SUSPENSE POUR VOTRE IMPOT SUR LE REVENU
Publié : décembre 13, 2024 Classé dans : Immobilier, Impôts 1 commentaireEn cette fin d’année, flou politique rime avec flou fiscal. Une situation quasi inédite.

En France, nous n’avons pas encore de budget global, mais un projet de loi spéciale pour “garantir la continuité de la vie nationale”.
Présenté en Conseil des ministres ce mercredi 11 décembre, le texte vise à écarter la menace du “shutdown”, l’arrêt de l’administration du pays. « Réduite à quelques articles, la loi spéciale autorise le gouvernement à percevoir les impôts en reconduisant les dispositions de 2024. Ce texte, qui devrait être voté rapidement par le Parlement, ne devrait pas prévoir de nouvelles taxes » analyse Isabelle Fauchon, Ingénieure Patrimoniale chez Neuflize OBC
En attendant, l’incertitude est de mise sur la fiscalité qui s’appliquera aux revenus perçus en 2024. Si l’on ne retombe pas dans les travers de la IVe République, un nouveau projet de loi de finances pour 2025 devrait être rédigé, puis voté au début de l’année prochaine. Ce texte pourrait majorer l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2024. « Mais la rétroactivité d’une hausse de la fiscalité pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel, notamment en vertu de la garantie des droits consacrée par l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 » analyse Isabelle Fauchon, Ingénieure Patrimoniale chez Neuflize OBC.
En revanche la censure de sa rétroactivité n’est pas assurée pour la Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR). Cette initiative fiscale imposerait un taux minimal de 20% sur les hauts revenus. En effet le principe de cette contribution était déjà connu en 2024 et approuvé par le Sénat.
Un rappel : déposé le 10 octobre 2024 et finalement censuré, le projet de loi de finances pour 2025 prévoyait, notamment, de créer une contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Son principe ? instaurer un taux minimal de revenus de 20%, hors prélèvements sociaux. Résultat : des revenus financiers perçus en 2024 qui, jusqu’alors étaient imposés à un taux maximum de 34% (1), seraient taxés à un taux maximum de 37,2%.
D’autres interrogations subsistent. En particulier pour les propriétaires bailleurs ayant retenu le régime fiscal du loueur en meublé professionnel. Quid du tour de vis sur les locations meublées?.
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LA REP DOM AUTREMENT
Publié : novembre 30, 2024 Classé dans : voyages 1 commentaireCette île des Caraïbes n’est pas forcément une destination de tourisme de masse. Son autre visage mérite largement un séjour. Explications

Plus de vingt ans que je ne m’étais pas rendue en République Dominicaine, cette ile bordée au Nord par l’Océan Atlantique et au sud par la Mer des Caraïbes. Son littoral dominicain s’étend sur 1.633km.
Avant de partir, les réflexions du type « il n’y a rien à voir là-bas… les clubs de vacances sont immenses…. ». Certes je ne nie pas qu’il existe de vastes resorts répondant aux attentes de touristes en quête de soleil et de sable fin.
Située à environ 9 heures de vol, la Rep Dom a un décalage horaire de 5H en hiver et de 6 heures en été. Qu’ils soient français ou étrangers-notamment nord et sud américains- la grande majorité des touristes se ruent sur Punta Cana située à l’Est de l’île. C’est oublier tout le reste de son territoire, en particulier la cordillère septentrionale et la vallée du Cibao. « Entre montagnes et vallées, cette région est propice à l’écotourisme. L’ascension du Pico Duarte, le plus haut sommet des Antilles se dressant à 3.175 mètres d’altitude, reste une attraction majeure » m’explique Mercedes Castillo à la tête de l’office du tourisme de la République Dominicaine, en France.
Santiago de Los Caballeros
Pour découvrir cette région, empruntez un vol de la compagnie espagnole Air Europa, de Paris Orly – Santiago de Los Caballeros, via Madrid.
Fondée en 1494 par Christophe Colomb, Santiago de los Treinta Caballeros – littéralement Santiago des trente chevaliers, du fait de leur appartenance à l’ordre de Saint-Jacques – est la seconde ville plus importante du pays. « L’une des premières colonies d’agriculteurs espagnoles, « los caballeros » s’y est établie.
Pour découvrir la ville en solo, n’hésitez pas à prendre un taxi individuel. Ou pourquoi pas, un taxi collectif appelé « wha wha » pour découvrir des marchés colorés, des villages de pécheurs . La population est très accueillante. A moins que vous ne préfériez passer par une agence réceptive comme par exemple Colonial Tours.
La capitale des cigares premium
Dans cette région fertile, poussent des plantations de tabac. Les planteurs vendent leur récole à des fabriques de cigares. A Santiago, vous pouvez visiter le Museo del Tabaco et la manufacture La Aurora
Fondée par Eduardo León en 1903, elle fabrique aujourd’hui des cigares sous les marques La Aurora et León Jimenez.
En République Dominicaine, on peut trouver des cigares à vendre même dans des stations-services. Compte tenu du débit limité et des conditions de conservation, je ne vous les conseille pas. Préférez un magasin spécialisé pour choisir les meilleurs cigares premium, c’est-à-dire ceux roulés à la main. En France, ils peuvent franchir le seuil des 100 euros pièce. Sous ces latitudes, ils sont dix fois moins chers.

Plus d’infos sur cette destination
ASSOCIATION : CONNAISSEZ-VOUS ENFANCES INDIENNES ?
Publié : octobre 28, 2024 Classé dans : Impôts | Tags: Enfances indiennes Commentaires fermés sur ASSOCIATION : CONNAISSEZ-VOUS ENFANCES INDIENNES ?
ACTEUR DE LA PHILANTHROPIE EN FRANCE, CETTE ASSOCIATION SOUTIENT L’EDUCATION DE LA JEUNESSE INDIENNE. EXPLICATIONS
Bientôt 25 ans d’existence pour le projet éducatif de terrain développé dans les bidonvilles du sud de New-Delhi sous le nom de Project WHY (we help youth, nous aidons la jeunesse en français). Initié par la fondation indienne Sri Ram Godurdhun Charitable Trust et Me Anou Bakshi, ce projet a reçu le soutien de l’Unesco dans sa démarche en faveur des « Enfants de la Rue ».
Chaque jour, le Project WHY accueille près de 1000 enfants du bidonville ou des alentours, dans 5 centres différents, pour leur apporter un soutien scolaire en primaire ou secondaire.
Project WHY, c’est aussi une aide à la petite enfance (crèche – Jardin d’enfants), un accueil pour enfants handicapés, deux centres de formation professionnelle pour les femmes, des ateliers informatiques de familiarisation
« Depuis 2003, cette fondation indienne a une antenne exclusive en France : l’association Enfances Indiennes. Ses missions :
° apporter un soutien moral et financier
• encourager des projets individuels de volontariat, si l’on souhaite donner un peu de son temps tout en voyageant et en découvrant une autre culture,
• nouer des projets de partenariat avec des écoles françaises. Et ce, afin que les plus favorisés puissent penser aux plus démunis, dès leur plus jeune âge
• récolter des dons matériels, vêtements et fournitures scolaires notamment » m’explique Xavier Ray, son dirigeant.
Dotée du statut d’œuvre d’intérêt général, l’association Enfances Indiennes contrôle tous les dons versés ou effectués en matériel, afin qu’ils soient utilisés de manière adéquate. Pour la soutenir, vous pouvez effectuer un don en ligne. Fiscalement, ce don vous donne droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66% du montant versé, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Ainsi par exemple un don de 1.000 euros ne vous coutera que 340 euros.
ENCORE PLUS DE PAUVRETE EN INDE
Un coup de pouce financier d’autant plus nécessaire qu’en Inde les inégalités s’accentuent, selon le récent rapport du World Inequality Lab, analysé par le quotidien économique Les Echos . Le modèle économique de l’actuel Premier ministre a tendance à favoriser l’élite du pays au détriment des populations pauvres.

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ASSURANCE-VIE : LA TRANSMISSION DANS LE VISEUR
Publié : octobre 18, 2024 Classé dans : Assurance, Impôts | Tags: Assurance-vie Commentaires fermés sur ASSURANCE-VIE : LA TRANSMISSION DANS LE VISEUR
UN TOUR DE VIS FISCAL EST DANS L’AIR POUR LES GROS CONTRATS D ASSURANCE VIE
Lors de la discussion du projet de loi de finances pour 2025, la Commission des finances vient d’adopter un amendement qui remet en cause le régime fiscal de l’assurance vie en matière de succession.
« Avec un encours dépassant 1 900 milliards d’euros, l’assurance vie se positionne, après le Livret A, comme le produit de placement le plus diffusé en France. Plus de 42 % des ménages détiennent un contrat d’assurance vie » analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne.
Gros plan sur l’amendement
L’amendement de député des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Paul Mattei membre du groupe Les Démocrates prévoit « d’aligner la fiscalité de la transmission des contrats d’assurance vie après abattement, sur le modèle des droits de succession en ligne directe ».
Le régime fiscal actuel
° Pour le capital décès issu des primes versées avant 70 ans, un abattement de 152 500 euros s’applique à chacun des bénéficiaires désignés du contrat. En-dessous de ce montant, aucun droit n’est à acquitter. Au-delà de ce montant, les successions sont taxées à 20 % dans la limite d’un plafond fixé à 700 000 euros. Au-delà, elles sont taxées à 31,25 %.
° « Pour le capital décès issu des primes versées après 70 ans, un abattement limité à 30 500 euros est partagé entre tous les bénéficiaires. Et ce, avant de laisser la place aux droits de succession, dont le barème varie selon le degré de parenté entre le défunt et le bénéficiaire » poursuit Philippe Crevel.

Si le Sénat vote aussi cet abattement
« L’amendement adopté prévoit d’appliquer, pour les versements effectués avant les 70 ans du défunt, les même taux au titre des droits de succession que ceux en vigueur pour les successions en ligne directe. Le barème est plus progressif que celui actuellement en vigueur pour l’assurance vie. Après application de l’abattement de 152 500 euros, l’éventuel solde serait taxé à 20 % jusqu’à 552 324 euros, puis à 30 % jusqu’à 902 838 euros, à 40 % jusqu’à 1 805 677 euros et à 45 % au-delà de ce montant » commente Philippe Crevel.
Décodons : si l’amendement est voté en l’état, un abattement de 152 500 € continuerait de s’appliquer pour chaque bénéficiaire du contrat d’assurance-vie pour les primes versées avant 70 ans et après le 13 octobre 1998. Mais la fiscalité en cas de décès, la fiscalité des gros contrats serait donc alourdie.
Une nouvelle tentative du Modem, préparée cette fois-ci en toute complicité avec LFI, vise à déstabiliser une fois de plus le statut de l’assurance vie.
« Rapporter l’assurance vie aux héritages serait une grave faute. Leurs auteurs avaient déjà conçu, sans espoir, un funeste rapport sur la fiscalité des patrimoines, le rapport Mattéi/Sansu, où l’héritage était mis en accusation » estime Gérard Bekerman, Président de l’Afer, qui se mobilise pour protéger les intérêts non seulement de ses 750 000 adhérents, mais aussi de tous les épargnants Français.
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