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TOUR DE VIS SUR LA LOCATION MEUBLEE TOURISTIQUE

Le calcul de la plus-value des locations meublées non professionnelles (LMNP) serait durci selon le projet de loi de finances pour 2025

Pour inciter les propriétaires de logements à privilégier la location vide classique plutôt que la location en meublé, le gouvernement prévoit de supprimer une niche fiscale. Le changement porte sur le calcul de la plus-value des locations meublées non professionnelles (LMNP).

Les propriétaires qui optent pour le régime réel peuvent déduire de leurs recettes locatives, l’amortissement de leur bien, correspondant à l’usure du logement. Actuellement, les amortissements ne sont pas pris en compte dans le calcul de la plus-value du bien, en cas de cession.

A partir du 1er janvier 2025, le projet de loi de finances prévoit de soustraire le montant des amortissements du prix d’acquisition du logement. Résultat : le montant de la plus-value ainsi calculée devrait donc augmenter, ce qui majorera l’imposition.

Objectif affiché par le gouvernement ? « corriger » ce régime fiscal spécifique aux LMNP qui, « en incitant à la location meublée à courte durée et à vocation touristique », « contribue aux tensions sur le marché locatif » détaille le projet de loi.

« La réforme fiscale envisagée (de l’article 150 VB du code général des impôts) crée une confusion regrettable entre la location meublée de longue durée et la location touristique » alerte l’Union nationale des propriétaires immobiliers. Mieux vaut maintenir le régime fiscal actuel du LMNP, un des rares dispositifs attractifs pour les propriétaires bailleurs.

Vers la création d’un statut du bailleur privé ?

Afin de relancer l’investissement locatif, l’UNPI comme la FNAIM demandent la création d’un statut du bailleur privé – utilisant le mécanisme de l’amortissement – et qui reconnaisse la qualité d’entrepreneur d’un propriétaire bailleur. L’objectif est de relancer l’investissement locatif du neuf comme de l’ancien, en substitution des lois de défiscalisation. Et ce, sous réserve que le patrimoine réponde aux règles de la décence et aux exigences de la performance énergétique. Par règles de décence, entendez la généralisation du permis de louer.

Les excès du permis de louer

Lorsqu’il existe dans certaines rues de certaines communes, je trouve cette demande d’autorisation préalable de mise en location de logement trop stricte. En effet, elle s’applique à chaque changement de locataire. Dans les petites surfaces, le taux de rotation des locataires est rapide. Parfois il intervient en moins d’un an. Que les services de la mairie viennent une première fois vérifier l’état du logement, je comprends fort bien. Mais qu’ils viennent à chaque changement de locataire. Et seulement quelques semaines après le départ de l’occupant, fait supporter au propriétaire une vacance locative, ce qui réduit la rentabilité de son placement.

Pour surveiller le bon état du logement, pourquoi ne prévoir que cette autorisation préalable de mise en location de logement soit périodique, par exemple tous les 2 ou 3 ans.

Les propriétaires de petites surfaces sont déjà pénalisés par les règles actuelles du diagnostic de performance énergétique.

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9 commentaires on “TOUR DE VIS SUR LA LOCATION MEUBLEE TOURISTIQUE”

  1. Serge et brigitte Bailly dit :

    J’aimerais que l’on respecte le statut LMNP dans ma résidence de tourisme. Chaque hiver on y met des sans domicile fixe et les maisons deviennent des taudis. C’est intolérable

  2. Anonyme dit :

    Cette soi disant réforme est abjecte : une fois de plus on ne fait pas la différence entre la location meublée longue durée et la location meublée courte durée. Et c’est cette location meublée touristique façon Airbnb qui pourrit tout.

    Pour ne pas être devancé ou disparaître, Airbnb fait un tel lobbying depuis des années en France, que nos députés et nos ministres ne comprennent plus la différence. Qu’ils reviennent à la raison !

    La location meublée longue durée est pour de la résidence principale. C’est aussi cela qui fait tourner l’économie.

    Lokizi

  3. Anonyme dit :

    Si je n ai plus d intérêt financier pour louer mon appartement en montagne, alors la station aura un lit froid de plus…..

  4. Anonyme dit :

    Tous les objectifs de réforme initiés depuis peu, ont pour origine les locations courte durée motivées par Airbnb. Ce sont ces locations qu’il faut cibler, pas celles à l’année ou en résidences de tourisme!

    • serene4f04b8e42e dit :

      Bonjour,

      Les locations en résidence affaire et tourisme gérées par APPART’CITY sont équivalentes aux locations AIRBNB. Pourquoi l’Etat ne favorise- t- il pas l’éjection de ce genre de gestionnaire afin de permettre aux propriétaires, de louer leurs appartements en résidence principale, à l’année. Par exemple, la résidence Les Portes de VILLEJUIF située en métro à quelques minutes de Paris, pourrait intéresser des particuliers en quête d’une résidence principale locative.

    • mdenoune dit :

      Bonjour je comprends votre réaction. Mais lorsque vous achetez dans une résidence de tourisme, vous signez UN BAIL COMMERCIAL qui vous rend pieds et mains liés à l’exploitant. Rien de comparable lorsque des particuliers font de la location Airbnb. Bon courage.

    • serene4f04b8e42e dit :

      Je ne suis pas tout à fait d’accord en effet le gestionnaire APPAR’CITY qui a obligé les copropriétaires à consentir à une baisse des loyers de 30%. A plusieurs reprises, ce gestionnaire a évité de payer grâce à une procédure de sauvegarde. Cà devrait permettre à ceux qui le souhaitent, de rompre le bail sans avoir à verser la moindre indemnité.