RESIDENCES GEREES : LES COMMERCIAUX MIS EN CAUSE ?
Publié : octobre 8, 2026 Classé dans : Banque, Immobilier 1 commentaire
Banques, conseillers en gestion de patrimoine, intermédiaires… Un cabinet d’avocats fait désormais délivrer des assignations à l’encontre des acteurs impliqués dans la vente de biens, en résidences gérées.
Oui, pendant quelque temps je me suis tenue à l’écart du secteur encore sulfureux des résidences gérées. Le scandale revient sur le devant de la scène avec les résidences Zenitude détenues par près de 2 000 investisseurs réunis au sein du collectif RE-ACTION dans le dossier Réside Études. A ce jour, plusieurs centaines de mises en demeure ont été adressées aux professionnels impliqués.
LE STADE DES ASSIGNATIONS
Le contentieux des investissements en résidences gérées sous statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) prend aujourd’hui une nouvelle tournure. Après avoir privilégié la voie amiable, le cabinet Goethe Avocats passe désormais aux assignations.
Certes certains acteurs ont répondu et des négociations sont en cours. Mais comme l’immense majorité est restée silencieuse, ce cabinet entend faire examiner leur éventuelle responsabilité devant la justice.
PRÉSENTÉS COMME SÉCURISÉS, CES INVESTISSEMENT SE SONT TRANSFORMÉS EN LOURDES PERTES POUR CERTAINS PROPRIÉTAIRES
Préparer sa retraite, se constituer un patrimoine, bénéficier d’un complément de revenus… Ce miroir aux alouettes, qui attiré de nombreux particuliers, en quête d’avantages fiscaux, cachait le mariage à trois entre le promoteur, l’exploitant -souvent une filiale de ce dernier- et l’investisseur.
La dure réalité est survenue assez vite : loyers impayés ou revus à la baisse, chute de la rentabilité, perte de valeur des biens et difficultés à la revente.
« Dans certains dossiers, la perte de valeur constatée peut atteindre jusqu’à 70 % du prix d’acquisition » indique-t-on chez Goethe. Parfois, des particuliers ont parfois investi une part importante de leur épargne et contracté des crédits sur plusieurs années pour financer un placement destiné à sécuriser leur avenir.
LE DOSSIER RESIDE ETUDES SENIORS
Parallèlement, le cabinet intervient dans le dossier Réside Études, qui concerne près de 2 000 investisseurs réunis au sein du collectif RE-ACTION.
Avant sa liquidation, Réside Études Seniors exploitait plus de 80 résidences seniors. Sur la base d’un préjudice moyen estimé à 50 000 euros par investissement, le sinistre représenterait environ 100 millions d’euros pour les investisseurs concernés.
LA RESPONSABILITÉ DES ACTEURS DE LA VENTE DÉSORMAIS EN QUESTION
Bien sûr, ces épineux dossiers sont examinés sous l’angle de la défaillance des exploitants. Mais pas uniquement. Le cabinet s’intéresse désormais au rôle joué par l’ensemble des professionnels ayant participé à la vente, au conseil, à la commercialisation ou au financement de ces investissements : établissements bancaires, conseillers en gestion de patrimoine, intermédiaires et autres acteurs de la chaîne de commercialisation.
Comment ces professionnels ont-ils présenté ces investissements aux particuliers ? Quels conseils ont-ils délivrés aux prospects ? Les ont-ils assez mis en garde contre les risques liés à ces placements soi-disant sécurisés ? de quelles informations disposaient-ils lors de la vente ? Dans quelles conditions les acquisitions ont-elles été financées ?
En faisant délivrer des assignations aux différents acteurs impliqués dans ces opérations et n’ayant pas aux mises en demeure, le cabinet s’en remet à la justice pour examiner la responsabilité de chacun. A suivre.
ET DEMAIN
Je profite de ce billet de blog pour vous partager ma réaction en lisant le projet de loi de finances pour 2027 examiné actuellement par le Parlement. Dans l’état actuel du texte, le nouveau tour de vis prévu pour le fameux LMNP ne concernerait pas les résidences gérées. A croire que le lobbying des promoteurs joue à plein. Un autre sujet à surveiller de près.
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résidences gérées
d D’abord mettre en avant les banques ayant accordé des crédits. Ensuite tous les mandataires sociaux qui sont responsables au titre de la loi. Et ne pas oublier les commerciaux. S’ils sont indépendants, ils sont couverts par une assurance civile professionnelle. Le salarié ne peut être tenu pour responsable, qu’en cas de dole caractérisé
Dans ce type d’investissements, l’approche marketing est bien construite. Ces produits vendent du rêve, de rentabilité, de la sécurité et de la longévité. Mais seulement sur le papier.
Rien ne vaut un investissement que l’on maitrise totalement soi-même. ….