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APPART CITY : ENCORE DES DETTES

CET EXPLOITANT EST ACCULE A NANTIR SON FONDS DE COMMERCE POUR GARANTIR UN EMPRUNT.

 

Opérée en mai 2017, l’augmentation de capital portant sur une injonction d’argent frais de 440.000 euros devait tirer d’affaire Appart City et les investisseurs d’une centaine de résidence de tourisme gérée par ce groupe. La réalité est tout autre. En effet le 12 avril 2018, le nantissement du fonds de commerce d’Appart City a été inscrit au greffe du tribunal de commerce de Montpellier pour un montant de 90.000.000 euros. Et ce, au profit de la Deutsche Bank basée à Luxembourg.

Je vous signale que généralement un crédit est garanti par une sureté réelle comme par exemple un immeuble, voire des marchandises. Dans le cas de cet exploitant, les murs des résidences appartiennent aux investisseurs. Pour rassurer les banquiers, en l’occurrence luxembourgeois, sa seule issue était de donner en garantie de sa dette son fonds de commerce. A la différence de l’immobilier, celui-ci constitue un « bien meuble incorporel » dont la valeur peut se dégrader rapidement.  Difficile de connaître avec exactitude la situation comptable de ce groupe basé à Montpellier,  ses bilans 2016 et 2017 n’étant pas disponibles en ligne. « Wait and see » diront les plus philosophes.

Cela étant les inquiétudes tournent autour de deux grands sujets.

D’une part « la poursuite de retards, voire d’impayés de loyers auprès des centaines de propriétaires .Aussi de  nombreuses résidences toujours en contentieux avec le groupe (assignations en référé en cours, procédure en résiliation, etc… » selon un proche du dossier.

SERIE NOIRE

D’autre part, l’absence de sécurité régnant dans les  résidences confiées récemment en location gérance où se sont déroulés des faits divers : braquage, poignardages, enlèvement. Voici les liens de ces 5 drames de ces faits repris par la presse.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/yvelines-braquage-a-l-hotel-appart-city-a-louveciennes-31-12-2016-6511383.php

http://www.leparisien.fr/velizy-villacoublay-78140/le-client-descend-a-la-reception-un-couteau-plante-dans-le-cou-05-11-2016-6293223.php

Les Ulis : un jeune homme poignardé par un autre dans un hôtel …

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/lille-corps-decouvert-au-pied-hotel-appart-city-1410781.html

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/saint-maurice-une-jeune-femme-enlevee-pres-d-un-hotel-29-01-2018-7529877.php

 

La série noire d’AC touche les clients comme les investisseurs, certes dans des circonstances moins dramatiques.

EN BAS DE CE BILLET REAGISSEZ ICI 


6 commentaires on “APPART CITY : ENCORE DES DETTES”

  1. lesieur dit :

    Merci de ne pas confondre dette et nantissement. D’autre part, un nantissement ne se fait pas sur des biens immobiliers mais sur des biens mobiliers et donc sur un fond de commerce. De plus, si une banque comme la Deutsche Bank accepte un nantissement d’Appart city, c’est une marque de confiance, envers la société. En effet, libre choix de cette banque de refuser cette garantie proposée par AC. Si la banque a accepté, ce n’est pas pour prendre un risque !

    • mdenoune dit :

      Oui vous avez raison, le nantissement peut porter sur un fonds de commerce, bien immatériel.
      Lorsqu’il détient de l’immobilier, le débiteur accepte que le créancier prenne une hypothèque ou un privilège de prêteur de deniers, sur son immeuble.
      Cela étant, inutile de nantir son fonds de commerce pour placer des liquidités. Cette garantie est bel et bien donnée en contrepartie d’un financement accordé par une banque.

  2. Pierre PONT dit :

    Pas tout à fait d’accord. Les Banques n’avaient pas d’autre choix que le nantissement du fonds de commerce. C’est la seule possibilité de récupérer les sommes du prêt.
    Désolé

  3. GENIAL dit :

    Tiens, c’est étonnant qu’APPARTCITY ne communique pas sur cette dette: prêt in fine arrivé à échéance? La société est assise sur un tas de dettes….une bombe à retardement.
    Les comptes? seuls ceux de 2015 ont été donnés…..et ceux de 2016 le seront sur 9 mois en occultant les 3 plus mauvais mois de l’année (octobre à décembre): encore un moyen flatteur de présenter ses comptes.

  4. Pigeon92 dit :

    Il y a donc une dette de 90 000 000 € qui s’ajoute aux autres dettes et en particulier à celles dues aux propriétaires qui ont des loyers en retard et qui restent nombreux, et à peut-être d’autres dettes encore…
    la Deutsche Bank est-elle certaine que le fonds de commerce de Appart City a bien la valeur de leur nantissement?
    Cela devient très inquiétant….

  5. bernardgronon dit :

    Dans les comptes de résidences remis aux propriétaires, les exercices 2016 et 2017 se mélangent de façon incompréhensible. Aussi les bailleurs sont incapables de retrouver les loyers payés par AC. De plus rien n’est vérifiable. Aussi on peut se demander pourquoi une dette supplémentaire de 90 millions d’euros? d’autant qu’AC avait affirmé que les baisses accordées permettait à la Société de se redresser…

    Encore des mensonges ? Que cache cet emprunt de 90 millions : un remboursement des primes d’émission aux actionnaires (18,5 millions) avant une reprise du fond de commerce via la banque pour éviter les inconvénients de la cession ou d’une liquidation…
    Si 90 millions sont encore nécessaires, il ne faut pas oublier que les actionnaires qui se sont octroyés 14% ou 10% d’intérêts, tandis que les bailleurs et fournisseurs n’ont toujours que 3,4 millions de garantie en capital inscrit au Greffe du Tribunal.

    Un constat s’impose: la baisse des loyers n’a pas suffi à AC pour remonter son déficit et les 22 millions nécessaires à AC au départ se sont transformés en 132 millions ! Cette différence nous interroge à nouveau sur la qualité de la gestion d’AC et ces prochaines revendications.

    Si AC ne peut pas payer cet emprunt, le fond de commerce et les baux seront cédés à autrui sans que les bailleurs puissent intervenir. La rédaction du nouveau bail et ses articles sur la cession seront sans valeur.

    Dans le même temps, la mauvaise presse due à la location en logements sociaux, la multitude de logements mis en vente et la concurrence toujours plus importante font baisser la rentabilité et la valeur des logements.
    Le bailleur est jusqu’au bout, « le dindon de la farce ».