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DU RIFIFI DANS LE PLACEMENT ART

AVANT LE 9 AVRIL 2018 LES CLIENTS D ’ARTECOSA/SIGNATURES DOIVENT DECLARER LEURS CREANCES. EXPLICATIONS

 

Photographie par Aurel BAUH

Nu à la Mer Noire, Aurel Bauh

 

La société Artecosa, devenue Signatures, proposait à des investisseurs d’acheter des manuscrits, photographies et documents historiques originaux de valeur.

Selon les documents publicitaires émis par la société, cet investissement permettait de collectionner des œuvres d’art dans un marché en pleine évolution et de bénéficier d’une fiscalité avantageuse avec notamment une imposition des plus- values à 6% hors de CRDS et une exonération de l’ISF.

Outre les avantages fiscaux des ces « biens divers » ou placements atypiques,  Artecosa devenue Signatures mettait en avant « la raréfaction des œuvres et l’intérêt de plus en plus fort de nouveaux pays comme la Chine ». Dans ses contrats de vente commercialisés avant 2016, elle proposait aux clients de conserver leurs œuvres pendant au moins cinq ans. « Moyennant quoi, elle leur promettait une plus-value de 7,5% par an, soit 43,56% de performance en cinq ans » m’explique un proche du dossier.

Suite à l’intervention de l’AMF (Autorité des marchés financiers), cette société présidée par l’ancien directeur général salarié d’Aristophil a modifié ses contrats de vente en supprimant la garantie de plus-value, la garde et l’obligation de rachat des œuvres. Pas de doute, le scandale Aristophil a jeté le discrédit sur ce type de placement. Aussi dans un jugement du 8 février 2018, le tribunal de commerce de Paris déclarait une mesure de sauvegarde à l’encontre de Signatures.

 

L’URGENCE

Les investisseurs disposent d’un délai de deux mois à compter du début de la mise en place de la sauvegarde, soit jusqu’au 8 avril 2018 pour réaliser une déclaration de créance établie sur la valeur de sauvegarde et la plus-value. « Normalement ils n’ont pas de créance vis-à- vis de la société car ils sont propriétaires de leurs œuvres. Cependant, la déclaration de créance constitue une garantie supplémentaire, si le tribunal venait à requalifier l’option de rachat, en tromperie » m’explique un avocat en droit du marché de l’art. Son cabinet défend plusieurs centaines d’investisseurs (français, belges et suisses) ayant acheté des collections à la société Aristophil.

De plus, ils disposent d’un délai de trois mois, soit jusqu’au 8 mai 2018 pour effectuer une revendication en propriété de leur(s) œuvre(s).

D’après une association de consommateurs, la vente aux enchères volontaire réalisée fin 2017 d’autographes de Churchill, Baudelaire, Einstein, Victor Hugo et Jackie Kennedy œuvres commercialisées par Artecosa/Signatures n’ont atteint que 10% à 20% du prix de vente initial !

Positionnée sur le marché de l’art, le cabinet d’expertise comptable Dolbeau propose aux particuliers de se charger de récupérer les œuvres auprès de la société Artecosa/Signatures, par l’intermédiaire de professionnels qualifiés et dûment mandatés. Il peut aussi réaliser les déclarations de créance et/ou de revendication en propriété.  Et même de les accompagner pour céder leurs œuvres en salle de vente avec des mandats de vente. Et ce, pour des honoraires de 360 euros TTC par mandat de vente d’œuvres ne dépassant pas 100.000 euros. Afin d’éviter tout conflit d’intérêt, le cabinet n’attaque ni les courtiers ni la société Artecosa/Signatures.

 

Par ailleurs, je consacrerai mon prochain billet  de blog sur l’ Escale à Sète. Cette fête des traditions maritimes se déroulera au 27 mars au 2 avril prochain. Une belle destination pour le week-end pascal.


REVEILLEZ L’OR DORMANT

A QUAND UNE EXONERATION TEMPORAIRE SUR LA VENTE D’OR ANONYME ? OU COMMENT INJECTER 100 MILLIARDS D’EUROS DANS L’ECONOMIE PRODUCTIVE.

 

Messieurs les politiques, avez-vous pensé à libérer le bas de laine Or et orienter les produits de la vente vers le financement de l’économie.

Avec son IFI (impôt sur la fortune immobilière), le gouvernement impose la pierre car il souhaite mieux orienter l’épargne des Français vers l’économie productive. D’ailleurs il attend des propositions des banquiers et des assureurs pour inciter les épargnants à prendre des risques. Mais l’argent ne dort pas seulement dans les contrats d’assurance vie en euros. Il sommeille également dans notre bas de laine or estimé à quelques 3.000 tonnes.

Représentant au cours actuel du métal fin plus de 100 milliards d’euros, ce magot est détenu par toutes les couches de la population : les ouvriers (13%), les employés (17%), les cadres (20%), selon une étude IPSOS « les Français, l’achat et la vente d’or » réalisée en mai 2014.

 

CHER ANONYMAT

Aujourd’hui pour activer ce bas de laine, les détenteurs de pièces d’or et de lingot ne pouvant pas prouver la date d’achat en raison de l’anonymat s’exposent à une fiscalité confiscatoire. En effet,  ils supportent sur le montant total de la transaction portant sur l’or physique,  la taxe sur les métaux précieux, CRDS comprise, dont le taux est passé de 10,5% à 11,5% depuis le 1er janvier 2018.

UNE EXONERATION TEMPORAIRE

Où est la logique de taxer fortement un actif que l’on souhaite libérer ? Avec une telle stratégie, la rétention est encouragée. D’où une des  propositions portées par CPOR Devises, principal intervenant sur le marché de l’or investissement et membre de la Chambre syndicale des fondeurs, affineurs et négociants en métaux précieux. « Il faudrait exonérer pendant un an des détenteurs d’or, de la taxe sur les métaux précieux. Ils profiteraient de cette exonération temporaire à condition de reverser tout le produit de la vente – via les collecteurs professionnels – vers des produits pour le développement de l’économie, des TPE/PME (type PEA PME) ou encore vers le développement de l’agriculture » m’explique François de Lassus chez CPOR Devises.

Le gouvernement vient de mettre en place une exonération temporaire des plus-values sur les terrains à bâtir. Espérons qu’il répète ce type de mesure pour l’or anonyme.


IMMOBILIER : BIENTOT DU PINEL AU « VERT »

GARE AU MANQUE DE LOCATAIRES DANS LES COMMUNES DELAISSEES PAR L’ARMEE. CES ZONES DE PROVINCE SONT DESORMAIS ELIGIBLES AU DISPOSITIF PINEL.

Le CRSD de Luxeuil-les-Bains a été signé le 12 juillet 2016. D’un montant de 13 millions d’euros, il sert deux enjeux : développer l’emploi et affirmer le positionnement touristique du territoire luxovien.

Une nouvelle fois, l’Etat demande aux contribuables de redynamiser des territoires fragiles. Et bientôt vos conseillers en gestion de patrimoine ou intermédiaires vous proposeront de réaliser un investissement locatif Pinel dans une commune couverte par un CRSD, c’est-à-dire un contrat de redynamisation de sites de défense.

Décodons, il s’agit des territoires malmenés suite à la fermeture par l’Etat de casernes. A cejour, une trentaine de zones sont concernées par ce fameux statut. Par exemple Luxeuil- les- Bains (Haute-Saône) ou Varennes sur Allier (Allier) ou encore Drachenbronn (Bas-Rhin). En cliquant sur ce lien, vous obtiendrez la carte de ces zones.

« La loi de finances pour 2018 proroge le dispositif Pinel jusqu’au 31 décembre 2021, le recentre sur les zones géographiques tendues et l’étend aux logements situés dans les communes dont le territoire est couvert par un contrat de redynamisation de sites de défense, quelque soit la zone géographique » me confirme Christine Valence, chez BNP Paribas Banque Privée.

PEU DE MARCHE LOCATIF

Méfiance : dans ces petites villes- souvent moins de 20.000 habitants- les investisseurs risquent de ne pas trouver de locataires. Or dans un placement de ce type, la consistance du marché locatif constitue un critère essentiel. D’autant qu’en l’absence d’occupation, l’avantage fiscal est remis en cause.

Et comme vous n’avez pas la mémoire courte, cette nouvelle disposition nous renvoie aux ZRR (zones de revitalisation rurales) qui ont accueilli des résidences de tourisme. Comme l’on ne rééquilibre pas rapidement des flux touristiques, ces résidences au vert ont bien souvent des difficultés pour se remplir. Et il arrive que l’exploitant en délaisse la gestion. Résultat : des investisseurs privés reprennent la situation en main en donnant un mandat de gestion, à un nouvel exploitant.

BIENTOT UN VILLAGE NATURE DANS LE BAS- RHIN

Dans un autre registre, cette fois touristique, je vous signale que dans le Bas-Rhin,  un parc touristique et un village nature bien-être verront bientôt le jour dans le secteur de Drachenbronn touché par la restructuration de sa base militaire. Ce projet est mis en place dans le cadre du contrat de redynamisation signé en novembre dernier entre Etat, les collectivités locales et des investisseurs privés, qui se sont engagés à investir 9,1 millions d’euros en quatre ans.

REAGISSEZ ICI


BONNE ANNEE 2018

DES AFFAIRES TERNISSENT LE DOMAINE DES PLACEMENTS. NON A LEUR ENLISEMENT.

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A l’aube de cette nouvelle année, je vous souhaite une belle année 2018 et vous remercie de votre fidélité.

Le monde des placements n’est pas un long fleuve tranquille. Les écueils s’appellent notamment Apollonia ou Aristophil ou encore Maranatha. J’espère que ces quelques milliers d’épargnants retrouvent rapidement la sérénité, malgré les lenteurs de la justice. Et je reste à leur écoute, en toute indépendance.

En attendant, voici quelques pistes de placements pour 2018 en fonction de la nouvelle fiscalité. Mais ce dernier critère n’est que la cerise sur le gâteau.

Bon courage.