
Agenda parisien d’OKsana Lyniv
« Jusqu’au 27 décembre 2025, je dirige l’orchestre de l’Opéra de Paris, à l’Opéra Bastille, pour des représentations de Tosca.
Je suis heureuse de revenir à l’Opéra de Paris pour la troisième fois. Ma dernière apparition remonte à 2024 avec La Flûte enchantée, et je dirige actuellement Tosca.
En 2026, je reviendrai à Paris à trois reprises : en janvier avec l’Orchestre national d’Île-de-France à Créteil, en février pour un concert avec l’Orchestre de Paris à la Philharmonie et, en avril avec l’Orchestre national de France à la Maison de la Radio ».
Première femme à diriger un orchestre au festival de Bayreuth
« Mes débuts datent de 2021, avec la création du Vaisseau fantôme en ouverture du festival. À ce moment-là, l’attention du monde entier, et pas seulement de l’Allemagne, était tournée vers cet événement, ce qui représentait une grande responsabilité.
Avant 2021, j’ai consacré énormément de temps à la préparation de ce rôle : j’ai étudié les premières versions de la partition, j’ai beaucoup lu et je me suis préparée sous tous les angles.
Je suis très heureuse d’avoir été de nouveau invitée pour le 150° l’anniversaire du festival en 2026, où je dirigerai Le Vaisseau fantôme pour la cinquième année consécutive. Ce sera la dernière année de cette production ».
Le vaisseau fantôme composé à Meudon (92)
« Bien que l’expérience parisienne de Wagner ait été difficile et marquée par des crises personnelles et artistiques, son séjour là-bas a constitué un tournant décisif. Même s’il n’a pas obtenu de contrat à l’Opéra de Paris, cette période lui a permis de se ressourcer pour l’avenir et lui a insufflé d’importantes impulsions.
En 2021, avant mes débuts à Bayreuth, j’ai visité la maison de Meudon où il vécut durant son séjour parisien et où, en 1841, il composa la première version du Vaisseau fantôme. Ce fut une expérience inspirante de me trouver dans cette banlieue idyllique de Paris. Le lieu où il créa une musique qui reflète déjà l’esprit et les idées qu’il développa tout au long de sa vie.
Le Vaisseau fantôme constitue le premier opéra où Wagner introduisit les réformes qu’il poursuivrait par la suite : des intentions philosophiques, un développement musical et dramaturgique continu, et un nouveau sens de l’unité des arts ».
Wagner et le public français
« Après le scandale de Tannhäuser à Paris en 1861, Wagner finit par se faire non seulement des opposants, mais aussi, plus tard, des partisans en France.
J’ai une grande admiration pour la poétesse et écrivaine Judith Gautier, qui devint non seulement sa muse et son prototype dans le rôle de Kundry pour son dernier opéra, Parsifal. Elle œuvra sans relâche pour réconcilier le public français avec Wagner et expliquer le caractère révolutionnaire de ses idées. Ma bibliothèque renferme de fascinantes éditions de ses écrits à son sujet : articles, brochures et essais ».
Orchestres : peu de femmes à la baguette
« Le métier de cheffe d’orchestre est relativement récent et n’a émergé qu’au XIXe siècle, à une époque où le rôle social des femmes était strictement limité et dépendant des hommes. Cette situation évolue avec la société.
Lorsque j’ai commencé mes études, très peu de femmes osaient embrasser cette profession et les modèles féminins de réussite étaient rares.
Aujourd’hui, la situation a beaucoup changé : presque tous les orchestres invitent désormais plusieurs femmes cheffes d’orchestre chaque saison, et c’est devenu une pratique courante ».
Le Concours international La Maestra
« Un exemple particulièrement éloquent de cette évolution positive et du soutien apporté aux femmes cheffes d’orchestre est le Concours international La Maestra pour femmes cheffes d’orchestre, fondé en 2019 par la Philharmonie de Paris et l’Orchestre Mozart de Paris. J’ai l’honneur d’en être la présidente pour la prochaine édition prévue du 23 au 28 février 2026.
Ce concours bénéficie du soutien unique d’une Académie qui offre aux candidates sélectionnées deux années de perfectionnement professionnel. Il s’adresse à des professionnelles de grand talent, sélectionnées au terme d’un processus rigoureux, sans limite d’âge.
Ce concours accorde des prix généreux, des engagements prestigieux et, grâce à l’Académie, une formation spécialisée, un mentorat et un accompagnement de carrière ».
Visites à ne pas manquer à Bayreuth (Bavière)
« L’incontournable, bien sûr, est la Villa Wahnfried et la tombe de Wagner. Mais je recommande également vivement la visite de son Festspielhaus, du Markgräfliches Opernhaus et du magnifique parc Eremitage ».
Mon précédent billet sur cette cheffe d’orchestre de renommée internationale
En savoir plus sur Oskana Lyniv.
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LES CONFIDENCES D’UNE CHEFFE D’ORCHESTRE (1)
Publié : décembre 3, 2025 Classé dans : Art Commentaires fermés sur LES CONFIDENCES D’UNE CHEFFE D’ORCHESTRE (1)
Crédit photo : Marco_Caselli_Nirmal
EXCLUSIF Après Tosca, échange avec Oksana Lyniv, une cheffe d’orchestre de renommée internationale, qui évolue dans un milieu encore très masculin.
Une fois n’est pas coutume, je vous emmène à l’Opéra Bastille à Paris, qui programme jusqu’à la fin de cette année Tosca, l’Opéra de Giacomo Puccini.
Se donner à l’homme qu’elle hait pour sauver l’homme qu’elle aime : tel est l’affreux marché auquel le chef de la police Scarpia contraint la cantatrice Floria Tosca, éprise du peintre Mario Cavaradossi. Ce dilemme a pour toile de fond, la situation politique de Rome en 1800. A l’époque, des républicains n’acceptent pas le pouvoir monarchique.
Après la représentation du 2 décembre, voici mon échange exclusif avec la cheffe d’orchestre ukrainienne, Oksana Lyniv, qui dirige l’orchestre de l’Opéra de Paris.
» C’est un véritable bonheur de travailler avec une distribution de solistes aussi exceptionnelle : Jonas Kaufmann, Saioa Hernández et Ludovic Tézier. Ils dégagent un charisme scénique immense et incarnent leurs rôles avec une intensité dramatique remarquable. Chaque instant sur scène est une expérience vécue pleinement, tandis que l’orchestre tisse autour d’eux un univers émotionnel et atmosphérique.
Jonas Kaufmann
Je connais Jonas Kaufmann depuis l’époque où j’étais assistante du directeur musical général Kirill Petrenko à l’Opéra d’État de Bavière, où il interprétait un vaste répertoire italien et allemand : Tosca, Aida, Tannhäuser…
Et aujourd’hui, pour la première fois, je travaille directement avec lui.
Mon objectif est de donner à chaque soliste l’espace nécessaire pour exprimer sa personnalité. Il s’agit non seulement de diriger l’orchestre avec fluidité, en assurant une parfaite harmonie avec les chanteurs, mais aussi de créer un dialogue subtil entre les instruments et les voix – une sorte de chaîne intime qui illumine, soutient et met en valeur chaque ligne mélodique.

La connexion entre la cheffe d’orchestre et les solistes
Je suis dans la fosse, les solistes sont sur scène, et pourtant nous devons ressentir pleinement la connexion qui nous unit. C’est tout aussi exaltant de travailler avec les brillants musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Paris, notamment dans les scènes où l’orchestre porte l’impulsion principale, soulignant les moments dramatiques culminants de la partition. J’admire également le chœur, particulièrement impressionnant dans le « Te Deum » du final du premier acte« . Un spectacle à ne pas manquer.
Plus d’infos dans mon article en ligne sur cette cheffe d’orchestre ukrainienne.

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